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À l’origine de la laideur urbaine

Les chantiers qui n’en finissent pas

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le 15.05.17 | 12h00 Réagissez

Des quartiers tentaculaires composés de milliers de maisons dont aucune n’est achevée.

L’anarchie qui marque le tissu urbain, particulièrement dans les nouveaux lotissements de la banlieue, dénote du peu d’intérêt qu’accordent les particuliers à l’esthétique. La priorité étant de faire face au problème du logement, les constructions sont devenues au fil du temps de véritables cellules, où il est question uniquement d’«habiter». Il n’est pas exceptionnel de voir des lotissements composés de milliers de maisons, dont aucune n’est achevée.

Nos cités dites «résidentielles» ressemblent beaucoup plus à des ghettos qu’à autre chose, tant elles ne répondent à aucune norme esthétique. En fait, l’espace urbain est perpétuellement en chantier. Pourtant, la loi 08/15 du 20 juillet 2008 fixant les règles de mise en conformité des constructions et de leur achèvement, est on ne peut plus claire. Grâce à cette régularisation, les citoyens qui ont en leur possession des documents les confortant dans leur position de propriétaires, auront accès, entre autres, aux crédits bancaires, ce qui leur donnera la possibilité de finir les travaux de construction.

Aux Eucalyptus, pour ne citer que cette commune à titre d’exemple, les responsables locaux sont confrontés dans la gestion du tissu urbain à une anarchie endémique. Ils ont adopté un arrêté communal en 2010, incitant les propriétaires de maisons et de commerces se trouvant sur l’artère principale de la ville à prendre soin des devantures et façades de leurs bâtisses, et ce, afin de donner à la ville un aspect attrayant.

«Cette décision a été prise pour contrer le geste anarchique de certains propriétaires de bâtisses qui se trouvent sur le boulevard principal de la ville, et ce, afin de redonner à cette artère une harmonie», confie un responsable au niveau de l’APC, avant d’ajouter : «Néanmoins, nous sommes de plus en plus confrontés dans le cadre de cette démarche au défaut de souscription de nos concitoyens, qui ne contribuent pas à sa mise en œuvre.» La commune des Eucalyptus, qui est devenue un important pôle d’habitation, peine, à l’instar des autres communes de la capitale, à joindre l’utile à l’agréable. La ville est un immense chantier qui ne cesse de s’agrandir.

A Heuraoua, une localité de l’est de la capitale, les responsables locaux affirment qu’en guise de dispositions devant stopper la dégénérescence de l’espace urbain, un important programme est en cours d’application. Il est question de lancer plusieurs opérations d’embellissement qui toucheront le centre-ville et les artères y attenantes. Notons que la commune de Heuraoua semble reprendre du poil de la bête.

Tous les édifices publics se trouvant au niveau de la rue principale sont imprégnés d’un style architectural mauresque. Par contre, la situation au Hamiz est déplorable, le constat est plus qu’alarmant, car ce n’est pas seulement une partie de l’agglomération qui est soumise à la laideur des constructions inachevées, mais toute la ville qui en pâtit. Le phénomène n’est pas l’apanage de ces seules villes, mais touche la quasi-totalité des communes de la capitale.

Il convient de ce fait de dynamiser le processus de mise en conformité, afin de répondre à l’esthétique et à l’organisation urbains. Rappelons, qu’une date butoir a été instaurée par les pouvoirs publics pour le dépôt des dossiers de régularisation. Après le dépôt des dossiers, les demandeurs de régularisation attendent l’étude de leurs dossiers. La démarche nécessite, cependant, du temps.
 

Saci Kheireddine
 
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