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Lotissement Khadidja Benrouissi de Médéa

Un litige datant de 27 ans

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le 19.03.17 | 12h00 Réagissez


Exaspérés, furieux de colère, soixante-huit bénéficiaires du lotissement d’habitations individuelles, situé à proximité du lycée Khadidja Benrouissi de la ville de Médéa, ne savent plus aujourd’hui à quel saint se vouer. En effet, attributaires de lots de terrain s’inscrivant dans le cadre des réserves foncières, institués par délibération de l’APC de Médéa sous le n°30 du 4/4/1989 et approuvée par l’autorité de tutelle sous le n°138, les bénéficiaires se débattent encore dans ce marasme, et ce, depuis 27 ans.

Au départ, ils avaient cru et espéré  construire vite un toit pour leurs enfants en s’acquittant au prix fort de sacrifices du montant intégral de la somme de la concession réclamée à cette époque par la municipalité comprenant toutes les commodités (VRD, assainissement, et raccordements en eau potable, électricité gaz et éclairage public). Mais il y a eu la mauvaise surprise après la passation de la gestion des réserves foncières concédées par l’APC à l’Agence foncière. Aussitôt cette dernière se précipite afin de rebondir pour renflouer ses caisses en réclamant aux 68 attributaires un complément de versement qualifié d’«étrange et imaginaire», s’élevant à la somme de 170 millions de centimes pour chacun d’eux en vue de réaliser les travaux du réseau d’assainissement et de l’eau potable.

Ces acquéreurs ne se laissent pas intimider par ce «traquenard fallacieux fabriqué de toutes pièces» qui leur a été tendu, alors ils se défendent en dénonçant l’injustice des deux poids et deux mesures. L’agence détenant le pouvoir de décision s’obstine pour la rédaction du fameux sésame qui est l’acte de propriété et encore subordonné à la demande d’un permis de construire conforme. Elle bloque tout pour punir ces désobéissants, les laissant courir dans tous les sens dans un tunnel obscur sans aucune issue.
 

La correspondance de Sellal et le black-out local

Devant ce statu quo, les protestataires ont pris attache avec El Watan en lui remettant une copie d’un volumineux dossier renfermant plusieurs correspondances adressées notamment au Premier ministre, au ministre de l’Intérieur, au wali et aux P/APC qui se sont succédé, ainsi qu’au directeur de l’Agence foncière de la wilaya de Médéa. Aussi, figurent dans ce dossier plusieurs coupons d’articles de journaux traitant de ce sujet, mais en vain.

C’est toujours le blocage, se plaignent-ils, où on n’a même pas daigné, disent-ils, réserver au moins une suite à la lettre du Premier ministère sous le n° de courrier 7549 du 26/7/2016 par laquelle il les a informés que leur réclamation a été transmise à Médéa pour étude et suite à donner. Aussi, les responsables locaux ont commis à cette époque un autre impair discriminatoire, une injustice impardonnable, s’exclament-ils, en accordant la régularisation à une partie des 70 bénéficiaires sur les 138 que compte le lotissement sus-indiqué dans sa globalité.

Les bénéficiaires régularisés ont édifié leur maison et y habitent déjà depuis des années. Alors que le reste, totalisant 68 attributaires,  continuent de subir les souffrances des mal-logés et des préjudices causés, car n’ouvrant plus maintenant droit à un logement décent, car figurant positivement sur le fichier national du logement du fait qu’ils ont acquis un terrain à lotir. Tout ceci est de la faute de certains responsables véreux sans scrupules qui sont hantés par l’esprit de la bureaucratie, en voulant se faire plaisir en trimbalant sans cesse ces pauvres gens d’un rendez à un autre et d’un bureau à un autre.

Pourtant, ces derniers ne demandent qu’à être rétablis dans leur droit absolu afin de reconquérir et jouir de leur bien acquis en vue de construire avec leur sueur leur propre logis, sans pour cela encombrer davantage la liste d’attente de milliers de demandeurs de logements sociaux.

Le directeur de l’Agence foncière se montre compréhensif, mais…

A cet égard, et pour mieux compléter nos informations, on s’est rapprochés du directeur de l’Agence foncière, Mohamed Belanane,  pour de plus amples renseignements. Notre interlocuteur s’est montré très compréhensif et sensible à ce problème épineux hérité dans son passif, qui s’est compliqué et traîné à la longue depuis plus d’un demi-siècle, sans trouver en temps opportun une oreille attentive et compréhensive aux souffrances que subissent ces pères de famille acculés également par tout ce temps perdu, alors que l’APC de Médéa et la DUC, dit-il, pouvaient bien et auraient dû intervenir pour prendre en charge les travaux de viabilisation du lotissement en question pour débloquer la rédaction des actes de propriété en question au profit des concernés. Il nous a fait part, par ailleurs, que son agence compte tenu de son statut à caractère commercial ne peut ni engager ni débourser de sa propre caisse des sommes de travaux de VRD qui n’ont pas fait l’objet d’un encaissement préalable.

Devant cette situation biscornue et complexe, l’espoir qu’attendent ces bénéficiaires qui sont rattrapés par l’usure de leur âge avancé veulent mettre le plus tôt possible leur projet à exécution dans l’intérêt de leur progéniture afin d’être à l’abri des aléas de la vie sous un toit sûr. Mais ceci, précise-t-on, repose sur les épaules du wali, Mostefa Layadi, qui a tranché et solutionné de pires situations héritées de l’ère de ses prédécesseurs en vue de raviver une nouvelle flamme dans le cœur de ces familles désespérées dans un objectif de concrétiser un vœu si cher tant rêvé et souhaité par eux pour avoir un chez-soi spacieux, indépendant et tranquille.
 

A.Teta
 
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