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Lotissement Abane Ramdane : Le quartier est victime de son enclave

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le 11.01.17 | 10h00 Réagissez

 
	Une vue générale de Dar El Beida
Une vue générale de Dar El Beida

C’est un quartier tentaculaire qui manque de commodités permettant d’améliorer la qualité de vie de ses habitants.

A Dar El Beïda, le lotissement  Abane Ramdane est complètement enclavé. Cette situation s’est répercutée négativement sur le développement du lotissement et la qualité de vie des habitants qui n’est guère reluisante. Résultat : cette fraction de la commune de Dar El Beïda se retrouve dépourvue d’équipements publics, tels qu’un centre de santé, une annexe de Sonelgaz, un centre culturel, etc.

Dans le domaine de la santé, les habitants sont contraints de se déplacer vers les communes limitrophes, notamment à Hamadi, Rouiba, Reghaia et même à Aïn Taya. «Pour le moindre soin, nous sommes obligés de nous déplacer à Hamadi, sinon à Rouiba», se plaint un habitant du lotissement. «Nous lançons un appel aux pouvoirs publics, afin qu’ils règlent notre problème.

Nous avons besoin au moins d’une salle de soins, où les habitants du lotissement peuvent consulter un médecin généraliste et un dentiste», poursuit-il. Signalons que ce lotissement d’habitations se trouve à cheval entre la commune de Dar El Beïda et celle de Hamadi dans la wilaya de Boumerdès. «Nous dépendons de Dar El Beïda, mais nous sommes beaucoup plus proches de Hamadi. Notre quartier est enclavé et nous manquons de toutes les commodités répondant à nos besoins», affirme-t-il.

Par ailleurs, les habitants déplorent le manque de transport : «Les bus ne rentrent pas dans notre quartier, car c’est un cul-de-sac.» Le tronçon de route qui mène de Hamadi à Abane Ramdane finit son cheminement aux abords des ateliers d’Air Algérie. Les automobilistes ne peuvent pas aller au-delà de cette limite. A Abane Ramdane, il y a une entrée et pas de sortie. Pour effectuer le moindre déplacement, les habitants font appel aux services des taxis clandestins.

En l’absence de moyens de transport, ces derniers imposent aux usagers des tarifs exorbitants. «L’absence de bus nous oblige à prendre des taxis clandestins, qui imposent leurs tarifs. On est obligés de faire appel à eux, car on n’a pas le choix», assure un résidant du quartier.
Les habitants du lotissement vivent au rythme de nuisances sonores provoquées par les incessants passages des avions. «Il est vrai que notre quartier est une impasse.

Ce qui fait qu’il y a moins de circulation routière, mais nous sommes tout le temps dérangés par les incessants décollages et atterrissages des avions. Nous en avons cependant pris l’habitude», dira un natif du quartier. Et d’ajouter : «Le problème du bruit des avions est surmontable. Ce qui ne l’est pas, c’est le manque d’équipements publics. Les autorités locales sont appelées à faire plus d’efforts pour répondre aux attentes de la population.» Les manques enregistrés dans ce lotissement d’habitations concernent tous les aspects de la vie quotidienne de ces habitants. 
 

Saci Kheireddine
 
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