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       <title>El Watan - International</title>
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           <title>Double attentat kamikaze au Nord du Niger</title>
           <author>AFP </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Un double attentat à la voiture piégée contre l’armée nigérienne et le groupe français Areva, revendiqué par les islamistes du Mujao, a fait, hier dans le nord du Niger une vingtaine de morts, essentiellement des militaires. 
	Il s’agit des premiers attentats du genre dans l’histoire de ce pays sahélien très pauvre, engagé depuis début 2013 au Mali voisin, aux côtés des troupes françaises et africaines, contre des mouvements djihadistes. Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), l’un de ces groupes armés qui occupaient le nord du Mali depuis 2012 avant d’en être chassés depuis janvier, a revendiqué cette double attaque. «Grâce à Allah, nous avons effectué deux opérations contre les ennemis de l’islam au Niger», a déclaré à l’AFP le porte-parole Abu Walid Sahraoui. «Nous avons attaqué la France et le Niger pour sa coopération avec la France dans la guerre contre la charia», a-t-il lancé. Ce groupe, également accusé de trafic de drogue, a déjà commis plusieurs attentats suicide dans le nord du Mali depuis la reprise de cette région par les troupes françaises et africaines.

	Le premier attentat à la voiture piégée, hier, a visé un camp militaire d’Agadez, la grande ville du nord désertique du Niger, vers 5h (4h GMT). «A Agadez, nous avons 19 morts, 18 militaires et un civil», a déclaré devant la presse, à Niamey, le ministre de l’Intérieur, Abdou Labo. «Quatre kamikazes sont morts dans l’explosion», a-t-il poursuivi, faisant aussi état de «13 blessés, dont six graves» dans les rangs de l’armée. «Un cinquième kamikaze s’est enfermé dans un local avec des otages élèves officiers» en formation à Agadez, a-t-il ajouté. Environ une demi-heure après le premier attentat, un autre véhicule a explosé sur un site du groupe nucléaire français Areva à Arlit (240 km au nord d’Agadez), a indiqué un employé de la Somaïr, une filiale d’Areva exploitant l’uranium dans la zone. «Un homme en treillis militaire conduisant un véhicule 4x4 bourré d’explosifs s’est confondu avec les travailleurs de la Somaïr et a pu faire exploser sa charge devant la centrale électrique de l’usine de traitement d’uranium située à 7 km d’Arlit», a-t-il affirmé. «Des responsables de la société nous ont indiqué que le kamikaze est mort dans l’explosion», a-t-il poursuivi sous le couvert de l’anonymat.

	Une personne a été tuée et quatorze autres blessées dans l’attentat, a annoncé le groupe d’énergie nucléaire français Areva sans préciser la nationalité des victimes. Après cette double attaque, le gouvernement a décrété un deuil national de trois jours à compter d’hier. Le Niger a subi, ces dernières années, plusieurs attaques et enlèvements perpétrés par des groupes islamistes, notamment dans le nord du pays. Sept employés d’Areva et d’un sous-traitant avaient été enlevés le 16 septembre 2010 à Arlit par AQMI. Quatre Français restent aux mains de leurs ravisseurs. Ils «sont en vie», a déclaré récemment le président nigérien, Mahamadou Issoufou, sur France 24, mais sans pouvoir dire où ils se trouvent. Depuis le lancement de l’opération franco-africaine dans le nord du Mali, l’armée nigérienne a renforcé la surveillance de sa longue frontière avec ce voisin pour empêcher l’infiltration d’éléments islamistes.  ]]></description>
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           <title>Marzouki a menti au juge</title>
           <author>Hacen Ouali </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	L’assassinat de son compagnon l’a propulsée sur le devant de la scène politique tunisienne, elle qui a fait le choix de militer loin des feux de la rampe. Elle est devenue l’icône d’une Tunisie en lutte. La veuve rebelle dénonce une justice qui «cherche à étouffer» la vérité sur l’assassinat de Chokri Belaïd.
	  
	- Le Premier ministre, Ali Larayedh, dès sa prise de fonction, avait assuré que les services de sécurité avaient identifié l’assassin de Chokri Belaïd, mais sans pour autant l’arrêter. Où en est la vérité quatre mois après l’assassinat de Belaïd ?
	 

	Nulle part. L’affaire traîne en longueur. Nous sommes dans une situation de blocage, c’est un processus qui n’avance pas. Ce blocage est sciemment entretenu, car ce ne sont pas des éléments extérieurs objectifs qui font que l’affaire n’avance pas. Non. Les avocats ont démontré qu’il y a de nombreuses pistes qui n’ont pas été exploitées. Ils ont recueilli des informations remises au juge d’instruction, mais ce dernier refuse de les prendre en compte. Pire. Il (le juge d’instruction) a donné un pouvoir total à la brigade criminelle pour mener l’enquête et du coup, lui ne maîtrise plus rien. C’est la brigade qui mène l’enquête et lui ne reçoit que ce que celle-ci lui fournit. Alors que la brigade est sous la coupe du ministère de l’Intérieur d’Ennahdha et même après le remaniement gouvernemental, l’actuel Premier ministre, anciennement ministre de l’Intérieur, suit de près le dossier pour ne pas dire qu’il garde la main dessus. L’enquête n’est pas menée de manière sérieuse. Sinon comment expliquer que le juge d’instruction refuse d’entendre un témoin qui semble détenir des informations capitales. Il s’agit de l’homme d’affaires Fethi Damegh, arrêté dans l’affaire d’achat d’armes. Il a demandé, par écrit, que le juge d’instruction l’entende, mais ce dernier refuse. Pourquoi ? En plus, pourquoi le ministre de la Justice n’intervient-il pas ? Fethi Damegh, qui se trouve en prison, craint pour sa vie, il a peur d’être éliminé. C’est un témoin capital dans cette affaire. Un autre élément que le juge n’a pas pris en considération. Il y a une personne qui a été localisée et son appel téléphonique a été intercepté, la veille de l’assassinat, en bas de notre immeuble parlant de Chokri. Il a été écouté par le juge et ensuite libéré. Bref, il y a beaucoup d’indices et d’interférences dans le travail de la justice pour bloquer le processus.

	 

	- Vous soupçonnez des parties qui cherchent à étouffer l’affaire ?
	 

	Il est clair que tout est fait pour qu’on ne sache pas qui a tué Chokri. Pourquoi ? Ils font tout pour empêcher que la vérité n’éclate. Ces gens-là doivent savoir que si l’enquête n’aboutit pas en Tunisie, nous irons vers une juridiction internationale. Mais pour l’instant, on met tout cela de côté, parce que, du point de vue légal, la juridiction internationale ne peut se saisir du dossier qu’en cas d’incompétence de la juridiction nationale. Ils veulent nous faire mal avec l’assassinat de Chokri. Et à ces gens, je dis que nous sommes et nous resterons débout.

	 

	- Qui sont ces gens ?
	 

	Chokri disait toujours qu’Ennahdha cherchait à le liquider. Il était pertinemment sûr que cette formation voulait son élimination du paysage. La veille même de son assassinat, il disait que ce parti a failli sur tous les plans et c’est pour cela qu’il va se diriger vers la violence. Ce mouvement veut nous imposer un projet de société par la violence, d’autant qu’il sent la montée d’une résistance au sein de la société à son projet politique, à son économie, à sa conception rétrograde de la vie. Dans son analyse, Ennahdha fait croire que l’opposition représente la contre-révolution. Ce parti est en train de rééditer toutes les pratiques de l’ancien parti (RCD, ndlr) en monopolisant toute l’administration et les rouages de l’Etat. Ce parti entretien un rapport de méfiance vis-à-vis de ses adversaires, installant le pays dans une grave crise de confiance laquelle s’est accentuée avec l’assassinat de Chokri.

	 

	- Le président Moncef Marzouki s’est-t-il mobilisé à vos côtés pour faire connaître la vérité sur l’assassinat de «son ami» ?  
	 

	Au contraire. Marzouki avait dit à Chokri Belaïd quand il est allé le voir : «Les menaces proférées contre vous sont sérieuses, je dois assurer votre sécurité». Chokri avait refusé qu’on mette à sa disposition des gardes du corps. Mais, curieusement, quand Marzouki a été entendu par le juge d’instruction après l’assassinat de Chokri, celui-ci avait nié les propos qu’il avait pourtant tenus à Chokri. Il a dit au juge : «Non, je ne lui ai rien dit.» Pas seulement Marzouki d’ailleurs, Ahmed Nadjib Echabi aussi a nié devant le juge avoir dit à Chokri qu’il était menacé. Marzouki a menti au juge d’instruction. Je ne comprends pas quelle direction il prend. Et c’est pour cela que je refuse de le rencontrer. Il a voulu venir présenter ses condoléances, j’ai refusé et je refuse toujours. Parce qu’il ne veut pas participer à faire «éclater» la vérité. Il n’est pas sans savoir qu’un processus de violence s’installe dans le pays auquel lui-même participe en acceptant de recevoir, au palais de Carthage, les comités de la protection de la révolution qui terrorisent les gens et qui utilisent la violence. Aucune prise de décision de sa part, aucune déclaration qui condamne au moins la responsabilité politique de ce gouvernement. Donc moi, je ne peux pas l’accepter chez moi.

	 

	- Vous êtes confiante pour l’avenir de la Tunisie ?
	 

	Totalement confiante. La réaction courageuse des jeunes, des femmes et de nombreux Tunisiens face à la tentation totalitaire donne de l’espoir. Les Tunisiens se battent et continueront  le combat afin de faire aboutir les aspirations pour lesquelles ils se sont soulevés contre la tyrannie. Ils ont fait la révolution pour la liberté, la dignité et le travail. Je reste engagée dans le combat pour l’instauration d’un projet de société de progrès, de liberté, de démocratie et de respect de la dignité humaine et pour une société plurielle qui assume pleinement ses différences d’opinions, de conscience. Une société où on gère de manière non violente les conflits. Les jeunes Tunisiens se sont sacrifiés pour un monde meilleur, un monde où on peut voir des fleurs partout, danser lorsqu’on en a envie, rire quand on veut, lire ce qu’on a envie de lire et réfléchir et avoir des avis sur toutes les questions en toutes liberté. Celui qui veut faire la prière est libre de la faire, tout comme celui qui a envie de boire du vin. Qu’on libère la société des tous les tabous qu’on lui a imposés ; que les gens puissent enfin respirer la liberté. Leur projet à eux (les islamistes), c’est le déni de la liberté et de la démocratie. Contente-toi de ce que tu as et ne t’insurge pas contre le gouvernant. Il milite pour une société morte. Ce projet nous le combattrons comme nous avons combattu la dictature. En Tunisie, nous sommes face à un dilemme : soit nous voulons une société qui avance ou bien une société qui recule renfermée sur elle-même.

	 

	- Le jour de l’enterrement de Chokri Belaïd, le monde entier a découvert une femme courageuse à la tête du cortège funèbre, qui a dit qu’elle n’a pas le droit d’être triste et de faire le deuil, mais de résister !
	 

	J’ai des origines algériennes. Je viens de la région d’El Kef et ma mère à des origines algériennes. J’ai des ancêtres algériens. La femme algérienne, elle est en moi tout comme la femme palestinienne. C’est notre culture et notre background. L’image d’une femme qui doit continuer à résister quelle que soit la dureté des conditions. Chokri était un grand homme, un résistant. Il mérite que je marche, même pieds, nus sur les braises pour maintenir la flamme de la liberté.
	  ]]></description>
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           <title>Nord-Mali : du matériel US et des pistes d’atterrissage pour d’éventuelles opérations</title>
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           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Des avions cargos militaires de l’armée américaine basée en Europe ont transporté du matériel vers la base de Tadouni, au nord du Mali, près de la frontière algérienne. 
	Ce matériel est destiné, selon nos sources, à des troupes d’élite maliennes spécialisées dans l’antiterrorisme. En plus, le Pentagone a financé la création de deux pistes d’atterrissage au nord du Mali et au nord du Niger pour faciliter des interventions US rapides. Par ailleurs, le ministère français de la Défense s’attelle depuis des mois à restaurer les pistes d’atterrissage dans deux bases militaires au Nord-Mali. Le même projet touche des pistes d’atterrissage dans les régions de Tombouctou, avec un financement américain. Nos sources indiquent aussi que la Grande-Bretagne et l’Allemagne financent la construction de pistes du même genre au Niger, en Maurétanie et au Burkina Faso. Ces trois pays ont reçu pas moins de 80 millions d’euros d’aide militaire depuis le début de l’année, en plus des 200 millions d’euros d’aide pour les pays qui ont envoyé des troupes au Nord-Mali. ]]></description>
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           <title>Les salafistes annulent la manifestation d’aujourd’hui</title>
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           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Le mouvement salafiste tunisien Ançar Charia a annulé son appel à manifester aujourd’hui à Kairouan à la suite de la libération de son porte-parole, un mot d’ordre qui laissait craindre de nouveaux heurts avec la police. 
	«Voici une information qui va réjouir (...) les agents du tyran : annulation de la protestation devant le siège d’Ennahda à Kairouan après la libération de notre frère Seifeddine Raïs», a indiqué hier l’antenne de Kairouan d’Ançar Charia sur sa page facebook. Le mouvement salafiste avait appelé à une manifestation devant les locaux d’Ennahda aujourd’hui après-midi pour protester contre l’arrestation de M. Raïs, porte-parole d’Ançar Charia, le 19 mai. Il a été libéré mercredi soir, mais reste inculpé de diffusion d’informations mensongères et d’incitation à la violence. Les autorités avaient prévenu que ce rassemblement n’était pas autorisé, laissant craindre de nouveaux affrontements entre policiers et militants salafistes après ceux de dimanche, où un mort et 18 blessés ont été enregistrés en banlieue de Tunis.

	M. Raïs avait été arrêté dimanche, jour où son groupe comptait tenir son congrès annuel à Kairouan, interdit par les autorités. En réaction à cette interdiction, les partisans de l’organisation djihadiste ont tenu le rassemblement à la cité Ettadhamen, leur bastion, près de Tunis, déclenchant les affrontements. Le parti au pouvoir a longtemps entretenu des relations ambiguës avec les djihadistes malgré leur essor depuis la révolution de janvier 2011. Confronté à des bandes armées liées à Al Qaîda à la frontière ouest et aux menaces de guerre formulées par Ançar Charia, le gouvernement a considérablement durci le ton vis-à-vis de ce groupe, l’accusant désormais d’être impliqué dans le terrorisme. ]]></description>
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           <title>David Cameron dénonce la trahison de l’islam</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Le Premier ministre britannique, David Cameron, a déclaré hier, après une réunion de crise sur le meurtre en pleine rue d’un soldat à Londres, qu’il s’agissait non seulement «d’une attaque contre la Grande-Bretagne» mais aussi «d’une trahison de l’islam». 
	«Ce n’était pas seulement une attaque contre la Grande-Bretagne et le mode de vie britannique. C’était aussi une trahison de l’islam et des communautés musulmanes qui apportent tant à notre pays. Rien dans l’islam ne justifie un tel acte épouvantable», a déclaré le Premier ministre lors d’un point presse devant Downing Street. «Nous ne nous inclinerons jamais devant la terreur ou le terrorisme sous toutes ses formes», a-t-il ajouté. «Nous allons vaincre l’extrémisme en restant soudés, en soutenant nos services de police et nos services de sécurité et, par-dessus tout, en défiant le discours toxique de l’extrémisme», a-t-il poursuivi.

