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       <title>El Watan - Santé</title>
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       <lastBuildDate>Wed, 22 May 2013 10:10:24 +0100</lastBuildDate>
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           <title>nécessité de développer la recherche dans notre pays</title>
           <author>Djamila Kourta </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	On enregistre chaque année entre 1500 et 2000 nouveaux cas de cancer du cavum (rhino-pharynx). 
	La prise en charge des cancers de la tête et du cou a été, hier, au centre des débats entre oncologues, radiologues, ORL et  radiothérapeutes à Alger. Un premier workshop, El Kendi Hospital Unit, organisé par le  laboratoire El Kendi, a permis aux spécialistes  de débattre des cas cliniques pris en charge dans différents centres hospitaliers. Le professeur Kerboua Baraka Esma, oncologue au Centre Pierre et Marie Curie qui a coordonné ces ateliers, a mis l’accent sur la thérapie ciblée «qu’ il faut absolument développer en Algérie, car ces thérapies ne sont  pas validées en Europe et en Amérique, où le cancer du cavum est pratiquement inexistant. Alors qu’il est important en Algérie et dans le Maghreb. La Chine figure aussi parmi les pays où l’on enregistre un nombre important de cas», a-t-elle précisé.

	Le professeur Kerboua Baraka a souligné : «Nous avons démontré que certains facteurs  sont surexprimés dans le cancer du cavum,  comme les autres carcinomes de la tête et du cou. Ce qui permettra justement de lancer, de développer la recherche et les nouvelles thérapies.» L’objectif justement de ces ateliers,  a tenu à ajouter le Pr Kerboua Baraka, «est d’informer et assurer une formation continue sur la prise en charge de ces types de cancers tout en évaluant les réponses complètes de ces thérapies pour cibler sur des cas cliniques. Une thérapie prometteuse».

	A noter que l’incidence de ces cancers nasopharynx est estimée en Algérie à 8,5 cas pour 100 000 habitants et l’on enregistre chaque année entre 1500 et 2000 nouveaux cas de cancer du cavum (rhino-pharynx), dont 20% des malades ont moins de 20 ans, ont révélé les spécialistes. Ils expliquent que le cancer du cavum sévit à l’état endémique dans certaines régions, où il constitue un problème de santé publique. «C’est le premier cancer en ORL», a-t-on  précisé. Sa prise en charge nécessite un travail de plusieurs structures multidisciplinaires, citant plus particulièrement l’ORL, la radiothérapie, les pathologistes, les radiologues et les oncologues.

	«On parle du cancer du côlon, du sein et du poumon, mais on évoque rarement celui du cavum, alors que sa prévalence suscite des inquiétudes. Nous avons une moyenne de 150 nouveaux cas de cancer du cavum seulement au centre Pierre et Marie Curie», a indiqué  le Pr Kerboua Baraka. Ayant consacré sa thèse sur le sujet, il parle aisément de cette pathologie qui est souvent diagnostiquée tardivement en raison de son aspect particulier et de sa localisation. Interrogé sur les symptômes, le Pr Kerboua signale qu’il est souvent associé à une obstruction nasale unilatérale, un saignement du nez unilatéral, un bourdonnement d’oreilles, la présence d’un ganglion dans 50% des cas et certains signes neurologiques, tels que la diplopie (vision double). Il est donc important, selon elle, d’informer et de sensibiliser sur cette maladie afin qu’elle soit prise en charge précocement. ]]></description>
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           <title>«L’exigence de technicité et de sécurité pour le patient doit être supérieure»</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le docteur Madjoudj pratique la chirurgie plastique et esthétique depuis 1993. Ses nombreux travaux, notamment sur les spina-bifidas, les malformations cranio-faciales et les rhinoplasties ont suscité l’intérêt de la communauté médicale de par le monde. Le docteur Madjoudj revient, dans cet entretien, sur la chirurgie plastique en Algérie. Il soulève le problème du manque flagrant de réglementation qui doit régir cette spécialité. 
	-Quel a été le parcours de  votre formation ?

