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Les sages-femmes en conclave à Guelma

En sous-nombre, les «donneuses de vie» appelées à faire plus d’efforts

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le 17.05.17 | 12h00 Réagissez

 
	Elles étaient toutes présentes pour célébrer leur journée
Elles étaient toutes présentes pour célébrer...

C’est avec un léger décalage que les sages-femmes des secteurs public et privé de la wilaya de Guelma ont célébré, lundi, leur Journée mondiale.

Un hommage au plus beau des métiers du monde leur a été rendu par l’Association algérienne pour la planification familiale, comité de wilaya. «C’est une occasion pour nous d’inciter davantage les sages-femmes de la wilaya de Guelma à persévérer dans leur travail de sensibilisation auprès des futures mères. Il faut dire aussi que nous sommes seulement trois dans le secteur privé et quelque 177 dans le secteur public. C’est peu, mais nous faisons de notre mieux sur le terrain», nous déclare, en marge de cette journée, la présidente du comité local de Guelma, Mme Benredjem Radila.

Et d’ajouter : «Depuis le début de l’année 2017 jusqu’à 2020, nous avons 10 objectifs à concrétiser, avec l’IPPF (International Planned Parenthood Federation), qui est un réseau mondial de 151 associations dont nous faisons partie. Il s’agit, entre autres, d’assurer la santé sexuelle et reproductive comme objectif de développement. Combler le fossé entre ceux qui peuvent et ne peuvent pas avoir accès à la santé. Eliminer la discrimination contre les femmes et les filles. Reconnaître la santé et les droits sexuels et reproductifs en tant que droit de l’homme et  réduire de 75% la mortalité maternelle». Et de conclure : «Pour ce faire, nous disposons d’un comité de jeunes et de nos membres pour le faire !»

Partenaire incontournable, le gynécologue encadre et oriente la sage-femme : «Après 32 années de service dans les secteurs public et privé, j’affirme que la sage-femme a un rôle extrêmement important dans l’éducation, le suivi et le planning familial», déclare à El Watan Ouartsi M. Fakhr El Islam, gynécologue à Guelma, et de poursuivre : «Cependant, ce rôle n’est pas toujours mis en valeur par la société. Leur nombre dans le secteur privé à Guelma est dérisoire, soit trois sages-femmes en activité pour toute une wilaya. Dans le secteur public, si mes connaissances sont exactes, le taux est de deux sages-femmes pour 30 accouchements, c’est peu, très peu ! Cette situation, qui prévaut dans notre wilaya, influe négativement, non seulement sur l’état de santé de la sage-femme elle-même, mais aussi sur la qualité de la prise en charge des parturientes et des nouveau-nés. Et je ne m’étalerai pas sur ce point précis !»

De son côté, le directeur de la santé et de la population de la wilaya (DSP) ne manqua pas d’apporter quelques éclaircissements par rapport à la situation actuelle de son secteur face aux professionnels. «Il n’y a pas si longtemps, la wilaya figurait sur la liste noire en matière d’évacuation des parturientes vers les CHU de Annaba ou de Constantine. Aujourd’hui, nous n’avons que quelque 200 évacuations pour 11000 accouchements durant l’année 2016». Quant à l’ouverture tant attendue du complexe hospitalier Mère-enfant, «il sera très bientôt opérationnel», nous déclare notre interlocuteur. Et de conclure : «Madame le wali suit personnellement ce dossier de près.

L’édifice est fini, nous avons acquis le matériel. Il est équipé à 70%. Les personnels paramédicaux et médicaux sont disponibles pour les transferts, mais reste d’autres personnels à recruter, tels le gardiennage et autres». Ainsi, nous l’aurons compris, bien que le DSP ne l’ait pas avoué clairement, la réalisation du complexe Mère-enfant accuse des retards certains, il a été programmé en 2006 et son inscription effective est datée du 14 septembre 2009. Et pour bien asseoir les retards, les travaux ont débuté officiellement en janvier 2010. Quoi qu’il en soit, en attendant la livraison effective de cet établissement, qui va probablement alléger et rendre moins contraignant le travail des sages-femmes, ces dernières sont appelées à faire plus d’efforts, en attendant des jours meilleurs, du moins pour celles du chef-lieu de wilaya.

Karim Dadci
 
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