	Il a rappelé que le terrorisme avait pris «plus de vies musulmanes que celles d’aucune autre religion». «Il n’y a absolument aucune justification pour ces actes dont la responsabilité incombe uniquement aux personnages détestables qui ont mené cette attaque épouvantable», a-t-il martelé. Pour rappel, mercredi en début d’après-midi, deux jeunes hommes noirs ont tué un soldat britannique en pleine rue, dans le sud-est de Londres, à coups de couteau et de hachoir de boucher. L’un des deux a justifié cet acte par le fait que «des soldats britanniques tuent quotidiennement des musulmans dans les pays musulmans». ]]></description>
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           <title>La brigade d’intervention de l’ONU bientôt prête</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a annoncé hier à Goma, ville stratégique de l’est de la République démocratique du Congo, que la brigade d’intervention de l’ONU sera prête d’ici «un à deux mois» pour combattre les groupes armés de l’Est congolais. 
	Lundi, après plusieurs mois de trêve, les combats ont repris entre l’armée et la rébellion Mouvement du 23 mars (M23) dans la zone de Mutaho. Des tirs d’armes lourdes ont atteint la localité de Mugunga, faisant fuir environ 30 000 déplacés. Mercredi, Ban Ki-moon s’était dit préoccupé par la reprise des combats et a invité «toutes les parties à régler leur différend de façon pacifique». «Le temps est venu pour la paix et le développement pour le peuple de la République démocratique du Congo et ceux de la région», avait-il souligné.

	Hier, un calme relatif régnait aux abords de Goma, l’armée et le M23 ayant tacitement décidé d’une trêve pour la visite de Ban Ki-moon qui, en début d’après-midi, a quitté Goma pour Kigali. «Vu ce qui se passe, je pense que nous devons accélérer le déploiement pour qu’ils soient pleinement à pied d’œuvre le plus tôt possible», avait déclaré mardi Ban Ki-moon depuis le Mozambique. Cette brigade doit renforcer la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), la plus importante au monde, forte de 17000 hommes et chargée de la protection des civils. Dotée d’un mandat offensif, elle doit combattre et désarmer les groupes armés dans l’est de la RDC - M23 en tête.  ]]></description>
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           <title>11 morts dans des actes de violence</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Onze personnes ont péri hier dans des violences en Irak, dont quatre soldats tués dans l’attaque d’un poste de contrôle au nord de Baghdad, ont annoncé des responsables. 
	Des hommes armés ont attaqué un poste de contrôle à Taji, faisant quatre morts et cinq blessés parmi les soldats, ont indiqué des responsables des services médicaux et de sécurité. Toujours au nord de la capitale, près de Baqouba, une bombe a explosé à proximité d’une patrouille de police, tuant quatre personnes, tandis que des hommes armés ont abattu deux policiers dans une autre attaque, ont annoncé un lieutenant-colonel de police et une source médicale. Des hommes armés ont également tué un civil à Mossoul (nord), selon la police et un médecin.

	Et à Tikrit, une bombe a explosé près d’une patrouille de police, blessant deux officiers, ont indiqué un officier et une source médicale. Mercredi, les violences avaient fait 22 morts à travers le pays, dont 12 personnes abattues dans une maison close de Bagdad et 8 activistes assassinés par les forces de sécurité. Le pays est secoué par une vague de violences qui a fait plus de 400 morts depuis le début du mois. Ces violences ont beaucoup diminué depuis le pic atteint dans les années 2006 et 2007, mais les attentats restent quotidiens dans le pays. Plus de 200 personnes sont tuées chaque mois depuis le début de l’année. ]]></description>
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           <title>Du nouveau dans l’attentat du marathon</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	L’enquête sur les attentats du marathon de Boston prend un virage inattendu. 
	Un homme tué mercredi en Floride lors d’un interrogatoire avec le FBI avait, peu avant sa mort, avoué son implication dans un triple meurtre commis, selon lui, avec Tamerlan Tsarnaev, un des auteurs présumés de l’attentat de Boston, rapportent les médias US. Ce triple meurtre, jamais élucidé, a eu lieu le 11 septembre 2011 à Waltham (banlieue ouest). Trois hommes ont été retrouvés égorgés dans un appartement, couverts de marijuana. L’homme tué mercredi matin, un jeune d’origine tchétchène de 27 ans, Ibragim Todashev, connaissait Tamerlan Tsarnaev, l’aîné des frères accusés de l’attentat du 15 avril qui a fait 3 morts et 264 blessés lors du marathon de Boston.

	Il pratiquait, comme lui, les arts martiaux et avait habité Boston, a indiqué un de ses amis, Khusn Taramiv, sur la chaîne locale wesh.com. Le FBI de Boston avait confirmé la mort de Todashev, expliquant qu’il avait «provoqué un violent affrontement» lors de son interrogatoire «en lien avec l’enquête sur l’attentat du marathon de Boston». Le FBI s’intéressait à Todashev depuis l’attentat du 15 avril et l’avait interrogé plusieurs fois, selon son ami Taramiv. Les enquêteurs auraient établi un lien entre le triple meurtre et les frères Tsarnaev sur la base de leur ADN, après l’attentat de Boston, selon ABC news.
	  ]]></description>
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           <title>L’opposition ira-t-elle à la conférence de paix ?</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Moaz Al Khatib, l’un des chefs de file de l’opposition syrienne, appelle Bachar Al Assad à remettre ses pouvoirs à son vice-président ou à son Premier ministre puis à partir à l’étranger avec 500 membres de son entourage, sans pour autant leur garantir une quelconque immunité. 
	Ces propositions sont formulées dans un plan de paix en 16 points que Moaz Al Khatib, soumises hier aux délégués de la CNS réunis à Istanbul. La Coalition nationale de l’opposition syrienne a, en effet, entamé hier à Istanbul une réunion de trois jours pour discuter de sa participation à une éventuelle conférence de paix internationale «Genève 2», qu’elle conditionne à l’assurance d’un départ rapide du président Bachar Al Assad.

	Aux termes du plan de paix dévoilé sur sa page facebook, le dignitaire sunnite exhorte Bachar Al Assad à se retirer au profit de son Premier ministre, ou de son vice-président. Moaz Al Khatib donne 20 jours à Bachar Al Assad pour réagir qui aurait ensuite un mois pour dissoudre le Parlement puis, une fois qu’il aurait quitté le pouvoir, son gouvernement resterait en place pour une durée de 100 jours afin de restructurer l’armée. Au terme de cette période, le pouvoir serait transféré à un gouvernement de transition.
	  ]]></description>
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        <item>
           <title>Processus de paix au Proche-Orient : difficile mission pour John Kerry</title>
           <author>Mohammed Larbi </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	John Kerry avait écarté, le 9 avril dernier, une reprise rapide des négociations de paix, tout en insistant sur la nécessité d’un travail
	de fond pour qu’elles aient une chance d’aboutir l Les Palestiniens ont accepté le délai en question, contrairement aux Israéliens
	qui refusaient de présenter une carte d’un futur Etat palestinien. 
	Le secrétaire d’Etat américain entame, aujourd’hui, de nouveaux contacts avec les dirigeants palestiniens et israéliens. Visiblement, John Kerry, qui se trouve dans la région depuis hier, multiplie les déplacements depuis sa nomination, alors même qu’il y a peu, il demandait du temps. Il refusait la précipitation avant de fixer un délai non pas pour faire la paix, mais pour renouer les fils de la négociation.

	Il a aussi demandé des gestes de confiance susceptibles de favoriser un climat de reprise des négociations palestino-israéliennes suspendues depuis 2010, mais en réalité bloquées depuis au moins 1995, quand les premiers signes de blocage commençaient à apparaître. Et le geste de confiance déjà demandé il y a dix ans par le fameux quartette ainsi que par George Mitchell, alors émissaire américain pour le Proche-Orient, était le gel de la colonisation israélienne. La réponse israélienne en ce sens a toujours été marquée par un refus. C’est pourquoi, relève-t-on, la démarche américaine est accueillie par un wait and see. Lui-même prudent dans ses propos, John Kerry avait écarté, le 9 avril dernier, une reprise rapide des négociations de paix, tout en insistant sur la nécessité d’un travail de fond pour qu’elles aient une chance d’aboutir.

	Les Palestiniens ont accepté le délai en question, contrairement aux Israéliens qui refusaient de présenter une carte d’un futur Etat palestinien, demandée par le leader palestinien, ou de faire des «gestes de bonne volonté significatifs» pour convaincre les Palestiniens de revenir à la table des négociations.  Le ministre du Logement, Uri Ariel, un colon du parti nationaliste religieux du Foyer juif, a exclu tout gel de la colonisation. «Nous construisons et nous continuerons à construire partout», a prévenu le ministre.

	A croire que les Etats-Unis refusent d’accorder à ces propos le moindre intérêt, M. Kerry multipliant les contacts tandis que le président américain, Barack Obama, s’entretient avec le Premier ministre israélien de «questions de sécurité régionale et de la paix» au Proche-Orient. Même le spectre des négociations ou de simples discussions a été élargi, incluant les négociateurs israéliens ainsi que des dirigeants de la Ligue arabe avec lesquels il est question de relancer le fameux plan de paix adopté lors du sommet de Beyrouth en 2002.

	Malgré les difficultés apparentes, le pessimisme n’est pas total et les premiers à y inciter seraient les Israéliens, qui craignent un changement de la politique américaine, devenu une tendance forte, puisque le discours en ce sens développé déjà au moins cinq ans, est porté non seulement par l’Administration américaine, mais aussi par les militaires, avec la certitude affirmée que la politique israélienne mettait en danger les intérêts des Etats-Unis.

	D’un autre côté, rien, pas même les restrictions budgétaires ne semblent pouvoir arrêter un redéploiement militaire américain. A titre d’exemple, la Marine américaine compte renforcer sa présence dans le Pacifique en y déployant ses moyens les plus modernes, tandis que le nombre de navires basés sur la côte Atlantique est amené à baisser.

	Mais la meilleure manière pour les Israéliens de bloquer ce changement, c’est d’empêcher toute solution au Proche-Orient. Les signes ne manquent pas, comme cette décision d’autoriser la construction de nouveaux logements près de Ramallah, en Cisjordanie. Ou encore la multiplication des actes de violence. Un responsable palestinien considère alors que «l’objectif est de plonger la région dans la violence». Brouiller les cartes et empêcher tout règlement. C’est ce que les Israéliens font depuis 1948. Le danger est là, tout comme la menace pour la paix, puisque de nombreux leaders en parlent ainsi. Ce ne sont pas les autres. ]]></description>
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	Le président palestinien, Mahmoud Abbas, et le secrétaire d’Etat américain, John Kerry.
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           <title>Conférence des Amis de la Syrie : un prudent Kerry face au front anti-Assad</title>
           <author>Hassan Moali </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le sort d’Al Assad, dans le «pack» de la solution politique en Syrie, est sujet à controverse. 
	Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, devait batailler dur, hier à Amman, pour rallier ses amis arabes et européens à sa feuille de route. Le sort d’Al Assad, dans le «pack» de la solution politique en Syrie, est sujet à controverse. Il est désormais évident que les Etats-Unis sont de moins en moins favorables à l’exigence du départ d’Al Assad compte tenu de la situation sur le terrain. S’il est vrai que Londres, Berlin, Paris, Doha et Riyad ne peuvent théoriquement rien refuser à l’oncle Sam, la partie s’annonce tout de même difficile.

	Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, n’a pas hésité, hier juste avant le début de la rencontre, à franchir la ligne rouge. «Le Royaume-Uni estime depuis longtemps qu’Al Assad doit partir et nous n’avons jamais pu envisager une solution impliquant son maintien» au pouvoir, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Une façon de planter le décor et de donner le ton à une rencontre devant servir à accorder les violons avant la fameuse Conférence internationale sur la Syrie dite «Genève 2».

	Pour M. Hague, la cause semble entendue.  John Kerry, par contre, est beaucoup plus nuancé dans son discours. Non seulement il n’a pas évoqué le départ d’Al Assad comme condition sine qua non, mais il l’a même appelé, hier, à s’engager «en faveur de la paix» en Syrie peu avant le début d’une rencontre à Amman des Amis du peuple syrien. «Nous appelons le président Al Assad à montrer le même engagement en faveur de la paix dans son propre pays», a déclaré M. Kerry, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue jordanien, Nasser Jawdeh.

	Jamais avec Al Assad…

	Un appel qui a dû sonner faux dans les oreilles des ministres des Affaires étrangères du Royaume-Uni, de France, du Qatar, de Jordanie, de Turquie et d’Arabie Saoudite.
	Mais qu’importe, John Kerry semble vouloir dicter la nouvelle approche américaine sur la Syrie qui tienne compte des forces en présence sur le terrain, mais aussi des arguments développés par ses homologues russes sans lesquels aucun accord n’est possible. C’est dire toute la complexité du travail de Kerry qui, tout en partageant le souci de ses partenaires parmi les Amis de la Syrie, n’ignore pas que le soutien de la Russie est la clé de voûte du succès de toute initiative de paix.

	Mais le secrétaire d’Etat américain a tracé une ligne rouge au régime de Damas. «Dans l’éventualité (...) où le régime Al Assad ne veut pas négocier de bonne foi sur la base (des conclusions du sommet) de Genève 1, nous évoquerons également notre soutien incessant et croissant à l’opposition, afin de leur permettre de continuer à se battre pour la liberté de leur pays», a-t-il averti.

	Kerry, le cœur et la raison

	C’est une véritable issue de secours qu’a offerte, hier, Kerry au régime Al Assad, l’invitant à montrer sa disponibilité à prendre part à la Conférence internationale sur la Syrie avec comme objectif un dialogue serein avec l’opposition pour trouver une solution politique à la crise. Mais avant d’en arriver là, John Kerry devrait d’abord convaincre ses pairs de le suivre. «Nous sommes déterminés à tenter, ce soir, de trouver les convergences dans les différentes approches, à trouver la convergence nécessaire pour faire appliquer Genève 1 (...) qui permettra au peuple syrien de choisir le futur de la Syrie», a-t-il déclaré.

	Lui-même sait qu’il est difficile de sauver le soldat Al Assad. «Est-ce que quelqu’un qui est accusé d’avoir tiré des gaz contre son propre peuple, qui a tué plus de 70 000 personnes (...), utilisé des chars et des obus contre des femmes et des enfants (...), est-ce que cette personne peut être jugée légitime pour diriger un pays dans l’avenir ?» a-t-il lancé. «C’est le cœur du conflit et c’est pourquoi les discussions ne sont pas aisées», a-t-il ajouté. Mais la Russie ne l’entend pas de cette oreille.

	Son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, a salué hier la réaction «constructive» du régime de Damas à l’organisation d’une conférence de paix dite «Genève 2» en recevant, à Moscou, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Moqdad. «Nous apprécions la réaction constructive des dirigeants syriens à cette proposition et considérons que votre visite va permettre d’aborder des détails concrets», a déclaré M. Lavrov au début des entretiens. Il y a eu certes un accord russo-américain à Moscou, mais celui-ci ne tient qu’à un cheveu… ]]></description>
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        <item>
           <title>Présidentielle iranienne : candidats à la candidature, la décantation commence</title>
           <author>Aniss Z. </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Wed, 22 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Wed, 22 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Deux des principaux candidats, Akbar Hachémi Rafsandjani et Esfandiar Rahim Mashaïe sont les cibles privilégiées des ultraconservateurs qui ont réclamé leur disqualification. 
	La course à la présidentielle iranienne est entrée, hier, dans une nouvelle phase avec la validation des candidats pour l’élection du 14 juin, un scrutin lourd d’enjeux pour le régime, quatre ans après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad. Le Conseil des gardiens de la Constitution, équivalent du Conseil constitutionnel, a invalidé la majorité des 686 candidatures enregistrées pour le scrutin. Cet organe devait, en effet, transmettre sa liste au ministère de l’Intérieur qui doit la rendre publique au plus tard demain. La campagne électorale débutera vendredi, pour se terminer le 13 juin. M. Ahmadinejad ne peut pas briguer un troisième mandat successif, selon la Constitution.     

