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Contestation du Rif : L’appel des parlementaire et des ONG européens à Mohammed VI

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le 18.06.17 | 12h00 Réagissez

L’Europe commence à s’inquiété de la tournure prise par les événements au Maroc où la population manifeste  contre la pauvreté et l’injustice depuis 7 mois.

Les eurodéputés écologistes ont demandé au Roi Mohammed VI de prendre en compte les attentes du peuple marocain, et de ne pas réprimer les tentatives d’expression politique d’un profond malaise à Al-Hoceïma. Devant les risques de dérives, le groupe des Verts/ALE au Parlement européen demandent à ce que la situation dans le Rif fasse carrement l’objet d’ « une résolution d’urgence » du Parlement européen en ce mois de Juin 2017, afin de mettre la lumière sur les développements que les principaux groupes politiques feignent d’ignorer et en vue de faire pression pour une résolution pacifique des tensions.

Dans la foulée, les eurodéputés écologistes regrettent que leur proposition n’ait pas approuvée par les autres groupes politiques, hormis le groupe GUE/NGL. «En espérant que le Parlement européen s’exprime prochainement sur ce sujet, nous demandons l’abandon des charges retenues contre Nasser Zefzafi, (meneur du mouvement contestataire), la libération des prisonniers politiques, la mise en œuvre d’un véritable dialogue avec les mouvements sociaux et le respect des libertés de la presse et de rassemblement », ont-ils plaidé.

De son coté, l’Ong internationale, EuroMed Droits, a condamné la répression contre citoyens, activistes et militants par les autorités marocaines. « Dimanche 11 juin, des milliers de Marocains se sont rassemblés à Rabat en solidarité avec les manifestants du Rif (région Nord du Maroc). EuroMed Droits se joint à leur appel et souligne sa grande préoccupation quant à la répression par les autorités marocaines des manifestations pacifiques et des mouvements sociaux qui ont lieu dans cette région (le Rif, Ndlr) », a indiqué l’Ong dans un communiqué adressé hier à la presse.

« Ces dernières semaines, plusieurs dizaines de manifestants ont été arrêtés et se retrouvent aujourd’hui accusés des chefs d’inculpation les plus graves », a alerté EuroMed Droits, précisant qu’ «avec l’arrestation de Nasser Zefzafi, considéré comme chef de file de Hirak, la grogne sociale s’est étendue à toute la région du Rif et pourrait désormais atteindre d’autres régions du Royaume, menaçant la stabilité du pays». «EuroMed Droits condamne ces arrestations arbitraires, en infraction totale avec la législation marocaine et les obligations internationales du royaume, et regrette la réaction des autorités marocaines qui se sont engagées sur la voie de la répression. Nous appelons le Maroc à mettre fin aux mesures arbitraires contre les manifestants et à garantir les conditions d’accès à un procès équitable pour tous», lit-on dans le communiqué. L’actuel mouvement populaire dans le Rif et les manifestations quotidiennes et régulières qu’il suscite sont «les plus importantes depuis les soulèvements de 2011», a constaté l’Ong.

EuroMed Droits a, en outre, appelé tous les acteurs à «engager un dialogue responsable et transparent pour sortir de la crise dans les plus brefs délais et à respecter les droits humains les plus fondamentaux, notamment la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique». Elle a également appelé à la tenue d’»une enquête impartiale et indépendante» pour apporter toute la lumière sur les évènements et les violations des droits humains qui y ont eu lieu.

Nouvelles arrestations à al-Hoceïma

Au moins deux nouvelles personnes ont été arrêtées vendredi à Al-Hoceïma, épicentre de la contestation qui secoue depuis sept mois le nord du Maroc, ont rapporté des médias. Trois personnes ont été arrêtées au cours de la journée, dont celle du   directeur du site d’information RifPress, Mohammed Al Hilali, a rapporté   l’agence AFP.  Une source au sein de l’exécutif local, citée par la même agence, a   confirmé deux arrestations. Plus d’une centaine de personnes ont été interpellées depuis fin mai à Al-Hoceïma, dans une vague d’arrestations visant le noyau dur d’un   mouvement de contestation populaire réclamant depuis des mois le  développement du Rif.  Ces principaux meneurs du «hirak», dont son leader Nasser Zefzafi, ont été emprisonnés à   Casablanca et sont accusés notamment «d’atteinte à la sécurité intérieure».  Cinq d’entre eux, parmi lesquels Zefzafi et Nabil Ahamjik, protestent   contre leurs conditions de détention et ont menacé d’entamer une grève de   la faim de trois jours, on indiqué vendredi leurs avocats. A. Z.

Aniss Z.
 
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