A la une International
 

Listes européennes de paradis fiscaux

La Tunisie et le Maroc épinglés

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 07.12.17 | 12h00 Réagissez

La Tunisie et le Maroc ont été désignés, avant-hier, par l’Union européenne (UE), respectivement dans les listes «noire» et «grise» des pays considérés comme des paradis fiscaux, ou qui ne font pas le nécessaire pour lutter contre l’évasion fiscale.

Les 28 ministres des Finances de l'UE, réunis mardi à Bruxelles, rapporte ainsi l’AFP, se sont dotés d'une liste noire de 17 pays considérés comme des paradis fiscaux opérant hors de leurs frontières, une première pour l'Union. «Nous avons adopté aujourd'hui, au niveau de l'UE, une liste d'Etats qui ne font pas le nécessaire pour lutter contre l'évasion fiscale.

C'est une liste noire qui comprend 17 Etats», a annoncé le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, devant des journalistes, en marge de la réunion. Outre la Tunisie, les autres pays qui figurent sur cette liste noire sont Bahreïn, Barbade, Corée du Sud, Emirats arabes unis, Grenade, Guam, îles Marshall, Macao, Mongolie, Namibie, les Palaos, Panama, Samoa, les Samoa américaines, Sainte Lucie et Trinidad-et-Tobago.

De son côté, le Maroc a été finalement répertorié dans une liste dite «grise», tout comme le Cap-Vert, après des discussions en matinée, alors que ces deux pays devaient au départ se retrouver sur la liste noire. Cette liste grise comprend au total 47 pays, qui se sont engagés à remédier aux insuffisances de leurs systèmes fiscaux et à respecter les critères requis, à la suite de contacts avec l'UE.

Cependant, la Tunisie, le Panama et les Emirats arabes unis ont été maintenus sur la «liste noire» de l'UE malgré les engagements pris à la dernière minute. Selon une source européenne, les experts de l'UE n'ont pas eu suffisamment de temps pour étudier ces engagements et se prononcer avant le Conseil des ministres européens des Finances.

Mais, l'UE pourrait retirer ces pays de sa «liste noire» dans les semaines à venir, a-t-elle ajouté. «Le travail doit maintenant se poursuivre, puisque 47 pays de plus devraient satisfaire aux critères de l'UE d'ici fin 2018, ou 2019 pour les pays en développement sans centres financiers, pour éviter d'être listés», a souligné la Commission européenne.

Pour l'Exécutif européen, cet exercice «inédit» devrait élever le niveau de la bonne gouvernance fiscale à l'échelle mondiale et aider à prévenir les abus fiscaux à grande échelle exposés dans des scandales récents tels que les Paradise Papers. Poussée par des scandales en série, notamment celui des Luxleaks et les Panama Papers, la Commission européenne a initié cet exercice fin 2015 pour lutter contre l'évasion et la fraude fiscales.
 

R. E.
 
Loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie