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Tumeurs hypophysaires : L’importance du diagnostic précoce pour éviter la cécité

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le 11.12.16 | 10h00 Réagissez

Le premier congrès national de la Société algérienne des pathologies hypophysaires (SAPH), nouvellement créée, vient d’apporter une nouvelle approche pour la prise en charge des tumeurs bénignes.

Le Pr Kheirddine Bouyoucef, président de la SAPH et chef de service au CHU de Blida, a souligné, en marge de travaux scientifiques, l’importance d’unir toutes les spécialités qui s’inscrivent dans les pathologies hypophysaires, tout en impliquant le médecin généraliste pour effectuer un diagnostic le plus vite possible, surtout que ce dernier est facile à faire, afin d’éviter les complications, dont la cécité. «Dans certains adénomes sécrétants, les malades meurent des complications cardiovasculaires et métaboliques. Lorsque la tumeur est de petite taille, les taux de guérison sont très élevés», a-t-il expliqué, d’où l’intérêt, aujourd’hui, d’un dépistage précoce pour une meilleure prise en charge des patients.

«Pour éviter toutes ces complications, ce sont d’abord les généralistes, les endocrinologues, les radiologues, les gynécologues, les radiothérapeutes, les neurochirurgiens et les oncologues qui doivent s’unir autour de cette petite glande pour éviter des drames», a-t-il souligné. Le Pr Bouyoucef a tenu à préciser que les adénomes invasifs, thème principal de ce congrès, évoluent rapidement et englobent les nerfs crâniens, et ce sont des tumeurs gigantesques qui détruisent le bas du crâne, il est donc nécessaire d’agir vite pour réduire les complications. D’autant que le diagnostic est facile à faire à vue d’œil (gigantisme et présence de lait dans les seins chez une femme qui n’allaite pas). «Les premiers symptômes sont les troubles de la vision.

La première chose qui arrive, le malade ne voit pas sur les champs temporaux, signe de troubles de l’acuité visuelle. Ce qui constitue une urgence et les malades sont opérés dans la semaine pour certains et dans le mois pour d’autres. Les résultats sont souvent excellents, surtout avec l’introduction de la nouvelle technique chirurgicale, à savoir l’endoscopie endonasale, ce sont donc 85% des cas que l’on peut guérir par la chirurgie et on obtient de très bons résultats», a ajouté le Pr Bouyoucef.

Djamila Kourta
 
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