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Protestations du Rif contre l’exclusion et la pauvreté

Le makhzen sort le bâton

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le 17.06.17 | 12h00 Réagissez

La province d’Al Hoceïma, région livrée aux aléas du sous-développement, délaissée par le pouvoir, et dont la population ne cesse de dénoncer son exclusion des programmes de développement local, est secouée depuis octobre 2016 par un mouvement de contestation populaire après la mort dramatique du jeune poissonnier, Mohcine Fikri.

Les autorités marocaines sont visiblement décidées à étouffer la contestation du Rif. Les forces de police marocaines ont empêché, dans la nuit de jeudi à vendredi, la population d’Al Hoceïma de tenir son traditionnel sit-in au centre-ville pour demander la libération des animateurs du mouvement Hirak arrêtés et dénoncer l’exclusion dont fait l’objet la région.

Des témoignages évoquent «une intervention musclée des forces de l’ordre», des agressions de femmes, des course-poursuites dans les ruelles et des manifestants blessés. Ce qui devait être un rassemblement pacifique s’est vite transformé en affrontement. La veille, des heurts avaient également eu lieu dans la ville, au soir de la condamnation de 25 jeunes manifestants à 18 mois de prison ferme, verdict qui avait suscité la colère des proches des condamnés.

Quatre-vingt-six personnes ont été présentées à la justice, dont une trentaine ont été emprisonnées et sont accusées notamment «d’atteinte à la sécurité intérieure».La province d’Al Hoceïma, région livrée aux aléas du sous-développement, délaissée par le pouvoir, et dont la population ne cesse de dénoncer son exclusion des programmes de développement local, est secouée depuis octobre 2016 par un mouvement de contestation populaire après la mort dramatique du jeune poissonnier, Mohcine Fikri, écrasé par la presse hydraulique d’un camion à ordures en tentant de sauver sa marchandise saisie par la police.

Al Hoceïma et des localités voisines sont depuis lors le théâtre de rassemblements nocturnes quotidiens, pour exiger la libération des animateurs du mouvement Hirak, qui se sont déroulés ces derniers jours dans un climat de plus en plus tendu face aux policiers déployés pour empêcher tout attroupement. Les premières condamnations de mercredi «aggravent les blessures du Rif», titrait hier le quotidien arabophone Akbar Alyaoum, tandis que pour Al Massae, autre quotidien, les condamnations ont «provoqué des affrontements».
 

A. Z.
 
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