	J’ai fait ma formation à l’Ecole algérienne de médecine et j’en tire une grande fierté. Après un diplôme de chirurgie générale en 1982, j’ai, d’emblée, opté pour la pratique libérale tout en continuant à garder le contact avec le secteur public. Je me suis installé en 1983 à Bordj Menaïel, qui était une petite ville rurale et je garde un très bon souvenir de cette époque. Durant cette période, j’ai mis en place le  service de chirurgie de l’hôpital de Dellys.

	-De Bordj Menaïel à la chirurgie esthétique, comment vous est venue l’idée de choisir cette discipline ?

	En fait, c’est de chirurgie plastique qu’il s’agit. Pour rappel, la chirurgie plastique est une spécialité chirurgicale qui a pour but de réparer ou de remodeler la forme du corps humain. La chirurgie esthétique n’est qu’une sous-spécialité de celle-ci, tout comme la chirurgie réparatrice, chirurgie de la main, chirurgie crânio-faciale, la chirurgie des brûlés… Pour répondre à votre question, je le dois grandement au professeur Benhamla, un grand humaniste, qui, avec le professeur Bouhayad, avaient créé le premier centre des brûlés en Algérie. Il m’intéressa à cette discipline toute nouvelle à l’époque. Il me recommanda au  professeur Baux, chef de service de chirurgie plastique, esthétique et réparatrice de l’hôpital Rothschild à Paris, où je fis mes classes. J’ai poursuivi ma formation en chirurgie plastique esthétique en Amérique du Nord, pendant 2 ans.

	-Comment êtes-vous arrivé à la Société américaine de chirurgie plastique ?

	Tout d’abord, je tiens à vous dire que c’est un grand honneur pour la chirurgie plastique algérienne et pour moi. A mon sens, nous sommes seulement deux chirurgiens dans tout le Maghreb à avoir obtenu cette distinction.

	-Quels sont les critères d’admission ?

	Les critères d’accès sont très draconiens. Ils se fondent sur la réputation du médecin et surtout sur la qualité des travaux et recherches ayant contribué à l’avancement de la chirurgie plastique.

	-Pouvez-vous nous citer vos contributions à la chirurgie plastique ?

	Dans les grands spina-bifida, la fermeture cutanée est difficile. Elle requiert la présence d’un chirurgien plasticien et des  techniques chirurgicales sophistiquées. En collaboration avec les services de neurochirurgie du CHU de Blida et de Bab El Oued , j’ai mis au point une technique de fermeture qui peut être pratiquée par tout neurochirurgien et en tout milieu chirurgical. Cette technique présente de nombreux avantages, elle réduit de façon drastique la morbidité (complication postopératoire) et la durée d’hospitalisation, qui était parfois de plusieurs mois à moins d’une semaine. En chirurgie réparatrice, j’ai développé des techniques de rhinoplasties post-traumatiques simples et qui donnent des résultats très satisfaisants. Pour certaines affections faciales graves,  j’ai mis au point un procédé simple et efficace de lipoffiling qui permet de se substituer à des interventions lourdes et coûteuses.Vous pouvez trouver toutes les présentations de mes travaux sur le site : www.chirurgieesthetiquealgerie.com

	-Quelle est la situation de la chirurgie esthétique dans notre pays ?

	En l’absence de cadre réglementaire, beaucoup de confrères, sans compétences en chirurgie plastique, se sont engouffrés dans le domaine avec les conséquences que vous devinez. C’est regrettable, car étant une chirurgie de confort et non une chirurgie de nécessité, l’exigence de technicité et de sécurité pour le patient doit être supérieure, mais c’est rarement le cas. Du coup cette discipline pâtit d’une mauvaise image auprès du grand public. Il est urgent de réglementer l’accès à la profession, et ce dans l’intérêt du patient algérien

	-Votre dernière intervention,  dans nos colonnes sur les associations médicales en Algérie, a soulevé une polémique...