	Deux des principaux candidats, l’ex-président modéré, Akbar Hachémi Rafsandjani, et Esfandiar Rahim Mashaïe, un proche du président Ahmadinejad, sont les cibles privilégiées des ultraconservateurs qui ont réclamé leur disqualification. Ils voient en Rafsandjani, au pouvoir entre 1989 et 1997, un «séditionniste» ayant soutenu les manifestations après la réélection de M. Ahmadinejad en juin 2009. L’ancien président avait alors évoqué les «doutes» d’une partie de l’opinion sur la régularité du scrutin, puis critiqué la répression qui a suivi. Son âge, 78 ans, fait aussi débat. Ses deux mandats, marqués par la reconstruction du pays après la guerre Iran-Irak et une relative ouverture vers l’Occident, en font le candidat par procuration des réformateurs, estiment les Occidentaux.

	Mashaïe, la bête noire des ultraconservateurs

	Autre bête noire des ultraconservateurs, M. Mashaïe est qualifié de «déviationniste», cherchant à promouvoir un «islam iranien». Il est également jugé trop libéral sur des questions sensibles, comme le port du voile. Alors que l’économie sera au centre de la campagne, le bilan du second mandat de Mahmoud Ahmadinejad a été plombé par les sanctions internationales pour tenter de faire fléchir l’Iran sur le dossier nucléaire.

	Mais selon un diplomate occidental, M. Mashaïe peut compter sur la popularité du président conservateur dans les couches populaires et sur le soutien d’une génération de responsables parvenus au pouvoir grâce à M. Ahmadinejad. Chez les conservateurs, qui semblent en position de force, trois noms se détachent, estiment plusieurs observateurs étrangers consultés par l’AFP: l’ex-chef de la diplomatie (1981-97), Ali Velayati, et le maire de Téhéran, Mohammad Bagher Ghalibaf, alliés au sein d’une coalition, ainsi que le négociateur en chef du dossier nucléaire, Saïd Jalili. M. Velayati, 67 ans, est un diplomate reconnu mais souffre d’un manque de soutien populaire, au contraire de M. Ghalibaf, jeune (51 ans) successeur de M. Ahmadinejad à la tête de la mairie de Téhéran en 2005.

	Il bénéficie de son passé d’ex-chef de la police nationale et d’ancien responsable des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime. Les contacts noués avec les acteurs économiques qui ont financé en partie sa politique de grands travaux sont aussi un atout. Enfin, la candidature «indépendante» de Saïd Jalili, 47 ans, a créé la surprise. Il bénéficie aussi du soutien des ultraconservateurs pour sa fermeté dans les discussions face aux grandes puissances et sa proximité avec le Guide.  
	  ]]></description>
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	Le candidat Esfandiar Rahim Mashaïe (à gauche), protégé du président sortant Mahmoud Ahmadinejad.
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        <item>
           <title>Ansar Charia engage un bras de fer avec le gouvernement</title>
           <author>Aniss Z. </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Wed, 22 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Wed, 22 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le groupe salafiste djihadiste Ansar Charia, qualifié de «terroriste» par les autorités tunisiennes, a appelé à manifester, vendredi à Kairouan, pour protester contre l’arrestation de leur porte-parole Seifeddine Raïs. 
	«Appel à tous les musulmans à un rassemblement de protestation et de soutien au porte-parole d’Ansar Charia, Seifeddine Raïs, devant le siège d’Ennahdha près de Bab Jalladine» à Kairouan, a annoncé, hier, ce groupe sur sa page facebook.
	Le ministère de l’Intérieur a pour sa part refusé de préciser les raisons de l’arrestation de M. Raïs. «La loi est appliquée lorsque une personne ne la respecte pas», s’est contenté de déclarer le porte-parole du ministère, Mohamed Ali Aroui, interrogé à ce propos
	Un autre représentant de ce ministère, Lotfi Hidouri, a pour sa part déclaré à l’AFP ne «pas avoir d’information» sur les faits reprochés à M. Raïs.

	Le ministère de la Justice a également refusé de commenter l’arrestation du porte-parole d’Ansar Charia. M. Raïs a été arrêté alors qu’il faisait un footing, dimanche à l’aube, à Kairouan, jour où son groupe comptait tenir un rassemblement, interdit par les autorités. En réaction à cette interdiction, les partisans de l’organisation djihadiste ont tenu leur rassemblement cité Ettadhamen, leur bastion près de Tunis, déclenchant des affrontements avec la police qui ont fait un mort et 18 blessés, dont 15 policiers, selon un bilan officiel. Par ailleurs, 274 personnes ont été arrêtées.

	Une «cellule terroriste» démantelée

	Après avoir longtemps toléré cette mouvance, les autorités ont multiplié les opérations contre les djihadistes, en particulier depuis le début du mois de mai lorsque le gouvernement a reconnu la présence de groupes armés d’Al Qaîda à la frontière avec l’Algérie. Ansar Charia a été créé après la révolution de 2011 par Abou Iyadh, un vétéran d’Al Qaïda en Afghanistan, que les autorités accusent de plusieurs attaques en Tunisie, dont celle de l’ambassade des Etats-Unis en septembre 2012.

	A ce propos, le ministère tunisien de l’Intérieur a annoncé, lundi, qu’une «cellule terroriste» préparant des attaques contre la police et l’armée tunisiennes avait été démantelée récemment dans la région de Kairouan. «Une cellule terroriste a été démantelée à Haffouz (région de Kairouan, 150 km de Tunis) et un jeune de 23 ans, qui envisageait d’attaquer la police et l’armée a été arrêté», a déclaré à la presse le porte-parole du ministère, Mohamed Ali Aroui, précisant que l’arrestation date du 16 mai.

	Il a ajouté que deux autres suspects étaient en fuite, montrant des images d’armes et équipements saisis : trois pistolets, des munitions et du matériel électronique pouvant servir à la fabrication de bombes artisanales. Un officier de police a par ailleurs été égorgé près de Tunis ce mois-ci par des salafistes djihadistes sur la base d’une fatwa de leur imam, a révélé mercredi à la presse Rached Ghannouchi, chef du parti islamiste Ennahdha, qui dirige le gouvernement. Le gouvernement, après avoir longtemps été accusé de laxisme, a multiplié les opérations visant les salafistes djihadistes depuis fin avril et la découverte des groupes armés liés à Al Qaîda. ]]></description>
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	Seifeddine Raïs, porte-parole d’Ansar Charia.
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        </item>
        <item>
           <title>Les brèves</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Wed, 22 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Wed, 22 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	-Yémen : des milliers de manifestants se sont rassemblés, hier, dans la ville d’Aden, dans le sud du Yémen, réclamant la «sécession» de cette région, ont rapporté des médias. Les protestataires qui se sont rassemblés sur la place des défilés à Khor Maksar, répondaient à un appel lancé par le dirigeant d’un mouvement sudiste en exil, Ali Salem Al Baid, pour marquer le 19e anniversaire de la proclamation, le 21 mai 1994, de la République sudiste en pleine guerre civile, remportée ensuite par les forces nordistes le 7 juillet de la même année. Les Sudistes estiment, aujourd’hui, avoir été marginalisés et discriminés par le Nord qu’ils accusent de négliger leur région.
	
	-Arabie Saoudite : les autorités saoudiennes ont arrêté 10 nouvelles personnes, dont un Libanais et un Turc, pour espionnage au profit de l’Iran, a annoncé hier un porte-parole du ministère de l’Intérieur. Ces personnes sont liées à un réseau d’espionnage, dont 18 membres ont été arrêtés en mars, a ajouté le porte-parole, cité par l’agence officielle SPA. Après le démantèlement du réseau, l’enquête «a conduit à l’arrestation de 10 autres (suspects) pour leur implication dans des actes d’espionnage du réseau : huit Saoudiens, un Libanais et un Turc», a déclaré le porte-parole. Au total, 27 suspects, dont un Iranien, un Turc et un Libanais, sont désormais détenus et seront présentés à la justice.
	
	-Oman : les Etats-Unis sont sur le point de conclure une vente d’armes à Oman estimée à 2,1 milliards de dollars, portant sur la livraison d’un système de défense aérien, ont indiqué hier des responsables américains. L’un des objectifs principaux du voyage du secrétaire d’Etat américain, John Kerry, à Mascate, est d’approuver la lettre d’intention signée entre Oman et l’industriel américain Raytheon avant la finalisation du contrat, ont-ils précisé à la presse à bord de l’avion transportant M. Kerry pour sa nouvelle tournée au Proche-Orient. «En janvier, les Omanais ont décidé d’acheter un système de défense sol-air fabriqué par Raytheon. Ce pour quoi le secrétaire (d’Etat) faisait campagne lorsqu’il était au Sénat», a indiqué un haut responsable du département d’État.
	
	-Sahara occidental : les participants à la rencontre des mouhafedhs tenue, lundi soir, à Tifariti, dans les territoires sahraouis libérés, ont réitéré leur détermination «à poursuivre la lutte» jusqu’à la libération totale de tous les territoires sahraouis. La participation de la délégation représentant les différentes villes sahraouies occupées, composée de 10 personnes, aux festivités commémorant le déclenchement de la lutte armée se veut «une occasion pour contacter les Sahraouis dans les camps de réfugiés et les territoires libérés», a indiqué le président de l’Organisation sahraouie de lutte contre la torture, Mami Ameur Salem, dans une déclaration à l’APS en marge de cette rencontre. «Nous considérons que c’est aussi une occasion à même de permettre à ces représentants d’informer les différentes délégations étrangères présentes et les médias sur les graves violations commises par l’Etat marocain dans les territoires occupés notamment après les différentes intifadhas appelant à l’indépendance du Sahara occidental», a-t-il affirmé.
	
	-USA : les Etats-Unis devaient procéder hier au lancement d’un missile balistique intercontinental (ICBM), un test qui avait été reporté en avril pour éviter d’envenimer la crise avec la Corée du Nord, a annoncé l’armée de l’air américaine. Le missile Minuteman III, non équipé de sa charge nucléaire, devait décoller entre 3h01 et 9h01 (10h01 et 16h01 GMT) de la base de Vandenberg (Californie) vers l’atoll de Kwajalein dans le Pacifique, à près de 7000 kilomètres de distance. Les Etats-Unis comptent quelque 450 missiles Minuteman III répartis dans des silos sur les bases de Minot, de Warren (Wyoming) et de Malmstrom (Montana). Il est en service depuis le début des années 1970 et l’Air Force compte le moderniser jusqu’à 2030. ]]></description>
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           <title>La France, pays le plus raciste d’Europe</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Un article paru dans le Washington Post et basé sur une étude suédoise, classe la France comme le pays le plus raciste d’Europe. 
	Très peu de données fiables existent sur le racisme et lorsqu’ enfin des études sont publiées, les variables utilisées pour l’évaluation ne permettent pas de faire des conclusions solides. C’est le cas de cette récente «cartographie du racisme». Les économistes suédois, Nicolas Berggen et Therese Nilsson ont cherché à savoir s’il y avait une corrélation entre la liberté économique et le niveau de tolérance. Pour ce faire, les habitants de dizaines de pays, sur tous les continents, ont été priés de dire quelles personnes ils ne voudraient pas avoir comme voisins.

	Parmi les réponses proposées figuraient «les personnes d’une autre race» (c’est le mot précisément utilisé dans l’étude). La fréquence avec laquelle les habitants d’un pays répondaient qu’ils ne voulaient pas d’un voisin d’une «race» différente a été considérée comme un indicateur de la plus ou moins grande tolérance. A partir des résultats obtenus, Max Fisher, un journaliste du Washington Post a dressé une carte du racisme en fonction des pays.

	C’est ainsi qu’est née la cartographie du racisme.  Pour l’Europe, les pays de l’Est apparaissent plus tolérants que leurs voisins riches et éduqués d’Europe occidentale, ce qui, d’après le Washington Post, pourrait s’expliquer par l’importance des questions liées à l’immigration et l’identité nationale dans ces derniers pays. La France remporte la triste palme du pays le plus raciste d’Europe avec 22,7% des sondés qui disent ne pas souhaiter avoir un voisin de «race» différente. Ainsi, selon cette étude, la France serait plus raciste que les Etats-Unis, la Russie, le Belarius, la Lettonie, etc.
	  ]]></description>
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           <title>Ansar Charia-AQMI, les liaisons dangereuses</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Chez le citoyen tunisien lambda, cette action anti-salafiste djihadhiste a été classée à l’actif du nouveau ministre de l’Interieur, l’indépendant Lotfi Ben Jeddou. 
	Tunis
	De notre correspondant
	
	Le chef du gouvernement tunisien, Ali Larayedh, était certes à Doha lors des incidents de Kairouan et de la cité Ettadhamen entre les salafistes et les forces de l’ordre. Il n’empêche qu’il a appuyé la rigueur de la riposte du ministère de l’Intérieur contre les «terroristes». Qu’y a-t-il derrière ce durcissement ? Y aurait-il confirmation des liens entre AQMI et Ansar Charia ? Si le ministère tunisien de l’Intérieur a durci le ton contre les salafistes, la raison ne saurait se résumer au changement à sa tête de Ali Larayedh par Lotfi Ben Jeddou.

	Le premier étant l’actuel chef du gouvernement et a toujours la «haute main» sur la politique à mener en matière de sécurité. Ce seraient plutôt les dernières découvertes sur les liaisons dangereuses d’Ansar Charia avec Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) et leurs desseins pour la Tunisie qui auraient changé la donne. Ce conditionnel est imposé par le flou avec lequel Ali Larayedh a entouré cet attribut, «terroriste», nouvellement utilisé par le chef du gouvernement contre les salafistes rigoristes. Ceux-là mêmes qui «annoncent une nouvelle culture» et «rappellent sa jeunesse au président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi», pas plus tard qu’en mars dernier.

	Les raisons d’un changement de discours

	Pour comprendre le changement du discours officiel, il est utile de revenir sur la manière avec laquelle les propos de Ali Larayedh ont évolué. En décembre 2012, à une question portant sur les liens présumés entre Ansar Charia et Qatiba Okba Ibn Nafaâ qu’AQMI tentait d’installer en Tunisie, le ministre de l’Intérieur d’alors avait répondu : «AQMI recrute parmi les sympathisants d’Ansar Charia. C’est sûr ! Mais nous n’avons pas encore établi de liens entre les deux structures. Nous ne saurons donner une réponse ferme à cette question.» Depuis décembre, et selon les déclarations des ministères de l’Intérieur et de la Défense, «il y a eu une quarantaine d’arrestations en rapport avec cette katiba, qui sont toutes dans la mouvance proche d’Ansar Charia».

	Mais jusqu’à la toute dernière conférence de presse, malgré le soutien présumé de cette mouvance aux maquisards de Kasserine, leur vénération du cheikh martyr Oussama Ben Laden et le fait que leur leader, Seifellah Ben Hassine, alias Abou Yadh, soit un ancien lieutenant du chef d’Al Qaîda, les deux ministères n’ont jamais déclaré de lien organique entre AQMI et Ansar Charia. Plus encore, leurs tentes de prédication n’ont jamais été perturbées, malgré leurs discours violents et leurs prêches incendiaires, ce qui a poussé l’opposition à accuser le gouvernement de la troïka, notamment Ennahdha, de connivence avec les salafistes djihadistes.

	Ennahdha dos au mur

	Donc, face à ce durcissement dans les discours et les actes du gouvernement contre Ansar Charia et faute d’une communication gouvernementale transparente sur la question, on ne peut que présenter les analyses d’observateurs. Pour l’islamologue Néji Jalloul, il y a deux raisons derrière ce revirement. D’une part, Ennahdha ne peut plus se cacher la vérité évidente du lien organique entre Ansar Charia et AQMI. «Ils prêchent les mêmes objectifs. Les sympathisants d’Ansar Charia ont manifesté en soutien aux maquisards. L’aide logistique est assurée par ces mêmes sympathisants. Le lien organique est évident sur le terrain, comme au Mali et en Syrie», a-t-il souligné.

