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Prise en charge des enfants orphelins

830 demandes de Kafala en attente à Alger

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le 14.06.18 | 12h00 Réagissez


Huit cent trente demandes de kafala (recueil légal) d’enfants orphelins ou assistés sont en attente au niveau de la wilaya d’Alger, a indiqué mardi la vice-présidente de l’Assemblée populaire de la wilaya d’Alger (APW) chargée des affaires sociales, culturelles et religieuses. «830 demandes de kafala déposées par des familles n’ayant pas eu le privilège d’avoir des enfants au niveau de la Direction de l’action sociale (DAS) sont en attente depuis 2011 malgré la hausse du nombre d’enfants assistés en manque de chaleur familiale», a déclaré à l’APS Mme Farida Djabali, en marge d’une visite des membres de la commission des affaires sociales de l’APW d’Alger à un certain nombre de centres de l’enfance assistée et de personnes âgées. «Le problème ne vient pas des services de la DAS, mais de l’absence d’une actualisation du dispositif de la kafala pour faciliter les procédures devant permettre à ces enfants de profiter d’un foyer familial et de leur insertion sociale», a-t-elle expliqué.

Dans cette optique, Mme Djabali a mis l’accent sur l’impératif de «mettre à jour» les lois où un vide juridique a été relevé, notamment en termes de définition de la durée d’accueil de l’enfant dans le centre et de délai donné à la mère biologique pour décider de l’abandon ou non de son enfant, car souvent, a-t-elle dit, la mère laisse son bébé au centre sans officialisation de l’abandon pour permettre son adoption par une autre famille. Elle a appelé à ce propos à mettre en place des mesures de protection visant à intégrer l’enfant sans famille dans le cadre du recueil légal afin qu’il puisse vivre au sein d’une famille à travers laquelle est préservé son équilibre psychologique.
Par ailleurs, la présidente de la commission des affaires sociales et culturelles de l’APW d’Alger, Mme Kadri Ahlam, a indiqué que la visite a été l’occasion de constater les lacunes dont souffrent ces centres, dont «le manque de ressources humaines (fonctionnaires et encadreurs), qui représente un obstacle pour une bonne prise en charge des pensionnaires».

Relevant le peu d’attrait de ces structures en raison des bas salaires, elle a cité également, entre autres, les lacunes constatées par la commission, le manque de véhicules d’urgence, l’humidité dans les chambres et le délabrement des salles de bain et salles d’eau nécessitant des travaux, notamment au centre de Sidi Moussa, qui connaît des travaux de restauration du pavillon pour malades mentaux. Le même constat a été fait dans nombre de pavillons et salles d’eau du centre pour enfance assistée d’El Mohammadia en raison des fuites d’eau, a-t-elle fait savoir. La directrice du centre de personnes âgées de Sidi Moussa, Mme Balhi Naïma, a déclaré, pour sa part, que cette structure prend en charge 101 pensionnaires (hommes et femmes) issus de différentes wilayas du pays, dont 36 personnes atteintes de déficience mentale. Le centre a bénéficié de subventions de la wilaya d’Alger et de la direction de l’action sociale pour la réfection de certains pavillons et de la cuisine, selon la responsable, qui a ajouté que «l’état du centre nécessite des réfections d’urgence». Mme Balhi a estimé nécessaire de placer les personnes atteintes de déficience mentale dans des centres spécialisés pour alléger la pression.

La directrice de SOS-Village d’enfants de Aïn Taya, Tahir Siham, a mis l’accent sur les efforts du personnel médical, des psychologues, des pouponnières et des éducatrices qui prennent en charge 33 enfants, dont 12 atteints de différents handicaps (3 mois-22 ans), ajoutant que ces enfants qui ne font pas l’objet de demandes de prise en charge en raison de leur état de santé difficile, sont placés dans le centre sur instruction du juge des mineurs, conformément à des procédures précises. Pour sa part, Mme Ghouilem Hayet, chargée du dossier de l’enfance assistée à la direction de l’action sociale d’Alger, a fait savoir qu’il y avait plusieurs ateliers de travail réunissant les partenaires du secteur de la solidarité nationale et de la justice dans le domaine de l’actualisation des lois relatives à la prise en charge des enfants assistés, soulignant que les pouvoirs publics œuvraient au parachèvement de la promulgation de textes d’application issus de la loi 12-15, relative à la protection de l’enfant, datée du 15 juillet 2015.
 

 
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