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Boufarik : Le café littéraire ferme ses portes

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le 14.03.18 | 12h00 Réagissez

Beaucoup de questions ont été posées par ceux qui ont pris l’habitude de venir passer un moment de culture, de savoir, de communication et d’échange d’idées une fois par mois dans une salle où se côtoyait une diversité de niveau intellectuel dans un cadre agréable.

Le Café littéraire  et l’Espace de lecture, géré par un groupe de bénévoles sous la houlette d’un amoureux du livre a tout simplement fermé ses portes. Son fondateur a tout fait pour perpétuer cet espace afin d’animer culturellement Boufarik, jadis une ville où tout un chacun respirait l’art et la culture dans toutes ses formes, en vain.

En un temps record, juste trois mois de temps, le désormais ex-café littéraire est né dans une salle octroyée par un bénévole, l’événement culturel se déroulait autour d’un thé en présence de personnes de tous âges et catégories intellectuelles confondus. Ce «bon coin» a vu défiler des hommes de lettres algériens. L’assistance n’avait pas l’air de s’agrandir…

Ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant ? C’est le docteur Amine Zaoui qui a ouvert la première rencontre du café littéraire avec une communication sur «le rôle et la place de l’intellectuel en Algérie», puis vint l’écrivain Abderrahmane Djelfaoui  qui a présenté au public boufarikois Anna Gréki une personne forte, une militante de la cause algérienne.

Ces rencontres littéraires ont été appréciées par les Boufarikois, ces derniers demandaient à chaque fois la prochaine date de cette «série» de café littéraire… Le dernier à avoir passé, c’était le doyen de la littérature algérienne,  Kaddour M’hamsadji accompagné de sa femme et de l’écrivaine Djouher Aftiss. Il a été invité pour parler à l’assistance de son dernier ouvrage...

Et depuis point de rencontre, le café littéraire a baissé rideau pour faute de moyens financiers. «C’est désolant de voir qu’au bout de trois mois et au moment où le public boufarikois commençait à s’habituer à ces rencontres conviviales, la décision de fermer la boutique de 12 m² est tristement tombée, privant ainsi les amoureux du livre de leur passion.

Mais il faut dire que les lieux, composés aussi d’une petite bibliothèque, constituaient une charge impossible à honorer par l’initiateur de ce café», regrette un des bénévoles de l’espace culturel. Et d’ajouter : «Tous les responsable sont au courant de ce cas, mais personne n’a osé s’enquérir ou proposer une solution pour remédier à çà, car malheureusement on ne peut payer un loyer de 30 000 da /mois pour une année.»

Le citoyen boufarikois attend toujours un signe positif de la part de la nouvelle instance communale, afin de procurer un espace pour cette activité, qui au fil du temps redonnera à Boufarik sa vocation de ville d’intellectuels ! 

T. Bouhamidi
 
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