	«Le trouble-fête de l’opposition pourrait également devenir dangereux pour ceux qui l’ont entretenu», a ajouté l’historien.
	D’autre part, le mouvement Ennahdha commence à ressentir l’usure de la sympathie, dont il bénéficiait, suite à ses défaillances socioéconomiques et sécuritaires. «Le retour des investisseurs et des touristes ne pourrait se réaliser sans le retour du calme. Il fallait impérativement rétablir la confiance dans le site Tunisie», a précisé Néji Jalloul. Il n’empêche que, chez le citoyen lamda, cette action anti-salafiste djihadiste a été classée à l’actif du nouveau ministre de l’Intérieur, l’indépendant Lotfi Ben Jeddou, qui s’est éloigné de «la complaisance de son prédécesseur, Ali Larayedh, avec les salafistes». ]]></description>
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	Les leaders d’Ansar Charia lors d’une conférence de presse à Tunis.
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           <title>Haram Al Charif : Israël annule une mission de l’Unesco</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Israël a annoncé, hier, l’annulation d’une mission de l’Unesco pour expertiser l’état du patrimoine dans la vieille ville de Jérusalem-Est occupée et annexée, accusant les Palestiniens d’avoir «politisé» cette mission. 
	Interrogée, une porte-parole de l’Unesco à Paris, Sue Williams, a affirmé à l’AFP que «la mission n’est pas annulée, elle a été reportée», indiquant que la nouvelle date n’était pas encore déterminée. «Les Palestiniens n’ont pas respecté les accords. La visite était censée être professionnelle, ils ont pris des mesures montrant qu’ils politisaient l’événement sans laisser la délégation se concentrer sur les aspects professionnels», a déclaré à l’AFP une responsable du ministère israélien des Affaires étrangères. Elle a reproché aux Palestiniens de «vouloir discuter des questions politiques avec la mission» et de «pousser pour que la délégation visite le mont du Temple», appellation juive de l’esplanade des Mosquées, dans la vieille ville.

	Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad Al Malki, a confié à l’AFP «ne pas être surpris par cette décision parce que nous trouvions que l’accord d’Israël à la visite de la mission n’était pas très convaincant». «Les efforts se poursuivent avec le bureau de la directrice générale de l’Unesco et plusieurs parties pour permettre à la mission de mener ses travaux», a-t-il ajouté. Peu auparavant, le conseiller du président palestinien, Mahmoud Abbas, pour les questions de Jérusalem, Ahmad Rouweidi, avait affirmé à la radio officielle, Voix de la Palestine, que la mission devait arriver dans la journée et commencer ses travaux mardi (aujourd’hui, ndlr).

	La mission «rencontrera une commission palestinienne formée de spécialistes qui lui rendra compte des violations israéliennes, comme les constructions sous (la mosquée) Al Aqsa», située sur le Haram Al Charif (lieu sacré pour les musulmans), avait-il indiqué, soulignant «espérer que la mission produira un rapport établissant les violations israéliennes à Jérusalem». «D’après le programme dont nous avons connaissance, la mission visitera Al Aqsa, mais nous savons qu’Israël fera tout ce qu’il peut pour l’en empêcher», avait-il ajouté.

	L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) avait annoncé dans un communiqué, le 24 avril, l’envoi en mai d’une «mission d’experts afin d’examiner l’état de conservation du site du patrimoine mondial de la vieille ville de Jérusalem et ses remparts», pour la première fois depuis 2004. Les conclusions et recommandations de la mission seront «présentées au Comité du patrimoine mondial lors de sa prochaine session qui aura lieu à Phnom Penh, au Cambodge, en juin 2013», selon le texte. «La Jordanie et la Palestine, soutenues par les pays arabes, ont réussi à pousser Israël, pour la première fois depuis 2004, à accepter et faciliter une mission d’experts de l’Unesco afin d’enquêter et d’évaluer l’état du patrimoine et la protection de la vieille ville et de ses remparts», avait annoncé le même jour le palais royal jordanien. Le roi de Jordanie, Abdallah II, et le président palestinien ont signé, en mars, un accord confirmant le rôle historique de la Jordanie en tant que gardienne des lieux saints musulmans d’Al Qods. ]]></description>
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           <title>Repère : tergiversation européenne</title>
           <author>Mohammed Larbi </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[  
	L’Union européenne (UE) a-t-elle une politique proche-orientale ? Elle en a une effectivement, et même depuis bien longtemps, sauf qu’en termes de constance, il y a à dire. Elle vient de le rappeler à l’occasion d’un débat qui a tourné court puisque la décision d’étiquetage des produits des colonies israéliennes a été tout simplement reportée. Ni sanction ni embargo et par ailleurs sans incidence sur les relations économiques entre Israël et l’UE.  Tout juste une décision souhaitée par les Palestiniens pour bien marquer l’origine des produits en question, soit les colonies israéliennes déclarées illégales par les instances internationales.

	Un débat devenu récurrent, porté aussi par des organisations européennes, mais au bout du compte, le silence. En octobre 2012, un rapport publié par 22 ONG indiquait que l’UE importait chaque année 15 fois plus de biens en provenance des colonies israéliennes que des Territoires palestiniens, soit 230 millions d’euros contre 15 millions d’euros. Il ne s’agit pas d’une simple comptabilité, mais de se conformer à un discours et de décisions découlant de la règle même de l’illégalité s’agissant, depuis au moins une année, d’appliquer pleinement «la législation européenne et les accords bilatéraux concernant les biens produits dans les colonies». Cela n’a pas été fait, la question n’ayant même pas été soumise à la récente réunion des chefs de la diplomatie européens.

	Comment aurait-il pu en être autrement quand la question palestinienne est étouffée ou déplacée dans l’ordre des priorités et des urgences, puisque, à entendre un ministre européen, ne sont considérées comme telles que l’Iran et le conflit syrien. Une espèce de sentence qui occulte le fait que l’Iran ne dispose pas encore de l’arme nucléaire, à supposer qu’une décision en ce sens ait été prise, alors qu’Israël, et de l’aveu même de ses dirigeants, dispose d’un arsenal nucléaire, dévoilant même les filières empruntées pour y accéder. Ni TNP ni inspections, mais «ambiguïté nucléaire», une formule inventée pour Israël.

	L’Europe aurait pu, avec ce vote même insuffisant, se rapprocher de sa position adoptée lors du sommet de Venise en 1980, soutenant le droit des Palestiniens à la création de leur Etat indépendant et s’opposant au processus de colonisation entamé au lendemain de la guerre de juin 1967. L’UE donne l’impression d’aborder la question palestinienne en s’attaquant aux effets, ce qui, aussi insuffisant soit-il, a tout de même un impact politique.

	Le report aurait été demandé par le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, qui tentera cette semaine encore de relancer les discussions de paix israélo-palestiniennes. «John Kerry et d’autres hauts responsables américains ont demandé à Mme Catherine Ashton et à son équipe, de même qu’à plusieurs Etats majeurs de l’UE, de reporter l’entrée en vigueur de cette mesure», affirme un journal israélien. Une telle version n’a pas été confirmée. Ni infirmée d’ailleurs. Mais, ne manque-t-on pas de se demander, est-ce que la démarche américaine et le projet européen ne seraient-ils pas complémentaires afin justement d’affirmer la plus vaste opposition possible à la politique israélienne et d’amener les dirigeants israéliens à mettre fin à leur intransigeance ?

	D’ailleurs, ces derniers refusent jusqu’au gel de la colonisation, alors même et en vertu des résolutions du Conseil de sécurité, chacun de leurs actes en ce sens est illégal. La situation est telle aujourd’hui que la solution dite à deux Etats paraît difficile, sinon impossible à réaliser. Dans tous les cas de figure, il s’agit de réaffirmer des points de droit et de rendre justice au peuple palestinien, rien d’autre. ]]></description>
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           <title>Le peuple sahraoui célèbre le 40e anniversaire du déclenchement de sa lutte armée</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Le peuple sahraoui a célébré hier le 40e anniversaire du déclenchement de la lutte armée dans la ville de Tifariti libérée à travers des parades militaires et exhibitions artistiques en présence du président sahraoui, Mohamed Abdelaziz. 
	Des personnalités internationales et des délégations représentant les wilayas et les institutions nationales sahraouies ont pris part à ces festivités commémoratives. «La célébration du 40e anniversaire de la création du Front Polisario et du déclenchement de la lutte armée intervient alors que de nombreux acquis internationaux ont été réalisés au double plan politique et diplomatique dont l’obtention par le Sahara occidental du statut de membre de l’UA (ex-OUA) et sa reconnaissance par 80 pays à travers le monde», a indiqué à l’occasion l’agence de presse sahraouie (SPS).

	La même source a précisé que «le Front Polisario jouit d’une place privilégiée, étant le représentant unique et légitime du peuple sahraoui et un partenaire de paix dans la région avec la reconnaissance de l’ONU et de toutes les organisations internationales. En revanche, aucun Etat ou organisation ne reconnaît les visées expansionnistes du Maroc au Sahara occidental qui demeure une question de décolonisation, selon les résolutions et recommandations de l’Assemblée générale de l’ONU et de son Conseil de sécurité».

	S’agissant des territoires occupés, l’agence de presse sahraouie a souligné «le rejet croissant de l’occupation marocaine à travers l’intifadha pacifique en dépit de la férocité de la répression marocaine ainsi que la condamnation des pratiques du régime marocain par plusieurs organisations internationales». L’ONU «soutient la nécessité du respect du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et appelle le régime marocain à améliorer la situation des droits de l’homme, conformément au droit international, dans la perspective d’un règlement juste de la question sahraouie», a ajouté la SPS. 

	Pour rappel, le Front Polisario a entamé la lutte armée le 20 mai 1973 et poursuit sa résistance armée face à l’occupant marocain depuis 1975. Le premier Conseil national sahraoui provisoire a été créé le 28 novembre 1975, avant la proclamation de la République sahraouie, juste après le départ du dernier soldat espagnol du Sahara occidental le 27 février 1976. Le Front Polisario a été reconnu comme le représentant légitime du peuple sahraoui conformément à la résolution 34/37 adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU le 21 novembre 1979.
	  ]]></description>
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           <title>Un Syrien décapité pour trafic de drogue</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Un Syrien, condamné à mort pour trafic de  drogue, a été décapité au sabre, hier, dans le nord de l’Arabie Saoudite, a annoncé le ministère de l’Intérieur, à Ryad. 
	Mohammed Youssef Ezzeddine a été exécuté dans la ville de Qurayat, proche de la frontière jordanienne, a précisé le ministère. Ce Syrien avait introduit en Arabie Saoudite, à des fins de trafic, une grosse quantité de narcotiques. Sa décapitation porte à 41 le nombre de personnes exécutées en Arabie Saoudite, depuis le début de 2013, selon un décompte de l’AFP basé sur les   communiqués officiels.

	En 2012, 79 personnes avaient été décapitées dans le royaume, selon Amnesty   International, qui place l’Arabie au quatrième rang des pays qui exécutent le plus de condamnés à mort dans le monde. Le viol, le meurtre, l’apostasie, le vol à main armée et le trafic de drogue sont passibles de la peine capitale en Arabie Saoudite.              
	  ]]></description>
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           <title>«Le Maroc semble incapable de gouverner sans la violence»</title>
           <author>Zine Cherfaoui </author>
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           <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Le peuple sahraoui a célébré, hier, le 40e anniversaire du déclenchement de sa lutte armée contre l’occupation marocaine, après avoir commémoré, le 10 mai courant, la création du Front Polisario (10 mai 1973). Spécialiste du conflit, Jacob Mundy, actuellement professeur à Colgate University (New York), décrypte pour nous les enjeux de la dernière réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée au dossier sahraoui. Celui-ci (le Conseil de sécurité) a, rappelle-t-on, adopté le 25 avril dernier la résolution 2099 dans laquelle il a réitéré son appel à «une solution politique juste et durable acceptée par les deux parties et qui garantit le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination». 
	-Comment expliquez-vous le regain d’intérêt du gouvernement américain pour le conflit du Sahara occidental ces derniers temps ?  

	Ce regain d’intérêt américain est probablement dû au nouveau secrétaire d’Etat américain, John Kerry. Ce dernier soutient le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination depuis de nombreuses années. C’est son collègue, le regretté sénateur Edward Kennedy, qui l’a sensibilisé sur la question du Sahara occidental après qu’il soit lui-même devenu sénateur de l’Etat du Massachusetts. Kennedy a été l’un des premiers sénateurs à soutenir le droit du Sahara occidental à l’indépendance.

	L’ancienne secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, comme chacun le sait, est plus complaisante à l’égard du Maroc pour des raisons personnelles et politiques. Sans Hillary Clinton, la représentante américaine aux Nations unies, Susan Rice, qui est également favorable à la lutte du Sahara occidental, aura désormais plus de liberté au Conseil de sécurité de l’ONU pour faire pression afin d’obtenir l’élargissement à la surveillance des droits humains du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso).

	-Quelle est exactement, aujourd’hui, la position des Etats-Unis sur le conflit au Sahara occidental et quels sont les éléments qui contribuent à la définir ?

	Si les parties en conflit, c’est-à-dire le Maroc et le Polisario, s’entendent sur un projet d’autonomie, les Etats-Unis vont soutenir. Si celles-ci conviennent d’un référendum sur l’indépendance, Washington va également soutenir. Les Etats-Unis aimeraient voir le conflit du Sahara occidental connaître une solution juridique qui respecte l’autodétermination. Toutefois, l’autodétermination n’a jamais été la priorité de la Maison-Blanche. En revanche, un Maghreb stable constitue la priorité des Etats-Unis. Dans les conditions actuelles, toute solution au conflit du Sahara occidental doit être acceptée par tous du point de vue de Washington.

	Les Etats-Unis feront toujours le choix du statu quo en premier dans le cas où une solution menacerait de déstabiliser la région. Ils ne soutiendront donc pas une solution imposée aux parties. L’ancien émissaire de l’ONU, James Baker, avait par exemple souhaité voir le Conseil de sécurité imposer sa solution au Maroc. La Maison-Blanche avait toutefois rejeté l’idée. Inversement, le Maroc, en 2007, voulait imposer sa proposition «d’autonomie» pour le Sahara occidental. La suite tout le monde la connaît : le gouvernement américain l’a rejetée et a choisi la voie des négociations en soutenant la nomination de l’ambassadeur actuel, Christopher Ross. Cette attitude (politique) est déterminée par un intérêt historique : celui de voir s’établir un gouvernement stable à l’embouchure de la Méditerranée. Comme avec l’Egypte, la priorité américaine au Maroc n’est pas le régime en tant que tel mais la stabilité que le régime offre. Toutes les autres considérations, y compris l’Algérie et ses ressources énergétiques, sont secondaires.

	-Avant la dernière réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental (25 avril 2013), les Etats-Unis ont présenté un projet de résolution appelant à élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés. Washington a fini par se rétracter à la dernière minute. Qu’est-ce qui explique ce changement d’attitude ?

	Les Etats-Unis ont voulu envoyer un signal au Maroc, mais pas au prix de perdre la présence de l’ONU au Sahara occidental. Un veto français aurait mis fin, en effet, à l’existence de la Minurso. Ce n’est dans l’intérêt de personne que cela se produise. Sur la question du Sahara occidental, le Conseil de sécurité utilise le consensus pour adopter des résolutions sur la Minurso. Il y a eu quelques exceptions à cette règle. La dernière en date remonte à février 2000, lorsque les Etats-Unis et la France ont abandonné le processus référendaire pour protéger le nouveau roi, Mohammed VI. Avec un vote, il n’aurait pas pu gagner. Cela fut une réunion du Conseil de sécurité très controversée.

	-Pourquoi, d’après-vous, la France s’oppose à la surveillance des droits humains au Sahara occidental ?

	Si elles avaient obtenu l’élargissement des prérogatives de la Minurso, les Nations unies auraient eu largement la possibilité de documenter les violations quotidiennes des droits humains par le Maroc. C’est la raison pour laquelle la France s’oppose à la surveillance des droits humains au Sahara occidental. Le Maroc semble être incapable de gouverner le Sahara occidental sans l’usage de la violence, la peur et le contrôle de la société. Le suivi régulier des droits de l’homme conduirait nécessairement à une intervention plus importante de l’ONU (envoi par exemple de rapporteurs spéciaux sur la torture et les exécutions sommaires). Des poursuites de la CPI pourraient même être envisagées.

