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Lycée Ahmed Lamarchi (El Affroun)

Une rixe et un traumatisme

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le 26.02.17 | 12h00 Réagissez

La tension était encore perceptible, jeudi dernier, aux abords et à l’intérieur du lycée Chahid Ahmed Lamarchi à El Affroun, au lendemain de l’agression à l’arme blanche dont a été victime un jeune lycéen en deuxième année, à l’intérieur même de la classe où il suivait son cours d’anglais.

Le proviseur, rencontré sur place, a essayé de minimiser les faits en évoquant une rixe, banale selon ses dires, entre deux lycéens. «Les protagonistes en sont venus aux mains après un malentendu suivi d’insultes», explique le premier responsable de l’établissement. L’ambiance et la peur constatées sur place chez les lycéens, sursautant au moindre bruit, marchant et jetant un regard méfiant derrière eux laisse penser que l’événement a traumatisé plus d’un. Selon un enseignant qui a requis l’anonymat, tout a commencé la veille, le mardi 21 février, au cours de la récréation de 10 heures.

Une bouteille en plastique, pleine d’eau est lancée sur un groupe de lycéens. Le responsable du jet est vite désigné. Un jeune lycéen, en deuxième année, est vite pointé du doigt, et s’ensuit une bagarre vite maîtrisée avec un autre lycéen, en classe de terminale, qui avait reçu la bouteille. Les faits ne vont pas s’arrêter là et il est promis au lycéen de payer pour son geste. Le lendemain, vers dix heures trente, selon des lycéens, un groupe de cinq ou six lycéens s’est présenté devant la porte de la classe du lycéen incriminé et a demandé à son enseignante de le faire sortir. Sentant que son élève encourait un danger, elle refuse d’obtempérer à leur demande. Face à l’intransigeance de l’enseignante, le groupe pénètre de force dans classe, selon certains témoignages, sous l’œil troublé des surveillants et des employés sidérés, pour se ruer sur le jeune lycéen et lui porter plusieurs coups avant de le blesser à l’aide d’un objet contondant, au niveau du cou. L’arrivée de la police a permis de maîtriser rapidement la situation et d’arrêter les agresseurs, dont quelques-uns avait déjà fui les lieux. Selon certains lycéens, il y avait des étrangers au lycée parmi les assaillants, ils se sont introduits par le mur perméable de la clôture. «Les lycéens sont en perpétuel danger, puisque n’importe qui peut s’introduire à travers le mur de clôture», avoue une jeune fille en classe de terminale.

Quant à l’Académie de Blida, elle a vite installé une commission et désigné un inspecteur pour faire toute la lumière sur cette affaire et identifier les carences de cet établissement, surtout en matière de discipline et de conduites contraires au règlement intérieur d’un établissement scolaire. Aux dernières nouvelles, la victime aurait retiré sa plainte et s’est réconcilié avec son agresseur, mais le problème de l’insécurité dans cette établissement reste posé. Les lycéens nous ont avoué qu’ils ont peur et n’osent plus traîner à l’intérieur et aux alentours du lycée.

Abdelkader Lazereg
 
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