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Blida-Chréa : Le téléphérique pour affronter l’acrophobie !

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le 14.03.17 | 12h00 Réagissez

Pour affronter et vaincre la peur bleue des hauteurs, qui paralyse l’acrophobe, rien ne vaut un déplacement par téléphérique !

L’acrophobie, appelée communément la peur du vide ou des hauteurs, est un état d’anxiété extrême dans une situation phobogène (il s’agit, ici, d’un endroit élevé). Mohammed a peur de l’avion et du téléphérique. Une peur bête et méchante, sans fondement. Il se dit, parfois, lucide : «Le téléphérique Blida-Chréa est l’un des trois plus longs au monde (7145m), qui comprend 138 cabines de 6 personnes chacune, transporte de Blida à Chréa 900 passagers par heure (capacité).

Pourquoi faut-il que ce soit justement la cabine dans laquelle je suis qui tombera ?» Mais sa crainte, comme pour toutes les phobies, fait fi de la logique. Et comme tous ceux qui souffrent d’une phobie, Mohammed n’avoue pas facilement son malaise des hauteurs. Il accepte. Il décide de prendre le taureau par les cornes et d’affronter son appréhension. «Au téléphérique, et pour ma première expérience, je me suis fait accompagner pour mieux affronter la peur. Le convoi s’ébranle, mon cœur se détache de ma poitrine.

Je me retiens désespérément aux accoudoirs : geste insensé et inutile qu’ont tous ceux qui redoutent les hauteurs. Je respire difficilement et évite de bouger… de peur de faire basculer la cabine. Je ferme les yeux, adoptant la politique de l’autruche. Mais en fermant mes paupières, je ne suis pas arrivé à chasser de mon cœur, de mon esprit, de mes tripes, cette anxiété qui me tétanise», raconte-t-il. Et d’ajouter : «Pendant ce temps-là, mon compagnon prend des photos, se lève, se déplace, se rassoit, des gestes anodins…»

Le calvaire dure moins de trente interminables minutes. Rien qu’une petite demi-heure, durant laquelle «je suis mort cent fois, et cent fois, j’ai ressuscité». La cabine rentre dans la station d’arrivée. Il se sent délivré. Enfin, sur la terre ferme ! Il faillit embrasser le sol. Sacré téléphérique ! Plus de peur que de mal ! C’est sa peur à lui qui a fait (à ses yeux) de cette «géniale invention», un effroyable obstacle. Son anxiété s’envola d’un coup. Il n’était plus cet «homme» qui suffoquait, il y a quelques minutes.

Il se moqua, intérieurement, de sa phobie et la trouva débile. Tout rentra dans l’ordre. Il «se reconnut». «Je sors vainqueur de cette expérience, dit-il, euphorique, à son compagnon, j’ai surmonté mon anxiété et j’ai survolé, pendant presque une trentaine de minutes (un exploit !), l’un des endroits les plus beaux au monde qui méritent tous les ‘‘sacrifices’’» ! Il ajoute : «Finalement, je conseille le téléphérique à tous les acrophobes, c’est la meilleure des thérapies. Les psys devraient le prescrire à leurs malades !»

Mohammed Rahmani
 
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