	-Avant qu’elle ne change, la proposition américaine a donné des sueurs froides au Maroc. C’est probablement la première fois que les Etats-Unis mettent en difficulté leur allié traditionnel dans la région. Qu’est-ce qui explique la montée au créneau de Washington ? Les Etats-Unis sont-ils en train de revoir leur politique maghrébine ?

	Non, il ne s’agit pas d’une révision radicale de la politique américaine à l’égard du Maghreb ou du Sahara occidental. Sous l’Administration Obama, les Etats-Unis n’ont cessé d’exercer des pressions sur le Conseil de sécurité pour qu’il élargisse le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme. Les Etats-Unis ont souvent rappelé à l’ordre Rabat concernant les violations des droits de l’homme. Mais cela s’est toujours fait avec beaucoup de discrétion. En avril 2013, cela a changé. Depuis 2003 (plan Baker), c’est effectivement la première fois que les Etats-Unis s’opposent ouvertement au Maroc. Mais dans les deux cas, Washington tentait en réalité de pousser le Maroc à gagner les cœurs et les esprits des Sahraouis.

	-A votre avis, pourquoi le Maroc ne veut pas entendre parler d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental ?

	Du plus petit village du Haut-Atlas jusque dans les rues de Casablanca, il est difficile de trouver une divergence d’opinions sur la question du Sahara occidental. En privé, les Marocains remettent en question les «lignes rouges» traditionnelles de la société (la monarchie, l’islam, l’armée, etc.), mais pratiquement aucun ne remet en cause la question du Sahara occidental. C’est un accomplissement incroyable de l’idéologie nationaliste ! La plus grande victime de cette idéologie est le roi lui-même.

	-Comment ça ?

	Il est dit quelque part que les rois sont les pions de l’histoire. Personnellement, je pense que Mohammed VI est le pion d’une histoire qu’il n’a pas écrite. Il doit suivre l’histoire que son défunt père, le roi Hassan II, lui a léguée. Celle-ci ressemble beaucoup à la tragédie d’Hamlet. Mohammed VI subit. Il est gouverné par des fantômes. A l’inverse, Hassan II a été brutal mais respecté. Même les dirigeants du Polisario pourraient dire : nous aurions pu travailler avec Hassan II mais pas avec ce nouveau roi et son régime. La raison est que Hassan II a obtenu son trône en survivant à des moments très difficiles et en prenant le Sahara occidental de l’Espagne. En somme, seul Hassan II a pu prendre le Sahara occidental et donc lui seul aurait pu le rendre. Mohammed VI n’a pas pris le Sahara occidental. Il n’a donc pas le droit de le rendre. Plus de trois décennies après, le Sahara occidental est devenu la chasse gardée de puissants intérêts dans l’armée et le makhzen. Le fait aujourd’hui que la pêche et l’exploitation des phosphates soient très rentables n’incite pas le Maroc à abandonner ce territoire.

	-Comment voyez-vous l’évolution du conflit ?

	Dans mon livre et sur le site web de Foreign Policy (Politique étrangère), j’ai soutenu que Washington n’interviendra dans le conflit du Sahara occidental que s’il devient une crise majeure et menace de déstabiliser le Maroc. Si, aujourd’hui, le Timor oriental est indépendant c’est parce que Bill Clinton a été forcé de faire un choix : permettre qu’un second génocide s’y produise ou dire à l’Indonésie de se retirer. Moubarak est parti parce qu’Obama a été aussi forcé de faire un choix, en particulier lorsque les travailleurs ont menacé de bloquer le canal de Suez. La même logique s’applique au Sahara occidental. Jusqu’à ce que les Etats-Unis soient obligés de faire un choix au Sahara occidental, ils choisiront toujours de ne pas choisir.
	  ]]></description>
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	Pr Jacob Mundy, spécialiste du Sahara occidental.
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        <item>
           <title>les forces de l’ordre matent les salafistes</title>
           <author></author>
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           <category>International</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Onze blessés parmi les forces de l’ordre, un mort et trois blessés parmi les manifestants. 
	Tunis
	De notre correspondant
	
	Les forces de l’ordre tunisiennes sont parvenues à contenir les manifestations violentes organisées hier à la cité Ettadhamen (faubourg de Tunis), Ben Guerdane (frontière libyenne) et à Kairouan par des sympathisants de la mouvance salafiste Ansar Charia. Ces derniers sont sortis dans la rue pour exprimer le refus de l’interdiction par le ministère de l’Intérieur du meeting annuel d’Ansar Charia, qui devait se tenir hier à Kairouan. Onze blessés sont à déplorer parmi les brigades de l’ordre public, ainsi que trois manifestants.

	Comme cela a été prévu en rapport avec les préparatifs constatés ces derniers jours par le ministère tunisien de l’Intérieur, la ville de Kairouan était hier pratiquement barricadée par les forces de l’ordre pour empêcher l’arrivée des sympathisants d’Ansar Charia, dont le meeting, prévu pour l’après-midi d’hier, a été interdit. Tous les accès à la ville étaient passés au peigne fin. La place du supposé meeting était occupée par les forces de l’ordre. Même la brigade canine a fait son apparition. Une démonstration de force en bonne et due forme, comme la Tunisie n’en a pas connue depuis le 14 janvier 2011.

	Pourtant, la direction de ladite mouvance salafiste djihadiste n’a pas baissé les bras jusqu’au dernier moment.
	Les pages de sympathisants de la mouvance sur les réseaux sociaux avaient continué, jusqu’à samedi soir, à indiquer des voies détournées pour accéder à la ville de Kairouan, dans l’espoir de rassembler un nombre suffisant de militants afin de défier les forces de l’ordre et tenir le meeting. La direction a refusé d’obtempérer aux conseils des sages de la ville de Kairouan, l’imam de la grande mosquée Mohamed Khelif en tête, proposant un report du meeting en attendant de trouver un compromis avec les autorités. Nenni, continuaient-ils à dire lors des tractations.

	Il n’empêche qu’ils étaient gagnés par le doute, comme l’atteste l’incident à l’origine de l’arrestation de leur porte-parole, Seifeddine Erraïes. Ce dernier aurait en effet injurié les agents de l’ordre, samedi soir, au niveau d’un barrage aux environs de Kairouan, provoquant son arrestation. Le ministère public a ordonné l’ouverture d’une instruction judiciaire à son encontre pour «incitation au meurtre» contre les journalistes et les agents de la police.

	Manifestations violentes

	Finalement, résigné à l’impossibilité de la tenue de leur troisième meeting annuel à Kairouan, dans l’objectif de braver l’interdit du ministère de l’Intérieur, Ansar Charia a appelé ses sympathisants à le transférer à la cité Ettadhamen, un faubourg populaire à proximité de Tunis, où le mouvement dispose de sympathies parmi les citoyens. Au même moment, les membres du mouvement se sont rassemblés dans la mosquée de la cité Ennasr à Kairouan et également à Ben Guerdane.

	Les pages du mouvement sur les réseaux sociaux annonçaient des «meetings de prédication» et se vantaient de «la réussite du mouvement à braver l’interdiction du ministère de l’Intérieur». Mais sur le terrain, c’étaient des manifestations sporadiques avec des pneus brûlés et des jets de pierres contre les forces de l’ordre, notamment à la cité Ettadhamen. Les forces de l’ordre ont pourtant cherché à éviter la confrontation et opéré un recul tactique. On parle de près de 700 manifestants, dont certains ont usé d’armes blanches et de cocktails Molotov. Ces incidents ont provoqué onze blessés parmi les forces de l’ordre, dont un gravement atteint.

	De même, trois manifestants ont été blessés, dont un gravement. Une vingtaine d’arrestations ont été opérées, selon les sources du ministère de l’Intérieur. Les incidents se poursuivaient encore alors que nous mettons sous presse.
	Du côté de Kairouan, la manifestation de Bab Jelladdine, près de la mosquée Okba Ibn Nafaâ, a plutôt rassemblé des pilleurs et été vite dispersée par les forces de l’ordre. Par contre, le rassemblement de la mosquée de la cité Ennasr, sur la route de Haffouz, a rassemblé des centaines de sympathisants de la mouvance salafiste. Mais il n’a pas dégénéré. Tout comme le rassemblement de Ben Guerdane, cette ville limitrophe de la Libye, qui a réuni des centaines de sympathisants d’Ansar Charia qui se sont limités à scander des slogans contre le gouvernement.

	Ainsi s’ouvre une nouvelle page entre le gouvernement tunisien et les salafistes. Pour la première fois depuis le 14 janvier 2011, ils sont contrés avec une telle rigueur. Laquelle rigueur s’explique par leur accusation de terrorisme exprimée publiquement, avant-hier pour la première fois, par le chef du gouvernement, Ali Larayedh, dans une intervention sur Al Jazeera. Quels lendemains pour la lutte contre le terrorisme en Tunisie ?
	
	  ]]></description>
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	Contrôle de la police tunisienne sur la route menant à Kairouan.
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        <item>
           <title>Bachar Al Assad reprend la main</title>
           <author>Hassan Moali </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Il semble de plus en plus que le régime de Bachar Al Assad reprenne la main dans sa double bataille diplomatique et militaire contre l’opposition armée. Son armée a affirmé, hier, contrôler le cœur de Qousseir, place forte des rebelles dans le centre du pays. 
	Une victoire militaire qui survient au lendemain des déclarations du président Al Assad à travers lesquelles il rappelait, avec fermeté, qu’il était indéboulonnable du pouvoir avant l’élection présidentielle de 2014. Une soudaine assurance qu’il retrouve grâce sans doute au fameux accord russo-américain qui n’évoque pas expressément son départ dans le cadre d’une solution politique.
	Une assurance de Bachar Al Assad qui tranche radicalement avec la peur panique qui s’est emparée du tandem constitué du Qatar et de l’Arabie Saoudite, dont l’intervention armée en Syrie semble s’inscrire au passé.
	Ce binôme a d’ailleurs rué hier dans les brancards pour essayer de piéger la conférence internationale baptisée «Genève 2» sur la Syrie.

	La Ligue arabe sous contrôle de Doha a annoncé, hier, la tenue, jeudi prochain, au Caire d’une réunion «urgente» du comité ministériel chargé de la crise syrienne au niveau des ministres arabes des Affaires étrangères. Un comité, faut-il le souligner, présidé par le sulfureux ministre des Affaires étrangères du Qatar, Hamad Bin Jassem (HBJ). Et comme il fallait s’y attendre, cette réunion intervient à la demande de l’Etat du Qatar afin de débattre des développements de la situation en Syrie à la lumière de l’entente américano-russe sur la tenue de la conférence internationale de Genève 2.

	Le comité ministériel arabe se réunira un jour avant la réunion de coordination du groupe des Amis de la Syrie prévue, mercredi, dans la capitale jordanienne Amman qui regroupera les ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, de France, de Turquie, d’Allemagne, d’Italie, du Qatar, d’Arabie Saoudite, des Emirats et d’Egypte.

	Le Qatar convoque d’urgence la Ligue arabe

	Et pendant que ces tractations diplomatiques ont cours, l’armée de Bachar Al Assad gagne des points et des positions sur le terrain.
	Elle a finalement pu reprendre la ville de Qousseir peuplée de 25 000 habitants et située sur l’axe stratégique reliant la capitale au littoral et qui échappe à son contrôle depuis plus d’un an.
	«Si l’armée parvient à contrôler Qousseir, c’est toute la province de Homs qui tombe» aux mains du régime, estime Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), qui s’appuie sur un large réseau de militants et de sources médicales et militaires. Le Conseil national syrien (CNS), principale composante de l’opposition, a dénoncé «les tentatives de faire disparaître la ville et ses habitants de la carte» et appelé à «une réunion urgente de la Ligue arabe en vue d’arrêter le massacre».

	Un SOS qui en dit long sur le déséquilibre des forces en présence sur le terrain, contrairement à la propagande d’Al Jazeera et Al Arabia pour qui les rebelles étaient devant le palais présidentiel d’Al Assad…
	Dans un entretien accordé à l’agence de presse officielle argentine Telam et au grand quotidien Clarin, le président Al Assad paraissait confiant et sûr de sa puissance. «Démissionner, ce serait fuir», a affirmé M. Al Assad, estimant que «sur la question de savoir qui doit partir et qui doit rester (...), c’est le peuple syrien qui le déterminera lors de l’élection présidentielle de 2014». Bien qu’il se soit montré sceptique quant au succès de la conférence internationale prévoyant un dialogue opposition-régime, le maître de Damas s’est tout de même félicité du rapprochement américano-russe.
	  ]]></description>
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        </item>
        <item>
           <title>Les brèves</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	-Irak : le Premier ministre irakien, Nouri Al Maliki, a appelé, hier, à des prières conjointes sunnites-chiites après une série d'attaques visant des lieux de culte, estimant que leurs auteurs étaient des ennemis des deux confessions. «J'appelle à des prières conjointes (...) dans l'une des plus grandes mosquées de Baghdad» chaque vendredi, a déclaré M. Maliki dans un communiqué. «Ceux qui visent les mosquées sont les ennemis des sunnites comme des chiites, et cherchent à enflammer le conflit» entre confessions, a-t-il ajouté. Vendredi, deux bombes ont fait 41 morts près d'une mosquée sunnite après la prière hebdomadaire à Baqouba, au nord-est de Baghdad, au lendemain d'un attentat-suicide ayant fait 12 morts à l'entrée d'un lieu de culte chiite à Kirkouk (nord).
	Les tensions sont vives entre le gouvernement de M. Maliki, un chiite, et la minorité sunnite du pays, qui manifeste depuis près de cinq mois dans plusieurs régions du pays en accusant les autorités de la marginaliser et d'abuser contre elle de l'arsenal judiciaire antiterroriste.
	
	-Sahara occidental : des organisations estudiantines maghrébines ont appelé, hier à Alger, l’ONU à «l'application urgente et immédiate» des dispositions du droit international pour permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination.
	Représentant l'Algérie, la Tunisie et la Mauritanie, ces organisations ont précisé dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU que «la situation critique que vivent les étudiants sahraouis dans les territoires occupés exige l'application urgente et immédiate des dispositions du droit international».
	Lors d'une rencontre organisée au siège du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), ces organisations ont insisté sur la nécessité de permettre au peuple sahraoui «d'exercer son droit à l'autodétermination et d'imposer la surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental». Elles ont également appelé à la «libération immédiate et inconditionnelle» de tous les étudiants et militants sahraouis détenus dans les prisons marocaines.
	
	-Polynésie française : l'Assemblée générale de l'ONU a adopté vendredi sans vote une résolution affirmant «le droit inaliénable de la population de la Polynésie française à l'autodétermination et à l'indépendance», et en appelant le gouvernement français à faciliter la mise en place d'un «processus équitable et effectif d'autodétermination». Pour l'ONU, la Polynésie française reste en conséquence un territoire non autonome au sens de la Charte des Nations unies, ce qui l'inscrit à l'ordre du jour du Comité des 24, le comité spécial chargé de la décolonisation. Par cette résolution, présentée par trois Etats du Pacifique, les îles Salomon, Nauru et Tuvalu, le gouvernement français, en sa qualité de puissance administrante, est «invité à faciliter la mise en place d'un processus équitable et effectif d'autodétermination».
	  ]]></description>
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        <item>
           <title>Le spectre de la Stasi  exorcisé sur scène</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	En RDA, certains d’entre eux ont été espionnés, d’autres ont mouchardé, mais aujourd’hui, tous se retrouvent sur scène à Dresde (Est) pour se raconter dans «Mon dossier et moi», une pièce qui exorcise le spectre de la Stasi. 
	Sur les planches de la Bürgerbühne (scène amateur) du Théâtre national de Dresde, ils apparaissent, chacun à son tour, dans un décor jonché de classeurs cartonnés, au milieu de rayonnages métalliques. Ils ont été professeur, étudiante en théologie, assistant universitaire, soldat ou artiste, et tous ont eu affaire à la police politique est-allemande, la «Staatssichereit», aussi pendant 1h45, ils évoquent des épisodes de leur histoire abîmée, interrompus par une voix off  lisant des extraits du dossier monté sur eux par la Stasi.

