Régions Centre Tipaza
 

Ahmeur-El-Ain : Le silo qui ne voit pas le jour

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 04.01.17 | 13h53 Réagissez

Le  projet  relatif  à la réalisation  d’un silo en  béton destiné au stockage des  céréales  d’une capacité de 50000  (cinquante milles) tonnes  avait  été  annoncé en grande pompe vers la fin de 2009.

 

Le  21 janvier  2010  la wilaya de Tipasa cède  un  terrain d’une superficie de  03 ha  au niveau de la commune de Ahmeur-El-Ain  au profit de l’OAIC, afin d’ériger ce projet  stratégique à proximité d’une ligne de chemin de fer. Naturellement, les procédures  prennent  du temps.

L’ordre de service avait donc  été  établi  le 21 janvier  2014, avec l’engagement d’achever les  travaux au bout de 30 mois. Un  groupement  d’entreprises  chinoises  avait été sélectionné pour ce projet. En fin de compte, les travaux  avaient  débuté  au mois de juin 2015.  Le manque de respect  des  délais et les lenteurs  bureaucratiques  font  partie des coutumes algériennes, notamment en  ce  qui concerne  les équipements  publics. Une enveloppe  financière  d’un montant de 2.440.388.439,95 DA  avait été allouée par les pouvoirs publics  pour la construction  de  ce silo en  béton qui devait permettre la création  de 70  emplois  permanents  dès  sa mise en service.

Le projet  stratégique est empêtré en ce début  de  l’année 2017  dans les difficultés qui  l’empêchent  de voire  le  jour. En effet, les autorisations  de  forage sur le site remises  à l’entreprise chinoise  réalisatrice du projet  n’avaient pas  permis de  résoudre  le  problème de la disponibilité de l’eau, vitale pour la base vie et  les travaux.  Il  aura  fallu la construction d’un réseau  d’une  longueur de  2500 m afin de pouvoir répondre immédiatement  aux  besoins  en eau de la base vie (40 m3/jour) et  au début  des travaux du  chantier (160 m3/jour). Bien que ce projet  soit éminemment stratégique, il  ne reçoit qu’un volume de  03 m3/jour, tandis que le chantier est  alimenté par une insignifiante quantité de 02 m3/jour.  

L’entreprise  chinoise  avait  saisi Seaal  pour une alimentation en eau potable d’un volume  de  40/m3 pour sa base vie uniquement. Des  citoyens  d’un douar proche  de la base vie  avaient  empêché le  picage  pour permettre l’AEP. Le chantier inhérent à la construction  de l’eau  fait face à l’indisponibilité de l’eau. Les  décideurs  avaient  omis de tenir compte de ce paramètre  dans l’étude du dossier.  L’entreprise  chinoise  va  sans aucun  doute justifier son retard  à cause  de l’indisponibilité  de l’eau, afin de ne pas payer les pénalités.

Depuis la cession du terrain en 2010, nous  sommes en 2017,  le silo  n’est pas réalisé. Pourtant, il figure  dans la politique de la sécurité alimentaire initiée par le Gouvernement de Sellal. Mais à qui profite  le retard ? Qui doit assumer les errements  qui  sont à l’origine du non respect du délai,  pour un pays qui subit la crise ?

                                                                                                                             

M’Hamed H
 
 
Votre réaction
 
El watan a décidé de suspendre provisoirement l’espace réservé aux réactions des lecteurs, en raison de la multiplication de commentaires extrémistes, racistes et insultants.
 
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

El Watan Etudiant

Indépendance Algérie

 

Vidéo

Constantine : Hommage à Amira Merabet

Constantine : Hommage à Amira Merabet
Chroniques
Point zéro Repères éco

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie