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Secteur de l’agriculture à Souk Ahras

La filière de la cerise dans l’incertitude

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le 17.05.18 | 12h00 Réagissez

Les groupes d’intérêt présents en force dans le secteur de l’agriculture à Souk Ahras ont plus d’un tour dans leur besace pour dérouter le plus avisé des responsables et les moins crédules parmi les observateurs.

Le fiasco avéré dans la filière des cerises n’a pas encore révélé tous ses secrets et la campagne menée l’année 2016 par ses promoteurs est aujourd’hui assimilée à une véritable arnaque, malgré la bonne volonté de quelques gestionnaires.

Deux années après, les 100 000 cerisiers promis sont restés au stade de vœu pieux et les quelques centaines d’arbres plantés réellement dans cette commune n’ont pu survivre, hormis chez quelques agriculteurs authentiques. Problème d’eau, sol inadapté à une telle culture et démission de certains prétendants agriculteurs venus tirer profit des bienfaits d’une campagne où l’on promettait monts et merveilles et surtout subsides dans le cadre des aides accordées aux investisseurs dans le secteur. «Des personnes qui désirent travailler la terre sont là, tout comme des flibustiers qui se recyclent au gré des avantages qu’offrent les différentes formules d’investissement agricole, dont celle adoptée par le biais de l’Angem. Nous avons à Ouled Driss et dans cette filière plus particulièrement une précipitation provoquée à bon escient par les uns et les autres.

Ceux qui souhaitent multiplier le nombre des investisseurs fictifs pour des buts mercantiles et électoralistes, d’un côté, et les recycleurs de la manne de l’Etat, de l’autre», a déclaré à El Watan un cadre du secteur très au fait de ce dossier. La même source a affirmé que les cerisiers d’Ouled Driss, qui sont d’une qualité exceptionnelle et dont la réputation a dépassé les limites de la frontière de l’Algérie, ne méritent pas une atteinte à ce label pour lequel des dizaines d’agriculteurs ont investi argent et sueur.

Mohamed Nouiri, ancien cadre industriel reconverti en agriculteur, a été cité en exemple. Avec seulement 50 arbres, l’homme produit en quantité importante sans attendre l’aide de l’Etat et c’est tout à l’honneur du secteur de l’agriculture dans cette wilaya. On y a constaté l’implantation de réserves d’eau, des sentiers et des dizaines d’oliviers, de poiriers, de pommiers… Dans ce mélange d’échec, d’arnaque, d’incertitude et de discours fallacieux, des voix s’élèvent déjà pour perpétuer l’erreur dans la commune de Ouillen. Histoire de persistance dans l’erreur, sans plus.                        
 

Abderrahmane Djafri
 
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