	«J’ai pris deux ans et six mois de prison pour ‘‘assistance aggravée à une fuite hors de la République’’», raconte Gottfried Dutschke qui était à l’époque assistant à l’université Friedrich Schiller d’Iena. Même si personnellement, il n’avait jamais souhaité quitter la RDA, certains de ses amis s’étaient lancés dans ce projet, alors que leur groupe avait été infiltré. «Je n’avais rien fait, j’avais seulement refusé de trahir mes amis, mais pour le système, c’était justement ça la trahison», explique-t-il. Quand il a entendu parler de ce projet théâtral, il a jugé «important de transmettre à ses enfants, mais aussi à d’autres jeunes pour qu’ils puissent bien réfléchir». «C’est une goutte d’eau sur une pierre brûlante, mais c’est important que l’on parle», juge-t-il. «Il faudrait que plus de ‘‘gens du système’’ prennent la parole et disent :‘‘oui, nous avons fait des erreurs’’, il n’y a pas de honte à cela. Mais ça ne se produit pas. Aucune des personnes qui m’a surveillé ou espionné n’est venue me voir pour dire : ‘‘je voudrais m’excuser auprès de toi’’, ce serait un geste dont je me réjouirais.» Dans la pièce, une scène le confronte à Peter Wachs.

	Ce dernier faisait partie des «gens du système», un «collaborateur informel» de ce vaste réseau de surveillance à l’échelle d’un pays.
	Participer à ce projet, «ça l’honore, car il  y en a peu qui l’ont fait : s’exprimer ainsi en public», juge Ilona Rau, directrice des archives de la Stasi de Dresde, qui fait aussi partie de la troupe. Dans un autre passage, l’ancien professeur, Max Fischer, raconte comment il a compris que c’était un de ses élèves qui informait sur son compte. Il décrit comment la Stasi a ensuite tenté de le recruter pour espionner un de ses collègues jugé subversif. Après la chute du Mur de Berlin, en consultant son dossier, il découvrira que celui-ci collaborait aussi avec la Stasi. «Folie», résume M. Dutschke. La pièce a reçu un fort écho médiatique en Allemagne, près de 24 ans après la chute du Mur de Berlin.      
	  ]]></description>
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        <item>
           <title>la Tunisie sur le qui-vive</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le ministère de l’Intérieur a mobilisé toutes ses forces pour la circonstance. 
	Tunis
	De notre correspondant

	La Tunisie continue à vivre dans la crainte de voir la situation déraper en rapport avec le meeting prévu par Ansar Charia à Kairouan, interdit par le ministère de l’Intérieur. Des tractations se poursuivent toutefois pour reporter sine die cette manifestation. Mais les salafistes rigoristes s’avoueront-ils vaincus ?
	Le ministère tunisien de l’Intérieur a pris des mesures draconiennes pour réduire au maximum l’affluence des sympathisants d’Ansar Charia vers Kairouan. Des contrôles stricts sont opérés sur toutes les routes menant vers cette ville. Des brigades opèrent même dans les stations de taxi groupées pour empêcher tout départ «suspect».

	Les agences de voyages ont été «avisées» pour ne pas louer de bus aux salafistes. «Même les contrats de location déjà payés ont été annulés», avait indiqué jeudi dernier le porte-parole d’Ansar Charia, Seifeddine Rayes, lors d’une conférence de presse tenue pour annoncer «leur refus de présenter une demande d’autorisation pour faire leur meeting». Les contrôles policiers sont certes facilités par le look des salafistes : djellaba pour les hommes et niqab pour les femmes. A Kairouan, sévit un calme prudent. Hier en début d’après-midi, la place derrière la mosquée Okba Ibn Nafaâ, prévue pour accueillir le meeting, était vide. Pas de préparatifs visibles pour la tenue d’une manifestation, comme ce fut le cas l’année dernière. Le ministère de l’Intérieur a sonné la mobilisation générale sur le terrain, allant même jusqu’à rappeler les agents de l’ordre en congé pour renforcer les équipes opérationnelles.

	Mobilisation générale sur le terrain

	Cette rigueur a été déjà annoncée lors de la conférence de presse tenue mercredi dernier par Rached Ghannouchi, l’homme fort de la Tunisie, lorsqu’il a exigé de tous de «respecter la loi et l’autorité de l’Etat». Mais Ansar Charia n’a pas saisi la teneur du message de Ghannouchi et a continué dans la surenchère. «L’appel à Dieu ne saurait faire l’objet d’une autorisation», a répliqué le lendemain leur porte-parole à la demande du ministère de l’Intérieur de se conformer à la loi dans la tenue des réunions publiques.

	«Les dirigeants d’Ansar Charia ont raté une bonne occasion de compromis lorsqu’ils n’ont pas adhéré à l’option de cheikh Mohamed Khelif, l’imam prédicateur de la mosquée Okba Ibn Nafaâ de Kairouan, qui a présenté une demande de meeting au nom de l’association Al Kitab et El Sunna, et ce, pour le dimanche 19 mai», a constaté l’islamologue Néji Jalloul. «La déclaration de Ghannouchi était le dernier avertissement. Mais Ansar Charia n’a pas saisi le message au vol», a-t-il ajouté.

	«Les islamistes d’Ennahdha ne pouvaient se permettre de nouveaux ratages, alors que l’échéancier électoral pointe à l’horizon», a conclu l’islamologue. Le mauvais calcul des salafistes d’Ansar Charia a poussé leurs cousins de Hizb Ettahrir à leur demander de «reporter leur meeting», afin d’éviter «l’effusion du sang islamiste». Mais ce conflit entre le pouvoir de la troïka, Ennahdha en tête, et Ansar Charia cache plusieurs portées qui risquent d’influencer l’avenir de la Tunisie.

	La montée visible du péril djihadiste, d’une part, et l’échec de la gouvernance de la troïka dans l’amélioration de la vie courante des Tunisiens, d’autre part, ont créé un malaise évident entre le peuple et ses gouvernants. Les acteurs de la scène politique, Ennahdha compris, sont conscients de ce constat.

	Des enjeux importants

	Les islamistes essaient par conséquent de limiter l’impact de la mauvaise gouvernance sur leur électorat potentiel, en vue des prochaines échéances. A cet effet, faute de mesures socioéconomiques palpables pour contrer l’usure du pouvoir d’achat des citoyens, Ennahdha essaie d’améliorer le côté sécuritaire. D’où le besoin de renforcer l’autorité de l’Etat.
	Sur un autre niveau, il est impératif d’améliorer l’image de la Tunisie à l’étranger pour attirer aussi bien les touristes que les investisseurs. Les images des «razzias» salafistes ont causé beaucoup de tort à la perception de cette Tunisie, «cas à part» dans le monde arabo-islamique.

	Le leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, qui part aux Etats-Unis à la fin du mois de mai, a besoin de ce «divorce» avec les salafistes pour mieux «vendre» la nouvelle Tunisie aux Américains et défendre le bilan de la troïka. «Les salafistes peuvent payer les frais de cette tactique», explique le politologue Hamadi Redissi. Il est toutefois utile de souligner en conclusion qu’Ansar Charia a régulièrement évité la confrontation avec les autorités. Plusieurs observateurs privilégient un non-événement aujourd’hui à Kairouan. ]]></description>
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	Les partisans d’Ansar Charia comptent affluer en masse.
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           <title>Mohammed VI en flagrant délit de laxisme</title>
           <author>Zine Cherfaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Acculé par les critiques qui commencent à se faire entendre sur l’extrême passivité du Comité Al Qods face au processus de judaïsation de la ville lancé par Tel-Aviv, le ministère marocain des Affaires étrangères a décidé de mettre en place une riposte médiatique afin de prouver que le Maroc se préoccupe réellement du devenir des Palestiniens. 
	Conçue visiblement dans la précipitation et truffée d’arguments tirés par les cheveux, cette riposte a néanmoins commencé à battre de l’aile quelques jours à peine après son lancement. Simple, l’explication réside dans le fait que Rabat n’a pu avancer aucune raison valable à l’hibernation prolongée dans laquelle est entré le Comité Al Qods. Et le roi du Maroc n’a en effet pas trouvé mieux pour justifier cette panne que de mettre en avant la crise syrienne et le niveau de représentation trop élevé de l’Iran, un pays avec lequel Rabat n’entretient plus de relations diplomatiques. Comme toujours, il a accusé aussi les «islamistes» de chercher à déstabiliser son royaume.

	En réalité, la réaction intempestive et incontrôlée des autorités marocaines aux critiques qui ont émané de nombreuses capitales arabes ne fait que confirmer que la problématique de la judaïsation d’Al Qods constitue le cadet des soucis du roi Mohammed VI. La preuve : le Comité Al Qods qu’il préside depuis la disparition de son défunt père, le roi Hassan II, qui l’a créé à Fès en 1979, ne s’est pas réuni depuis une douzaine d’années. Entre-temps évidemment, les Israéliens mènent tambour battant, depuis toutes ces années, une campagne de judaïsation de Jérusalem des plus agressives.

	Inquiet de l’activisme israélien et pensant bien faire, l’ambassadeur de Palestine à Rabat s’est naturellement rapproché des autorités marocaines pour leur faire un état des lieux et, bien entendu, les inciter à (ré)activer le comité en convoquant une réunion d’urgence. Plutôt que de lui prêter une oreille attentive, le gouvernement marocain lui a carrément claqué la porte au nez. Pis encore, il l’a quasiment déclaré persona non grata au royaume. Bref, son initiative a été perçue comme un crime de lèse-majesté. Pourtant, c’est le président Mahmoud Abbas en personne qui aurait émis, en 2012, le souhait de voir se tenir cette rencontre pour traiter des agissements israéliens dans la cité sainte, des colonisations et de la judaïsation.

	Des arguments tirés par les cheveux

	Scandalisé par l’attitude marocaine et notamment par le «double langage» de «M6», Essam El Erian, n°2 du parti des Frères musulmans en Egypte, qui intervenait lundi dans un débat du Parlement égyptien au sujet de la Palestine, a critiqué avec véhémence le travail du Comité Al Qods, se demandant ce qu’il apportait à la cause palestinienne et à la défense de l’identité de la ville sainte. Quelques semaines auparavant, les condamnations avaient fusé du Qatar, qui est pourtant l’allié inconditionnel des monarchies arabes en général et du Maroc en particulier.

	Cheikh Hamad, l’émir du Qatar, ne s’était en effet pas gêné, lors du sommet arabe de Doha au mois d’avril dernier, pour reprocher publiquement à son «ami» le roi Mohammed VI le rendement plus que médiocre de Bayt Mal Al Qods. Il aurait même parlé de «reniement» du Maroc. La proposition du Qatar – cheikh Hamad se considère désormais comme le parrain du Monde arabe – de créer un fonds qu’il doterait d’emblée d’un milliard de dollars au profit d’Al Qods laisse penser que le Maroc est discrédité aux yeux des monarchies du Golfe, ses principaux pourvoyeurs de fonds.

	Sollicité pour connaître la position de l’Algérie sur le dossier, un responsable algérien a lui aussi estimé tout à fait «légitime et pressante» la demande palestinienne de réactivation de ce comité. «Je considère que le pragmatisme dont on nous parle ne doit pas être antinomique d’une posture plus proactive et plus visible parce que dictée par la situation grave qui prévaut à Jérusalem-Est, compte tenu des mesures radicales prises par Israël pour effacer le caractère arabo-islamique de la ville», a-t-il indiqué. Ce responsable qui a précisé ne pas vouloir entrer dans la polémique a expliqué en outre que «la conjoncture impose une redynamisation de ce comité et nous estimons, même si nous n’en sommes pas membre, que les appels en ce sens, faits à partir de certaines capitales arabes et islamiques, sont fondés et pertinents et ils méritent d’être entendus».

	De son côté, le porte-parole du ministère algérien des Affaire étrangères, Amar Belani, s’est contenté de mettre l’accent sur le fait que «durant toutes ces dernières années, l’Algérie n’a eu de cesse d’appeler les pays arabes et musulmans à arrêter une stratégie claire et un plan d’action robuste et sérieux pour contrecarrer le projet israélien visant la judaïsation d’Al Qods, son isolement de son environnement palestinien et pour assurer la protection et la sauvegarde de cette ville sainte contre les pratiques israéliennes qui violent la légalité et le droit international».

	«Avec la construction de nouvelles colonies juives à Jérusalem-Est occupée, la politique d’expansion coloniale illégale menée avec constance par Israël constitue un défi à la volonté de la communauté internationale et une atteinte aux droits du peuple palestinien. En ce triste anniversaire de la Nakba, nous insistons sur la responsabilité de la communauté internationale pour lever l’injustice insoutenable qui est faite au peuple palestinien», a-t-il ajouté. ]]></description>
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        <item>
           <title>Les brèves</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	-Libye : une explosion de faible intensité s’est produite hier dans une rue de Tripoli abritant les ambassades de Grèce, d’Arabie Saoudite et d’Algérie, provoquant de légers dégâts. «Une petite bombe artisanale (gelatina) a été placée près d’une voiture dans une rue où se trouvent les ambassades de Grèce, d’Arabie Saoudite et d’Algérie, causant de légers dégâts aux pneus du véhicule», a précisé un membre des services de sécurité sur place. Cette explosion a eu lieu dans le quartier de Dahra, dans le centre de la capitale libyenne. Le 23 avril, un attentat à la voiture piégée avait visé l’ambassade de France à Tripoli, blessé deux gendarmes français et plusieurs Libyens et provoqué d’importants dégâts. Relativement épargnée, Tripoli a connu ces dernières semaines le siège de deux ministères imposé par des miliciens qui réclamaient l’adoption d’une loi d’exclusion politique des collaborateurs de l’ancien régime de Mouammar El Gueddafi.

	-Corée du nord : la Corée du Nord a tiré hier des missiles de courte portée vers la mer du Japon, apparemment dans le cadre de manœuvres, a annoncé le ministère sud-coréen de la Défense. «La Corée du Nord a lancé deux missiles guidés ce matin (samedi) et un autre cet après-midi», a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère. «Les trois missiles sont tombés dans la mer du Japon». La Corée du Sud surveille de près les tirs de son voisin du Nord, qui incluent parfois des tirs de missiles de courte portée dans ses manœuvres militaires. Séoul a critiqué ce tir de missiles, le qualifiant de «grave provocation». «La communauté internationale décrètera des sanctions beaucoup plus sévères contre la Corée du Nord pour la poursuite de ses absurdes provocations», a déclaré Min Hyun-Joo, porte-parole du parti au pouvoir Saenuri, citée par l’agence Yonhap.

	-Sahara occidental : le peuple sahraoui célébrera demain le 40e anniversaire du déclenchement de sa lutte armée contre l’occupation, après avoir commémoré le 10 mai courant la création du Front Polisario (10 mai 1973). La lutte armée contre l’occupation espagnole a été déclenchée le 20 mai 1973 par le Front Polisario. Ce même front s’était dressé ensuite contre l’annexion du Sahara occidental par le Maroc en 1975 et avait créé en 1976 la RASD. La résolution 34/37 adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU le 21 novembre 1979 avait reconnu le Polisario comme «le représentant du peuple du Sahara occidental». En avril 2013, le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté la résolution 2099 sur le Sahara occidental, dans laquelle il avait réitéré son appel à une «solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental», tout en soulignant «l’importance de l’amélioration de la situation des droits de l’homme» dans les territoires occupés par le Maroc. ]]></description>
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        </item>
        <item>
           <title>le gouvernement malien prêt à discuter avec le MNLA</title>
           <author>Zine Cherfaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le président Traoré s’oppose à l’autonomie de l’Azawad. 
	Caractérisées pendant de longs mois par une profonde crise de confiance, les relations entre le pouvoir malien de transition et le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) commencent peu à peu à reprendre des couleurs. Les deux parties se prépareraient même à engager un premier tour de table pour tenter de mettre fin aux hostilités qui les opposent et surtout discuter de l’avenir politique de l’Azawad.

