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Céréaliculture à Oum El Bouaghi

Le spectre d’une année blanche inquiète les agriculteurs

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le 16.05.17 | 12h00 Réagissez

 
	Le manque d’irrigation influe sur le rendement
Le manque d’irrigation influe sur le rendement

Les faibles précipitations enregistrées pendant la période d’épiaison risquent de se traduire par une faible récolte.

Revoilà une année blanche qui se profile à l’horizon, faisant croître l’inquiétude des cultivateurs de la wilaya d’Oum El Bouaghi. Un fellah de la région, que nous avons interrogé, craint bien que la prochaine campagne des semailles soit comme celle d’avant, sans rendement notable. Ammar, puisque c’est de lui qu’il s’agit, nous renseigne sur ce que la sécheresse a causé comme dégâts aux champs de blé.

«Presque toute la wilaya, à l’exception de quelques terres irriguées, souffre de la sécheresse qui a sévi pendant la période d’épiaison», nous fait-il savoir. La wilaya d’Oum El Bouaghi, qui dispose de 361 688 ha de superficie agricole utile (SAU) fait face depuis quelques années à une baisse drastique des rendements céréaliers.

A titre d’exemple, durant la saison passée, les rendements n’ont pas dépassé les 5 q à l’hectare. Il n’en demeure pas moins que quelques lopins de terre situés aux abords de sources d’eau ou des oueds continuent à produire des céréales en quantité suffisante. Le cas concerne la région de Ksar Sbihi, avec une superficie irriguée de 2242 ha, en attendant d’autres périmètres à irriguer dans les communes de Ouled Hamla, Boughrara Saoudi et Harmelia, situées à l’ouest de la wilaya.

Comme chaque année, ce sont au moins 180 000 ha qui ont été emblavés en blé dur, blé tendre et orge. Ceci étant, il est bon de rappeler que la Région est de la wilaya, qui compte les communes de Meskiana, Rehia , Blala, Behir Chergui, Dhalâa et Djazia, sont celles qui souffrent le plus de la sécheresse. Cette partie de la wilaya a perdu sa vocation pour la troquer contre celle de pastorale, et ce, en raison de ses rendements par trop satisfaisants.

Pour d’aucuns, si les rendements sont faibles, c’est à cause des méthodes archaïques toujours en usage chez certains cultivateurs, qui ne veulent pas adopter les techniques modernes, celles-là mêmes qui font booster les rendements. «Les fellahs comptent généralement sur la pluviométrie. Sans les pluies, ils ne peuvent recourir aux méthodes d’irrigation, comme cela se fait partout dans le monde. Reconnaissons toutefois que pour opter pour cette technique, il faut recruter des travailleurs», nous informe un ancien technicien agronome.
 

Baâziz Lazhar
 
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