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Scolarité dans le privé : Des écoles privées gênent les citoyens

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le 16.02.17 | 10h00 Réagissez

 
	Les écoles privées, du primaire jusqu’à l’université, fleurissent
Les écoles privées, du primaire jusqu’à...

Les écoles privées qui ouvrent aujourd’hui sont, pour la plupart, situées à l’intérieur de cités, ce qui constitue pour les résidants de ces lotissements une véritable gêne.

Pour les parents, une réussite scolaire est un gain d’avenir radieux, avec à la clé un poste important, une bonne rémunération et une place respectable dans la société. Pour une certaine catégorie de parents, la réussite doit passer par le secteur de l’éducation privée, en inscrivant les enfants dans un établissement au nom magnifiquement choisi, mais parfois aux pratiques négligées, surtout quand le facteur monétaire rentre en jeu.

Les écoles privées, du primaire jusqu’à l’université, fleurissent. Les propriétaires n’hésitent pas à aménager des bâtisses en écoles à grande capacité. Pour les parents, l’image qu’on leur montre est celle d’une réussite garantie et d’une scolarité sérieuse, même si toutefois le sérieux incombe plutôt à l’écolier qu’à l’établissement en question.

Les écoles privées qui ouvrent aujourd’hui sont pour la plupart situées à l’intérieur de cités, elles aussi privées, à l’intérieur de la coopérative, ce qui constitue pour les résidants de ces lotissements une véritable gêne. A Tixeraïne, une école privée, localisée au cœur d’une paisible coopérative, a chamboulé la vie des habitants depuis presque 5 ans. Les véhicules des parents, stationnés aléatoirement, rendent la circulation calamiteuse pour les nombreux riverains qui essayent désespérément de rejoindre leur habitation.

De l’autre côté, au niveau de la cité 104 Logements, toujours à Tixeraïne, les habitants appréhendent l’ouverture d’un nouveau primaire privé, qui vient, quant à lui, compléter une crèche. Dans les communes de Dély Ibrahim et Chéraga, les écoles privées sont nombreuses. A Aïn Allah, les habitants d’une cité, constituée uniquement de villas, vivent, selon leurs propos, un véritable cauchemar.

Les propriétaires dénoncent la mauvaise gestion de ces écoles et le laxisme des directeurs, qui «pour eux la priorité est l’argent», dit un père de famille. Si les problèmes des écoles sont clairs, nets et précis, on nous parle aussi du comportement de certains étudiants à l’intérieur et à l’extérieur de l’enceinte éducative. A l’heure de la récréation, certains jeunes, surtout les lycéens, essayent de fumer en cachette, de peur de se faire taper sur les doigts par un surveillant.

Pour ne laisser aucune trace, les mégots sont jetés directement de l’autre côté du mur de clôture. Derrière ce mur, une femme rapporte que chaque jour elle ramasse des dizaines de mégots dans son jardin. «Les jeunes sont insupportables, ils jettent les ordures et les cigarettes directement dans ma propriété», dénonce-t-elle avec un air colérique.

D’autres habitants d’autres communes rapportent que des enfants n’hésitent pas à se battre entre eux à côté des maisons des habitants. «Il n’est pas rare pour moi d’intervenir entre les jeunes, ou même parfois de remettre certains d’entre eux à leur place. C’est légitime de ma part, surtout quand on les entend jurer à haute voie, c’est intolérable pour nous», dit-il. Une seconde personne demande à ce que ces écoles soient sanctionnées pour leur présence dans des cités, car elles ne créent que des désagréments depuis leur mise en service. 
       

Rachid Larbi
 
 
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