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El Kala

Il donne un peu de son foie pour sauver un bébé

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le 08.05.18 | 12h00 Réagissez

Le jeune Boussaha Abdelhak, 22 ans, un enfant de la cité FLN d’El Kala, a été fêté en héros samedi après-midi lors d’une collation publique offerte par l’Association des amis d’El Kala.

Abdelhak vient de rentrer de Belgique où, le 14 mars dernier, dans une clinique universitaire de l’hôpital Saint Luc de Bruxelles, on lui a retiré 20% de son foie pour l’implanter à Djaleleddine Boussaha, un enfant de deux ans, fils d’un cousin, atteint d’une cirrhose au foie qui pouvait lui être fatale.

L’intervention sur Abelhak pour lui prendre un peu de son foie a duré près de 8 heures, de 7h30 à 15h30, et à proximité, simultanément, celle du petit Djalel de 7h30 à 20h30, soit 13 heures en tout. Un franc succès. Abdelhak et Djalel seront ensuite placés en soins intensifs. Une nuit pour Abdelhak, mais quinze jours pour le petit Djalel. Abdelhak a pu rentrer le 27 avril, après une hospitalisation de 7 jours et des contrôles et analyses hebdomadaires.

Dorénavant, ils se feront à El Kala et envoyés aux chirurgiens belges. Abdelhak se porte très bien, mais il ne pourra plus reprendre son métier de marin-pêcheur avant longtemps. Il ne doit pas faire d’efforts.

Lors de la réception et après le visionnage d’une vidéo qui présente le donneur et le receveur de la greffe, le père de Djalel, Boussaha Chawki, militaire à la retraite, a appelé de Bruxelles où il se trouve toujours aux côtés de son fils. Dans la communication que le nombreux public présent a pu suivre, il a remercié les gens venus rendre hommage au sauveur de son fils, les autorités locales et l’association des Amis d’El Kala pour l’aide apportée pour opération qui a coûté près de 40 millions de dinars entièrement pris en charge par la Caisse des retraités de l’ANP.

Lorsqu’il a entendu dire que l’un de ses cousins cherchait pour son bébé un donneur avec un rhésus A+, il n’a pas hésité un instant sans savoir même pas pourquoi nous a-t-on dit. Après une série d’analyses à Alger qui seront envoyées en Belgique, Abdelhak est retenu sur les trois personnes qui se sont également portées volontaires parce que, étant le plus jeune, il présentait la meilleure compatibilité avec le receveur.
Le docteur Memmadi Abdelhamid, qui a eu à traiter le petit Djalal avant sa prise en charge par l’hôpital de Aïn Naâdja, a indiqué que sans cette greffe, l’enfant était condamné à une mort certaine.

Samedi, Abdelhak a été fêté en héros par une salle, surtout ses nombreux amis, profondément émus par le visionnage de la vidéo. Le maire de la ville, Boussaha Redjam, un autre de ses nombreux cousins, s’est dit très honoré par le geste de ce jeune d’une honorable et modeste famille d’El Kala. Le président de l’association des Amis d’El Kala, Hocine Berrebib, a, pour sa part, tenu à mettre l’accent sur le fait que les jeunes, contrairement à ce qu’on pourrait croire, sont nombreux à perpétuer les valeurs de solidarité et de générosité. C’est là un édifiant exemple aux portes du mois sacré de Ramadhan.

Slim Sadki
 
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