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Médéa : Le couffin du Ramadhan, encore lui, au centre de la controverse

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le 18.06.17 | 12h00 Réagissez

La distribution du couffin de Ramadhan aux familles nécessiteuses accuse un grand retard à travers les différentes APC de la wilaya de Médéa, alors que le mois sacré tire déjà à sa fin.

A cet effet, un nombre important de familles nécessiteuses montent au créneau en dénonçant encore une fois la gestion du couffin de l’humiliation jusqu’à maudire son initiateur. Elles endossent la responsabilité en pointant du doigt accusateur des chefs de comité de quartier chargés de confectionner les listes des nécessiteux et des agents municipaux.

Car ils n’ont pas été du tout, confirme-t-on, sincères à la hauteur de la confiance placée en eux, ils ont tenté encore une fois de «tricher en plaçant des noms de personnes ne se trouvant pas dans le besoin», en favorisant des proches et des petits copains de quartier. Ils ont écarté, dit-on, des familles véritablement indigentes et même des handicapés. Pourtant ces nouveaux caïds de quartiers autoproclamés vivent en contact direct et permanent avec ces nécessiteux, on ne peut donc insinuer qu’ils se sont trompés, surtout que le taux des rejets frôle les 30% des listes globales. Heureusement que les enquêtes préliminaires diligentées sur instruction du wali ont tout dévoilé et mis à nu la tricherie de ces faux pauvres qui vont jusqu’à falsifier des pièces officielles pour s’accaparer les droits d’autrui.

Ces rejets vous laissent ébahis, car ils révèlent sans scrupule des noms de personnes touchant des salaires variant entre 50 000 à 70 000 DA mensuellement, des retraités confortablement rémunérés, des commerçants, des transporteurs, des artisans, etc. D’ailleurs, il est à remarquer que les gens aujourd’hui n’éprouvent aucun complexe et ne rougissent pas à réclamer de l’aide même s’ils n’ouvrent pas droit. Les APC, devant cette brouille, peinent énormément à établir aujourd’hui un fichier fiable des pauvres de leur localité. On se demande à qui doit-on se fier pour avoir le bon filon pour sortir la pure vérité afin de séparer le bon grain de l’ivraie ?
 

Des scènes humiliantes devant l’APC

Pour en savoir plus sur cette situation confuse qui fait tâche d’huile sur la place publique, on s’est rendus jeudi dernier au niveau du siège de l’APC du chef -lieu de wilaya, où on a effectivement pu constater des scènes désolantes. Une ruche de «réclamants» débordante devant le bureau du chargé de l’action sociale de la municipalité, poussant des cris de colère. Ces contestataires, à bout de nerfs, qui se bousculaient dans un couloir étroit, voulant avoir une explication sur les raisons qui ont motivé leur exclusion cette année de l’attribution du secours alimentaire. Ils brandissaient des documents justifiant leur indigence au nez du responsable communal, qui essayait quant à lui d’apaiser les esprits et de convaincre chacun d’eux en promettant de revoir la liste, mais en vain !
La tension de nervosité des plaignants était plus dominante.

Au niveau d’un hangar situé au quartier périphérique de Oued Zitoun de la ville de Médéa, les heureux bénéficiaires du fameux couffin attendent à l’extérieur patiemment sous un soleil de plomb chacun son tour pour être servi. Une équipe dynamique de jeunes employés de la municipalité affectée à cette mission délicate sous une chaleur torride qui se dégage d’une toiture de fortune en amiante.
Ces derniers se dévouaient à fond pour qu’ils soient plus expéditifs afin d’éviter les longues attentes désagréables aux attributaires en leur remettant chacun un colis de denrées alimentaires renfermant 14 articles d’une valeur dépassant les 5 000 DA l’unité. La chaîne des nécessiteux, dit-on, grossit chaque jour devant ce point de distribution. Jusqu’à présent, la commune de Médéa a recensé 9051 demandes d’aide et l’enquête préliminaire diligentée à cet égard n’a retenu qu’un nombre de 5066 bénéficiaires, dont 3555 ont déjà étaient servis. L’opération de distribution a démarré le 12 juin seulement, précise-t-on.

Heureusement qu’il y a la solidarité citoyenne

Dans ce même ordre d’idée, ce qui réchauffe néanmoins le cœur c’est cet élan de solidarité qui s’est manifesté au sein de la population dés le premier jour du Ramadhan par le biais de nombreuses associations et de bienfaiteurs qui ont fait don d’importantes quantités de produits alimentaires au profit des familles démunies pour combler ce grand vide.

Plusieurs restaurants «Rahma» relevant du Croissant-Rouge et d’associations caritatives ont été également ouverts ciblant particulièrement les usagers des grands axes routiers pour leur permettre de rompre le jeûne avec un repas bien chaud avant de continuer la route. Même la direction de la sûreté de wilaya s’est mêlée à cet élan de solidarité en organisant des opérations similaires de distribution de repas chauds aux automobilistes de passage. Ainsi, la solidarité n’est pas un vain mot dans la région de Médéa, c’est une culture bien ancrée depuis des siècles, la preuve est qu’à l’heure du f’tour, il n’y a pas une seule personne qui reste dehors sans être invitée pour partager le même repas.
 

A.Teta
 
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