	En attendant que cela se produise, les uns et les autres insistent sur leur volonté d’aller de l’avant et d’enterrer la hache de guerre. En déplacement jeudi à Paris où il rencontré le chef de l’Etat français, le président malien, Dioncounda Traoré, a ainsi affirmé qu’il était prêt à dialoguer avec le MNLA dont les éléments occupent Kidal. «Nous sommes obligés de parler avec le MNLA, de dialoguer avec eux, parce que ce sont des compatriotes, des Maliens et dès lors que nous parlons d’intégrité territoriale et d’unité nationale, par définition, nous sommes obligés de parler avec tous les Maliens, de dialoguer avec tous les Maliens», a-t-il indiqué.

	Dans un entretien accordé à l’occasion à la chaîne d’information Euronews, Dioncounda Traoré a assuré qu’il était disposé à «parler avec eux (les éléments du MNLA et les transfuges d’Ançar Eddine, ndlr) sur toutes les autres questions qui peuvent les intéresser (…) pour peu qu’ils renoncent à leurs velléités indépendantistes, qu’ils s’engagent à respecter la laïcité de l’Etat et qu’ils s’engagent également dans le processus électoral (…)».

	Interrogé sur la possibilité d’une autonomie d’une partie du nord du Mali, le chef de l’Etat malien s’est par contre montré hostile à cette idée. «Nous n’allons pas jusque-là, nous pensons que dans notre processus de décentralisation existent tous les éléments pour régler la question du Nord. Si la décentralisation est mise en œuvre correctement, tout le monde y trouvera son compte», a promis Dioncounda Traoré. «Dans la décentralisation que nous envisageons, qui prévoit des transferts importants de compétences, de responsabilités et de moyens, je suis certain que le MNLA trouvera son compte et que l’ensemble du Mali en tirera bénéfice», a-t-il encore affirmé.

	«Le MNLA est constitué de Maliens, de compatriotes à nous auxquels nous avons réservé un traitement différent» de celui réservé aux terroristes, «et avec lesquels nous allons dialoguer, discuter», a encore assuré hier le président Traoré, appelant à ne «pas s’accrocher à des termes tels qu’autonomie». Pour le moment, les dirigeants du MNLA n’ont pas fait connaître leur position concernant l’offre de Bamako. Une chose paraît néanmoins certaine, ils sont prêts à négocier une sortie de crise. La direction du MNLA se préparerait même à l’éventualité d’une rencontre imminente avec le gouvernement.

	Une élection présidentielle en juillet

	Depuis quelques jours, elle a envoyé en effet une délégation en Italie pour former ses cadres aux techniques de négociation. «La délégation du MNLA, conduite par l’ancien député de Bourem, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, apprend en ce moment dans un institut en Italie les techniques de négociation. Cette formation, financée par l’Etat suisse, consiste à préparer les leaders du MNLA aux négociations avec le gouvernement de Bamako», a expliqué, il y a deux jours, à l’hebdomadaire Jeune Afrique une source proche de la rébellion.

	L’objectif premier, ajoute-t-on, serait de trouver avec Bamako un terrain d’entente sur le retour de l’administration et la tenue des élections dans la région de Kidal. A propos justement d’élections, M. Traoré a réitéré que celles-ci se tiendront «à leur date». Le premier tour de l’élection présidentielle au Mali est prévu à partir du 28 juillet 2013. Ce scrutin qui permettra au Mali de se doter d’un gouvernement légitime sera financé en grande partie par la communauté internationale. Une conférence de pays donateurs a, rappelle-t-on, mobilisé, mercredi à Bruxelles, environ 3,25 milliards d’euros pour aider le Mali à relancer son économie et ses institutions.

	Le montant de 3,25 milliards est supérieur aux objectifs des organisateurs de la conférence, l’Union européenne, la France et le Mali qui ambitionnaient de lever environ 2 milliards d’euros pour les années 2013-2014. La contribution des pays donateurs doit permettre notamment aux autorités de transition de Bamako de financer le Plan pour la relance durable du Mali (PRED), destiné à remettre en marche le pays sur deux ans (2013-1014). Parmi les principales institutions contributrices, figurent l’Union européenne (520 millions d’euros sur deux ans), la Banque mondiale, le FMI, la Banque islamique d’investissement (BID), ainsi que des dizaines de pays.
	  ]]></description>
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	Dioncounda Traoré, président du Mali.
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        </item>
        <item>
           <title>le régime de Damas marque des points</title>
           <author>Aniss Z. </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, ont appelé, hier à Sotchi (sud de la Russie), à l’organisation au plus vite d’une conférence internationale sur la Syrie pour mettre fin à l’effusion de sang, sur fond d’intense activité diplomatique. 
	Une conférence internationale sur la Syrie «devrait être organisée le plus rapidement possible» car «les attentes sont élevées», a déclaré M. Ban. «Plus tôt elle aura lieu, mieux ce sera», a renchéri M. Lavrov, observant toutefois qu’il était trop tôt pour avancer une date de cette conférence qui pourrait avoir lieu à Genève. «Maintenant, il est important de savoir qui du côté syrien va y participer, sans quoi il ne se passera rien. Il est également indispensable de se mettre d’accord sur les pays qui vont y participer», a souligné M. Lavrov. 

	Dans la foulée, Moscou n’a pas caché son souhait de voir l’Iran et l’Arabie Saoudite prendre part à cette conférence, considérant ces pays comme deux acteurs clés qui n’avaient pas participé à la conférence de juin 2012 à Genève. La France qui soutient l’opposition depuis le début du conflit est cependant opposée à la présence de l’Iran. Des membres du régime de Bachar Al Assad ainsi que de l’opposition syrienne sont censés participer aux discussions. Il ne sera néanmoins pas facile de les faire asseoir à une même table, dans la mesure où certains groupes d’opposition refusent de reconnaître Al Assad comme un interlocuteur dans les négociations. Fragmentée politiquement et éclipsée militairement par les djihadistes, la rébellion traverse, en effet, une phase difficile.

	Il lui sera donc difficile d’imposer ses desiderata. Elle subit par ailleurs des pressions pour qu’elle accepte une solution politique avec certaines parties au sein du régime et pour qu’elle marginalise le courant islamiste en son sein. Ces pressions sont accentuées après que les Russes et les Américains se soient mis d’accord pour organiser une conférence internationale réunissant justement pouvoir et opposition.

	Une opposition désormais perçue avec la plus grande des méfiances par la communauté internationale. Il faut dire que les exactions commises par les rebelles, ces derniers mois, ont considérablement terni l’image de la rébellion. Le dernier épisode de cette série de coups durs pour l’opposition a été la diffusion d’une vidéo montrant un rebelle éviscérant un soldat et faisant mine de vouloir avaler ses organes. Et au moment où se multipliaient les condamnations, de nouvelles images sont apparues, montrant des djihadistes exécutant onze partisans du régime.

	En revanche, le régime, fort des soutiens russe et iranien, ne cesse de marquer des points au plan diplomatique et d’enchaîner les victoires sur le terrain. Les entretiens de M. Ban, à Sotchi, interviennent, rappelle-t-on, sur fond d’intense activité diplomatique pour tenter de mettre fin au conflit qui a fait plus de 94 000 morts en Syrie en deux ans, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Plus de 1,5 million de Syriens ont trouvé refuge dans des pays voisins, notamment en Jordanie et en Turquie, a indiqué hier le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), à Genève.

	Le président américain, Barack Obama, et le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, ont de nouveau exigé, jeudi, le départ du président syrien Bachar Al Assad. M. Obama a néanmoins reconnu qu’il n’existait pas de «formule magique» pour mettre fin à la guerre en Syrie. En décodé, cela pourrait vouloir dire que Washington a admis enfin que le règlement de la crise syrienne doit passer nécessairement par des négociations entre le pouvoir et l’opposition. ]]></description>
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        </item>
        <item>
           <title>Argentine : mort de l’ancien dictateur Jorge Videla</title>
           <author></author>
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           <category>International</category>
           <pubDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	L’ancien dictateur argentin, Jorge Videla, condamné à la prison à perpétuité pour la répression sanglante durant sa présidence (1976-1981), est mort hier matin à l’âge de 87 ans, a annoncé une porte-parole des militaires emprisonnés. 
	L’ancien général est mort alors qu’il purgeait une peine de prison à vie pour crimes contre l’humanité et une peine de 50 ans de prison pour le vol de bébés d’opposants. Il est décédé dans sa cellule de la prison de Marcos Paz, dans la province de Buenos Aires, a assuré la porte-parole, alors qu’une précédente information des chaînes de télévision faisait état du décès dans un hôpital de la capitale. «Jeudi, il ne se sentait pas bien, il n’a pas voulu dîner et ce matin, ils l’ont trouvé mort dans sa cellule», a déclaré à la presse Cecilia Pando, présidente de l’Association des familles et amis de prisonniers politiques de l’Argentine (Afyappa) qui représente les nombreux militaires condamnés pour des crimes durant la dictature.

	Les causes de la mort n’étaient pas connues hier. Il était privé de liberté depuis 2008. Il avait d’abord été placé en détention préventive dans l’attente de ses multiples procès. Mardi dernier, il a été entendu à Buenos Aires lors d’une audience du procès consacré au Plan Condor, un réseau de répression des opposants créé par les dictatures militaires d’Amérique du Sud dans les années 1970 et 1980. Comme à son habitude, il a refusé de reconnaître la justice civile. Jorge Videla a dirigé l’Argentine de 1976 à 1981 quand la répression était à son paroxysme.

	Les organisations de défense des droits de l’homme accusent les militaires au pouvoir à Buenos Aires (1976-1983) d’avoir fait disparaître 30 000 personnes et d’avoir torturé ou emprisonné des centaines de milliers d’autres. Né en 1925 près de Buenos Aires dans une famille d’officiers, Jorge Videla a fait ses études au collège militaire de Buenos Aires. Après une carrière dans l’infanterie, il est devenu chef d’état-major général de l’armée de terre, puis commandant en chef de l’armée de terre, en 1975. ]]></description>
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        </item>
        <item>
           <title>Repère : forcing diplomatique</title>
           <author>Mohammed Larbi </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[  
	La Russie est, depuis une dizaine de jours, le lieu d’un ballet diplomatique de plus en plus dense. Ce fut d’abord le déplacement du secrétaire d’Etat américain, suivi du Premier ministre britannique, alors que le secrétaire général de l’ONU s’y trouve depuis jeudi, avec, à chaque fois, la question syrienne comme sujet unique des discussions. La période de blocage semble bel et bien terminée et elle a laissé place à une autre, privilégiant la solution diplomatique. Sauf que le consensus n’est pas aussi large qu’on pourrait le penser.  En recevant le Premier ministre turc, le président américain, Barack Obama, affichait un prudent optimisme en déclarant que «les discussions, prévues à Genève entre les représentants du gouvernement syrien et ceux de l’opposition sur la transition politique, pourraient donner des résultats».

	Comment en est-on arrivé à cette idée susceptible de se concrétiser dans l’application de ce qui a été convenu lors de la conférence de Genève tenue il y a une année ? D’aucuns considèrent que la rébellion ne serait pas en mesure de remporter une victoire militaire.  Ou encore, qu’il faille abréger les souffrances du peuple syrien, dont le quart est affecté par cette guerre, quatre millions ayant été déplacés à l’intérieur de la Syrie et près de deux millions contraints à l’exil. Outre ce drame humanitaire, c’est aussi l’impact sur les pays voisins, la Jordanie à titre d’exemple, risquant de voir les réfugiés syriens constituer un élément démographique considérable. D’où, alors, cet appel pour une solution politique, avec cette idée de conférence internationale qui pourrait se tenir à la fin de ce mois.

	Mais d’ici là, on assiste à un échange de conditions préalables, l’opposition refusant d’y aller si le président Bachar A Assad reste au pouvoir.  Ce dont ne semblent tenir compte ni le secrétaire général de l’ONU ni le  ministre russe des Affaires étrangères qui ont appelé, hier, à l’organisation, au plus vite, d’une conférence internationale sur la Syrie. Celle-ci «doit se faire aussi vite que possible», a déclaré le chef de la diplomatie russe.

	«Maintenant, il est important de savoir qui du côté syrien va y participer, sans quoi il ne se passera rien. Il est également indispensable de se mettre d’accord sur les pays qui vont y participer», a-t-il souligné.  S’agissant de la «finalisation» de la livraison à la Syrie de systèmes sol-air sophistiqués S-300, équivalents du Patriot américain, M. Lavrov a dit ne «pas comprendre» le scandale provoqué par les ventes d’armes russes à Damas. «Nous ne cachons pas que nous livrons des armes à la Syrie, en vertu de contrats signés, sans violer les accords internationaux», a-t-il assuré. Il n’en est pas de même pour la rébellion qui dispose d’armes, mais pas de toutes les armes, du moins celles qu’elle souhaiterait obtenir ; des questions soulevées à son endroit devenant plus nombreuses, mais aussi plus pertinentes quant à ce qu’on appelle déjà l’après-Assad.

	Un analyste parle même de pressions qu’elle subirait afin qu’«elle accepte une solution politique avec certaines parties au sein du régime et pour qu’elle marginalise le courant islamiste en son sein». D’autres rappellent les divisions que l’opposition n’a jamais pu dissimuler et celles-ci sont prises à l’extérieur pour ce qu’elles sont, c’est pourquoi elle est notamment pressée de «se choisir un nouveau président et constituer son gouvernement» et, par voie de conséquence, «résoudre son problème de représentativité» au moment où tout semble indiquer que le chemin qui mène à Genève est, cette fois, bien balisé.

	Les observateurs s’en tenant et prenant très au sérieux à l’accord de la semaine dernière entre la Russie et les Etats-Unis pour une solution politique, tout en appelant à l’arrêt des combats et à une transition démocratique. L’opposition doit en discuter jeudi prochain. Les «Amis de la Syrie» doivent, eux aussi, se réunir. Autant alors parler de forcing diplomatique. La fin de cette guerre serait-elle donc proche ? A quelles conditions ? Des questions  auxquelles n’est apportée aucune réponse. ]]></description>
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           <title>Les brèves</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	-Maroc : la perspective d’élections anticipées au Maroc à la suite de la décision du principal allié des islamistes de quitter la coalition au pouvoir, est «peu probable», a estimé hier le quotidien L’Economiste, qualifiant à l’inverse de «hautement probable» un remaniement. L’Istiqlal (conservateur), principal allié du Parti justice et développement (PJD), a annoncé le 11 mai sa décision de se retirer du gouvernement, ouvrant la voie à un remaniement, voire à des élections anticipées. Peu après, le parti a toutefois fait état d’un appel du roi Mohammed VI visant à l’exhorter à revenir sur sa décision. Si la deuxième force politique du pays a dit maintenir sa démarche, celle-ci n’a pas encore été mise en œuvre, et la presse marocaine commente abondamment la «crise gouvernementale» depuis bientôt une semaine. A mentionner que cette crise politique intervient à un moment où l’économie marocaine se porte plus mal. Le déficit commercial du Maroc a été multiplié par presque 5, passant de 44 milliards de dirhams (1 euro=11 DH) en 2000 à 201 Mds de DH en 2012 à cause du rythme de croissance des importations notamment des produits énergétiques et alimentaires, a indiqué hier le ministère marocain de l’Economie et des Finances.
	
