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Unicef : Les investissements en faveur des enfants pauvres sauvent plus de vies

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le 30.06.17 | 12h00 Réagissez

Si la communauté internationale n’accélère pas ses progrès en matière de mortalité infantile d’ici à 2030, près de 70 millions d’enfants mourront avant leur cinquième anniversaire, selon une nouvelle étude de l’Unicef, explique un communiqué rendu public hier.

Les investissements ciblant la santé ainsi que la survie des enfants et communautés les plus démunis présentent un meilleur rapport coût-efficacité que les approches traditionnelles. En effet, ils permettent de sauver presque deux fois plus de vies pour chaque million de dollars dépensés que des investissements équivalents en faveur de groupes de population moins défavorisés, d’après une nouvelle analyse de l’Unicef.

L’étude, qui se fonde sur les nouvelles données tirées des 51 pays qui enregistrent à eux seuls environ 80% des décès de nouveau-nés et d’enfants de moins de cinq ans, montre que dans ces pays, une plus grande couverture des interventions essentielles ciblant les communautés pauvres a permis de réduire la mortalité infantile environ trois fois plus rapidement dans ces groupes que dans le reste de la population.

Mais surtout, l’étude est parvenue à démontrer à l’aide de ces données et d’outils de modélisation que les interventions à destination des enfants des groupes pauvres permettent de sauver 1,8 fois plus de vies par millions de dollars investis.

Pour parvenir à cette conclusion, six interventions majeures en matière de santé ont été utilisées comme indicateurs afin d’évaluer l’accès aux interventions à fort impact en matière de santé maternelle, néonatale et infantile : le recours à des moustiquaires imprégnées d’insecticide pour dormir, l’initiation précoce à l’allaitement, les soins prénatals, la vaccination complète, l’assistance qualifiée à la naissance et la sollicitation de soins pour les enfants souffrant de diarrhée, de fièvre et de pneumonie.

Selon toujours le même communiqué, l’étude a permis de conclure que l’accès aux interventions à fort impact en matière de santé et de nutrition s’est amélioré plus rapidement ces dernières années chez les groupes pauvres, ce qui a eu pour résultat d’améliorer l’équité de manière significative : les groupes pauvres enregistrant un taux de natalité plus élevé que le reste de la population, la baisse du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans dans ces communautés s’est traduit par 4,2 fois plus de vies sauvées par million d’habitants. Statistiquement, sur le 1,1 million de vies sauvées dans les 51 pays concernés au cours de la dernière année de l’étude (différente selon les pays), environ 85% sont issus de groupes pauvres. Aussi bien que les investissements nécessaires par habitant pour améliorer la couverture des interventions au sein des communautés pauvres soient plus élevés que ceux requis pour atteindre le reste de la population, ils permettent de sauver quasiment deux fois plus de vies par millions de dollars investis.

N.O.
 
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