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Convoité par la mafia du foncier à bordj bou arréridj

L’association des cheminots retraités défend le boulodrome

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le 17.07.17 | 12h00 Réagissez

De mémoire de petits que nous étions à l’aube de l’indépendance, le boulodrome Amar Debbi, appelé communément «La boule noire bordjienne», situé au centre-ville de Bordj, à proximité de l’ancienne gare SNTF et construit en 1938 sur une superficie de 1290 m2, était inaccessible aux enfants, sauf ceux accompagnés par leurs parents.

La mesure était prise juste pour maintenir les jeunes loin du danger et intact ce lieu de rencontres entre vieux. Pendant longtemps, cet espace était en proie aux herbes sèches qui le rongeaient et un refuge pour les délinquants pendant la nuit. Pour réhabiliter et surtout assurer la continuité de cet espace de détente, un contrat a été signé en 2004 puis renouvelé en 2012 par des retraités de la SNTF et la section syndicale des chemins de fer, ouvrant droit à un cheminot, Drici Rachid, de gérer ce patrimoine de la SNTF, conformément au règlement intérieur qui stipule, entre autres articles, qu’en aucun cas, le boulodrome ne doit être dévié de sa vocation et en aucun cas il ne doit faire l’objet d’un projet à caractère commercial.

«Or, l’endroit a, depuis longtemps, attisé la convoitise et fait saliver certains cupides qui se frottaient les mains en voulant y implanter deux immeubles commerciaux. Un projet auquel nous nous sommes farouchement opposés. Pas question de voir ce lieu de mémoire rongé par le béton.

Moi-même, je suis cheminot et fils de cheminot, qui fréquentait le lieu, voilà pourquoi nous le défendons mordicus quitte à le faire tourner avec les moyens du bord, puisque nous ne percevons le moindre sou de subvention de quelque partie que ce soit», nous dit le responsable des lieux, mais aussi gérant d’une petite SPA, société de protection d’animaux, qui veille aux petits soins d’une vingtaine de chats et de chatons abandonnés.

Contre vents et marées, l’endroit demeure toujours un refuge pour les personnes âgées pour s’adonner à la pétanque ou à autres jeux. Le café est la seule commodité gérée par notre interlocuteur qui a dû «casser la tirelire» pour permettre aux habitués de s’attabler autour d’un café. Un peu plus loin, une cabane abandonnée, alors qu’elle aurait pu servir à quelque chose. «Autrefois, cette cabane était une buvette où convergeaient les cheminots pour s’attabler autour d’une boisson fraîche après une dure journée de travail, avant d’entamer une partie de pétanque.

Aujourd’hui, la buvette, ou ce qu’il en reste, n’est qu’un abri pour les araignées et un débarras de bric et de broc. C’est malheureux, mais c’est ainsi. Même les sanitaires étaient fermés pendant longtemps, ce sont les membres de l’association Boule noire bordjienne et d’autres habitués des lieux qui ont mis la main à la poche pour les restaurer», se désole-t-on.

M. Allouache
 
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