	-Tunisie : le gouvernement tunisien décidera aujourd’hui de permettre ou non la tenue d’un congrès djihadiste demain à Kairouan (centre), a déclaré hier le ministre de l’Intérieur, soulignant que l’Etat ne se laissera pas «menacer» par l’organisation salafiste Ansar Charia. «Cette décision définitive sera prise aujourd’hui (vendredi) ou demain (samedi)», a déclaré à la radio Kalima le ministre Lotfi Ben Jeddou, soulignant que l’Etat «n’acceptera pas les menaces de mort» au lendemain de déclarations belliqueuses du mouvement djihadiste. Le chef du parti islamiste au pouvoir Ennahdha, Rached Ghannouchi, avait affirmé cette semaine que le gouvernement avait interdit le rassemblement des salafistes qui en retour avaient appelé «40 000 partisans» du mouvement à défier les autorités et à se réunir pour leur congrès. Un porte-parole d’Ansar Charia, Seifeddine Raïs, a mis en garde jeudi le pouvoir contre «toute intervention de la police pour empêcher» le rassemblement et estimé que le gouvernement sera «responsable de toute goutte de sang qui sera versée».
	
	-Égypte : des centaines d’Egyptiens ont manifesté hier au Caire pour réclamer le départ du président islamiste, Mohamed Morsi, près d’un an après son élection. Des marches sont parties de différents quartiers de la capitale en direction de la célèbre place Tahrir, symbole du soulèvement qui a contraint le président Hosni Moubarak à la démission en février 2011. En tête de l’un des cortèges, deux grandes banderoles réclamaient «une élection présidentielle anticipée» et «une Constitution unissant tous les Egyptiens». Des membres de la campagne Tamarrod (rébellion, en arabe), qui dit avoir réuni plus de deux millions de signatures pour exiger le départ de M. Morsi, faisaient signer des formulaires aux passants tout en défilant. Plusieurs partis et forces politiques, comme Al Dostour du prix Nobel de la paix Mohamed El Baradei et le mouvement du 6 Avril, l’un des fers de lance de la révolte de début 2011, avaient appelé à cette manifestation contre le président Morsi et les Frères musulmans dont il est issu. Ils réclament l’organisation d’une élection présidentielle anticipée, la libération des militants politiques emprisonnés et justice pour les «martyrs de la révolution». ]]></description>
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           <title>Tunisie : les djihadistes défient l’Etat</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le rassemblement de djihadistes aura lieu comme prévu dimanche malgré son interdiction par le gouvernement dirigé par le parti islamiste Ennahda, a déclaré le porte-parole d’Ançar Charia, le groupe islamiste radical qui l’organise. 
	«Nous ne demandons pas l’autorisation du gouvernement pour prêcher la parole de Dieu et le mettons en garde contre toute intervention de la police pour empêcher la tenue du congrès», a assuré Seifeddine Raïs lors d’une conférence de presse hier à Tunis. «Le gouvernement sera responsable de toute goutte de sang qui sera versée», a-t-il averti, affirmant que plus de 40 000 personnes étaient attendues au rassemblement annuel prévu dimanche à Kairouan, dans le centre de la Tunisie. Le gouvernement tunisien a décidé d’interdire ce rassemblement sous prétexte que les organisateurs n’ont pas obtenu d’autorisation comme l’exige la loi, avait indiqué mercredi Rached Ghannouchi, l’influent chef d’Ennahda au pouvoir.

	Pour sa part, le ministère tunisien de l’Intérieur a exigé récemment l’obtention d’une autorisation préalable à toute activité publique des partis et associations, mais il n’avait pas encore fait connaître sa décision hier. Le ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, un indépendant, a menacé de poursuivre «toute personne appelant au meurtre, incitant à la haine (...) ou plantant des tentes de prêche», en allusion au dispositif utilisé par les salafistes pour prêcher et diffuser leurs idées. Le gouvernement a enclenché un bras de fer avec les djihadistes, alors que la Tunisie est confrontée depuis la révolution de janvier 2011 à la montée de groupuscules salafistes responsables de violences.
	  ]]></description>
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           <title>Afghanistan : 14 Afghans tués dans un attentat-suicide qui visait un convoi de l’OTAN</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Au moins 14 civils afghans ont été tués, hier à Kaboul, dans un attentat-suicide à la voiture piégée contre deux véhicules de la force de l’OTAN. 
	Il s’agit du premier attentat-suicide à Kaboul depuis le 9 mars. Neuf  civils avaient alors été abattus dans une attaque près du ministère de la Défense, attaque revendiquée par les insurgés talibans au moment de la visite en Afghanistan du secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel. L’attentat-suicide a eu lieu dans le quartier résidentiel de Shah Shahid, dans le sud-est de la capitale afghane. La puissante explosion, qui a été entendue à travers la ville, a tué au moins six civils afghans dont les corps déchiquetés sont impossibles à identifier, selon Sayed Kabir Amiri, chef des services hospitaliers auprès du ministère de la Santé, alors que 37 autres ont également été blessés.

	Depuis le début de leur «offensive du printemps», les insurgés ont multiplié les attaques contre la force internationale qui a perdu 21 hommes, la plupart des Américains. L’an dernier à peu près à la même période, les talibans avaient mené des attaques suicide simultanées à Kaboul. Des combats avaient ensuite secoué la capitale durant 17 heures, faisant au total 51 morts, dont 36 assaillants.

	La force internationale, qui compte près de 100 000 hommes, majoritairement Américains, déployés en Afghanistan sous l’égide de l’OTAN (ISAF), doit être rapatriée à la fin 2014, mais certains pays comme les Etats-Unis et l’Allemagne ont affiché leur intention de maintenir une présence militaire après cette date. Les insurgés talibans ont affirmé à maintes reprises que le retrait total des troupes étrangères était une condition sine qua non à toute négociation de paix. ]]></description>
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           <title>Japon : le réveil économique fait des jaloux en Europe</title>
           <author></author>
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           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le réveil du Japon, qui semble enfin émerger de sa torpeur économique, coïncide avec l’engourdissement prolongé de l’Europe toujours engluée dans la récession, au point, selon certains, de lui montrer la voie d’une sortie possible de crise. 
	Tokyo a publié hier le chiffre de sa croissance au deuxième trimestre, un  remarquable 0,9% qui témoigne de l’accélération de l’activité économique, après plus d’une décennie perdue pour son PIB, plombé par la déflation. Cette embellie de l’économie nippone est le résultat d’un savant mélange entre un mélange de politique monétaire forte et de stimulus budgétaire. La Banque du Japon a récemment décidé une refonte de sa politique en visant un doublement de la masse monétaire via des rachats massifs d’actifs, dont des obligations d’Etat afin de vaincre la déflation et doper l’activité.

	Cette brutale accélération d’une politique d’assouplissement entamée de longue date a également affaibli le yen et favorisé les exportations. Surtout, les consommateurs ont repris confiance, relançant la consommation interne. Mais en Europe, la BCE, qui agit dans le cadre d’un mandat très strict et sous l’œil vigilant de l’Allemagne hostile à toute surchauffe de la planche à billets, n’a pas les mêmes outils. Certes, elle a baissé son taux directeur à un niveau historiquement bas et dit étudier tous les outils à sa disposition. Mais le seul mécanisme comparable à ce que la banque centrale japonaise a mis en place, le programme de rachat d’obligations souveraines baptisé OMT, est très encadré. Et il n’a pour l’instant jamais été utilisé.     ]]></description>
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           <title>Libye : un terminal pétrolier bloqué par des chômeurs</title>
           <author></author>
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           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Des demandeurs d’emploi bloquent depuis mercredi 15 mai, le terminal pétrolier de Zueitina situé à l’est de Tripoli pour protester contre les autorités qui n’ont pas tenu leur promesse  d’embauche, a déclaré le vice-ministre libyen Amor Chakmak. 
	Quelque 200 personnes réclamant des emplois avaient déjà observé un sit-in devant ce port pétrolier conduisant à son arrêt du 23 décembre au 7 janvier dernier. Selon le vice-ministre du pétrole, «la société Zueitina filiale de la Compagnie nationale de pétrole (NOC) a décidé de recruter 340 personnes», appelant la direction de l’entreprise «à trouver une solution immédiate à ce  problème (d’embauche) qui pourrait faire perdre à la Libye 1,3 million de dollars par jour».

	La décision d’embauche a été prise au départ au niveau politique par le Congrès général national (CGN, Parlement) mais pour des raisons économiques propres à la société Zueitina elle n’a pas jusqu’ici pu être mise en œuvre. Selon des experts, 20% des exportations de pétrole libyen, soit 60 000 barils transitent par ce port, situé à 145 km à l’ouest de Benghazi, berceau de la révolution libyenne. Depuis le renversement du régime de Mouammar El Gueddafi en 2011, des violences et des mouvements sociaux ont perturbé la production sur plusieurs sites d’hydrocarbures.  ]]></description>
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        <item>
           <title>Vietnam : des militants condamnés pour «propagande»</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Deux jeunes militants ont été condamnés hier à des peines de prison ferme pour propagande contre l’Etat, après avoir distribué des tracts qui, selon l’accusation, «humiliaient  l’administration», a indiqué une source judiciaire. 
	Nguyen Phuong Uyen, étudiante de 21 ans, et Dinh Nguyen Kha, technicien informatique de 25 ans, ont écopé respectivement de 6 et 8 ans de prison, selon un de leurs avocats. Uyen, très soutenue dans les réseaux sociaux vietnamiens, a demandé  l’abandon des charges à l’audience, selon une transcription non officielle de celle-ci mise en ligne par des militants. «Je suis une étudiante patriotique. Si la cour me condamne aujourd’hui, tous les jeunes devraient avoir peur», aurait déclaré cette élève de l’université de technologie agro-alimentaire d’Ho Chi Minh-Ville (sud, ex-Saïgon), interpellée le 14 octobre 2012.

	Selon son avocat, elle a lancé un émouvant appel aux forces de l’ordre du pays communiste après le verdict. «Elle a demandé à la police de ne pas  compliquer la vie de sa famille et a assumé la responsabilité de ce qu’elle a fait», a déclaré l’avocat en jugeant les peines «trop lourdes». Par ailleurs, de nombreux militants et blogueurs sont détenus dans le pays, dont 38 depuis le début de l’année.   
	  ]]></description>
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           <title>Egypte : des soldats et des policiers enlevés dans le Sinaï</title>
           <author></author>
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           <category>International</category>
           <pubDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Des hommes armés non identifiés ont enlevé hier trois policiers égyptiens et quatre soldats dans le Sinaï, ont indiqué des responsables égyptiens de la sécurité. 
	Les militaires se rendaient au Caire en minibus lorsque leur véhicule a été stoppé à un point de contrôle dans la région de Al Wadi Al Akhdar, dans le nord de la péninsule. Les trois policiers capturés appartiennent aux Forces centrales de sécurité, le corps du ministère de l’Intérieur utilisé pour réprimer les manifestations. Les quatre autres hommes font partie des forces armées. Les deux groupes voyageaient dans des minibus différents, selon la même source.  

	«Les ravisseurs n’ont encore exprimé aucune demande», a indiqué un responsable de la sécurité. Des dirigeants bédouins de la région ont été sollicités pour une médiation entre les autorités et les ravisseurs. Selon des sources bédouines, les ravisseurs voudraient obtenir en échange la libération de certains prisonniers. Une vague de prises d’otages, qui généralement ne durent pas plus de 48 heures, s’est déclenchée dans le Sinaï après le soulèvement qui a chassé du pouvoir le président Hosni Moubarak au début de 2011 et qui a démantelé ses services de sécurité.

	Des militants islamistes ont exploité le non-respect des lois et le soulèvement dans la péninsule du Sinaï comme tremplin pour des attaques de plus en plus téméraires visant les forces de sécurité, un important gazoduc d’exportation de gaz, ainsi que le pays voisin, Israël. ]]></description>
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        <item>
           <title>Réconciliation interpalestinienne : le Fatah et le Hamas scellent enfin un accord</title>
           <author>Fares Chahine </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>International</category>
           <pubDate>Thu, 16 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 16 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Les dirigeants du Fatah et du Hamas, qui se sont rencontrés mardi, en Egypte, pour reprendre leur dialogue de réconciliation, ont convenu de former un gouvernement de consensus national. 
	Ghaza
	De notre correspondant
	
	Les déclarations optimistes des responsables du Fatah et du Hamas sur la réconciliation interpalestinienne après leur réunion du Caire n’ont cependant pas eu un grand effet sur la rue palestinienne. La raison ?
	Les Palestiniens redoutent encore une fois que toutes ces promesses d’union finissent par fondre comme neige au soleil comme les précédentes. La rue reste sceptique, d’autant plus que sur le terrain, rien n’a vraiment changé. Depuis le contrôle, en juin 2007, de la bande de Ghaza par le mouvement Hamas, dont les forces armées ont mis la main sur toutes les institutions militaires et civiles de l’Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas, les dizaines de réunions et les centaines d’heures de discussions consacrées à la réconciliation entre Palestiniens n’ont abouti, en effet, à rien de concret sur le terrain.

	Au contraire, la division semble s’approfondir avec le temps, au point que beaucoup de citoyens, si ce n’est la majorité, croient fermement que le sort de la Palestine sera semblable à celui de la Corée, un pays qui a fini par se scinder en deux Etats indépendants et ennemis.

	Pourtant, si l’on croit Azzam El Ahmad, responsable du dossier de la réconciliation au niveau du mouvement Fatah, celle-ci n’est plus très loin. Dans des déclarations ayant suivi la réunion de mardi, le responsable fathaoui a affirmé que les deux parties ont convenu de former un gouvernement de consensus national, conformément à la déclaration de Doha, dans un délai de trois mois. Selon Azzam El Ahmad, ce délai permettra au président Abbas de publier deux décrets présidentiels : l’un fixant la date de l’élection et l’autre pour former le nouveau gouvernement de consensus.

	La division des Palestiniens, la seconde Nakba

	Mais le véritable point qui semble avoir fait avancer les choses est lié à l’élection d’un nouveau Conseil national palestinien (Parlement de l’OLP) dans le cadre de la refonte et du développement de l’Organisation de libération de la Palestine. C’est une exigence du Hamas longuement refusée par le Fatah pour des problèmes logistiques, à cause des troubles que vivent certains pays arabes où se trouvent les principales diasporas palestiniennes. Cette concession du mouvement Fatah semble la clé qui a permis de rendre possible la relance du processus de réconciliation.

	De son côté, Moussa Abou Marzouk, membre du bureau politique du Hamas, a déclaré que l’Egypte est le seul parrain dans le dossier de la réconciliation palestinienne, ajoutant néanmoins ne pas être opposé à «un rôle ou une assistance des pays arabes». «Nous assisterons bientôt à la fin de la division interpalestinienne et à une véritable réconciliation sur le terrain», a-t-il ajouté.

	«Dorénavant, nous résoudrons toutes les questions restées en suspens afin de former un gouvernement et d’organiser simultanément les élections palestiniennes en Cisjordanie, dans la bande de Ghaza, à El Qods et à l’étranger», a-t-il poursuivi, ajoutant qu’«un document préparatoire pour l’élection du Conseil national sera achevé d’ici deux semaines». En ces jours commémoratifs de la Nakba (la «catastrophe») dont c’est le 65e anniversaire, les responsables des deux principales forces palestiniennes se doivent de respecter leur parole et d’œuvrer pour une application rigoureuse et honnête des accords de réconciliation sur le terrain.

	Ils ne peuvent offrir de meilleur cadeau à leur peuple, qui considère la division comme une seconde Nakba. Entre 1947 et 1948, les bandes sionistes terroristes ont réussi, au prix de génocides et de massacres atroces, à forcer plus de 70% du peuple palestinien à quitter ses terres. Aujourd’hui, ils sont près de 7 millions de Palestiniens à endurer la souffrance de l’exil ; ils rêvent tous du jour où ils pourront enfin retourner chez eux.
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