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Cadre de vie : lorsque la sensibilisation fait défaut

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le 17.07.17 | 12h00 Réagissez

Une foule de questionnements relatifs à la salubrité publique titillent le commun des mortels concernant la préservation de sa cité dans laquelle il évolue propre. Aussi bien à l’intérieur de la ville que dans l’espace intra-urbain, le geste écolo fait défaut. Il serait simpliste aussi de stigmatiser l’autre pour juste se soustraire de sa responsabilité dans une géographie partagée pourtant par les citoyens, qu’ils relèvent de l’administration publique – entendre par autorité publique –  ou de la société civile.

Comme il serait inintelligent de multiplier les Epic sans en semer la graine de la culture écologique, visant à faire naître une attitude responsable chez l’enfant d’abord, dans l’école principalement, puis faire évoluer des réflexes éco responsables chez la population. Dans  la foulée, il n’est pas inopportun de souligner que l’enfant chez nous, ne fait pas encore la différence entre un pot de fleurs et un bac à ordures ? Le garnement ne sait pas que s’il ne jette pas l’emballage de son bonbon dans la rue, il économisera le geste de nettoyer.

Il ne sait pas non plus qu’«arracher une plante, c’est déranger une étoile» pour reprendre une sagesse grecque chargée de bon sens et qui met en évidence l’interaction qu’il y a entre ciel et terre. Cette symbiose dont la quintessence nous échappe nous renvoie à juste titre au pertinent axiome de Nicolas Hulot : «L’écologie est (…) surtout un problème culturel, le respect de l’environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux.»

Pour ce faire, la prise de conscience – c’est le cas de le dire – reste inévitablement tributaire de la sensibilisation du citoyen à travers des campagnes de médiatisation à même de déclencher chez ce dernier ce déclic lui permettant de saisir les enjeux de son environnement. A l’exemple des spots de sensibilisation diffusés sur certaines chaînes Tv mettant en avant la nécessité de faire preuve de modération dans la consommation d’énergie domestique, le rôle prépondérant des médias dans des campagnes d’information d’intérêt public serait davantage salutaire dans une entreprise d’hygiène publique ciblant les pensionnaires de nos cités à acquérir des aptitudes éco gestes vis-à-vis de l’environnement et, par extension, améliorer leur cadre de vie.

Il va sans dire que les autorités locales ne doivent pas être à la traîne dans un volet aussi sensible que l’hygiène publique, en mobilisant non seulement les moyens humains et matériels, mais en déployant un effort conséquent en matière d’action de sensibilisation durable – non une action feu de paille.

Il va sans dire que la mission qui échoit aux gestionnaires de la ville est, au-delà de la collecte et du recyclage des déchets domestiques, de favoriser de nouvelles valeurs, de nouvelles habitudes, de nouveaux comportements susceptible d’asseoir la notion du respect de l’environnement dans toute action publique et ce, grâce à une concertation permanente avec la population permettant de dégager des solutions communes sur les questions environnementales, en général et le volet propreté publique, en particulier. C’est le prix à payer pour un cadre de vie urbain hospitalier. Et le concours récompensant le plus beau quartier ne serait que plus motivant.                        

M. Tchoubane
 
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