	J’en ai aussi eu des échos. Et je m’en félicite. Mon objectif premier était d’ouvrir un débat. Il est impératif de casser les barrières entre le secteur privé et public, les deux secteurs peuvent et doivent collaborer dans l’intérêt du patient algérien.
	
	  ]]></description>
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           <title>Jardin d'essai du Hamma : sortie nocturne pour les enfants de la lune</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le ministère de l’Education nationale a organisé, en collaboration avec l’association Essaada et Lion’s club, une sortie nocturne, vendredi, au jardin d’Essai du Hamma au profit des enfants de la lune de six wilayas  (Alger, Djelfa, Tipasa, Blida, Bouira et Sétif). 
	Le Xeroderma pigmentosum ou maladie des enfants de la lune est  une maladie d’origine génétique rare découverte en 1870 par Moritz Kaposi. Les  patients sont déficients dans l’un des gènes codant les protéines participant  au mécanisme de réparation par excision de nucléotides. Elle se caractérise  par une sensibilité excessive de la peau au soleil, des troubles oculaires et  un risque multiplié par 1000 de développer un cancer de la peau ou des yeux. La directrice des activités socio-culturelles au ministère de l’Education nationale, Mme Latifa Remki, a souligné le coût élevé  de la prise en charge de ces enfants qui nécessite l’implication de différents  acteurs sur le terrain, comme le mouvement associatif, les ministres concernés  et les familles.

	Mme Remki a affirmé la nécessité pour ces enfants d’avoir un masque  de protection des rayons ultraviolets et des crèmes, déplorant l’incapacité des familles à disposer de ces moyens non seulement pour leur coût élevé, mais  parce qu’ils ne sont pas remboursables par la CNAS. Cette maladie, a-t-elle ajouté, est méconnue du grand public d’autant,  a-t-elle dit, que certaines familles «qui y voient une maladie honteuse ne la  déclarent pas», d’où la nécessité de mener une campagne de sensibilisation  sur la maladie et la nécessité d’un diagnostic précoce afin d’atténuer les risques  de cancer de la peau et des yeux.

	«Le ministère de l’Education nationale, a-t-elle affirmé, coordonne  ses efforts avec les associations activant dans le domaine pour scolariser  cette catégorie d’enfants, fournir les classes en moyens de protection, faciliter  leur insertion en milieu scolaire et leur garantir une scolarité  normale.» Mme Remki a salué cette promenade nocturne, programmée par le ministère en coordination avec les associations, qui offre à ces enfants des moments de détente et de loisirs et allège un tant soit peu leurs souffrances.

	Mohamed Harache, membre de l’association Essaada, a indiqué que 500 enfants atteints de cette maladie ont été recensés jusque-là,  soulignant que l’association «s’attelle» à réaliser des statistiques «exactes»  au niveau national pour prendre en charge ces enfants nés de mariages consanguins. Les enfants ont visité le musée du jardin  du Hamma et reçu des informations sur les animaux du zoo. Ils ont également  apprécié le concert de musique offert en leur honneur. ]]></description>
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           <title>Plus de 4 millions d’Algériens touchés par les allergies</title>
           <author>Djamila Kourta </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Tue, 14 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 14 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	3,2 à 6,5% des Algériens sont atteints d’asthme, dont près de 50% d’origine allergique. 25 à 30% souffrent de rhinite, dont 35 à 40% d’origine allergique. 
	Les allergies respiratoires – asthme, mais aussi rhinite et conjonctivite allergiques – affectent de plus en plus de personnes dans leur quotidien. Les problèmes respiratoires liés à des allergènes (pollens dans le «rhume des foins» saisonnier, mais aussi acariens, poils d’animaux toute l’année) sont donc un sujet de préoccupation même chez les non-allergiques. Les spécialistes expliquent que pour qu’une allergie apparaisse, il faut plusieurs éléments : un terrain génétique favorable et, dans l’environnement, plusieurs allergènes.
	Certes, une rhinite peut apparaître peu sévère au regard d’autres pathologies, de même qu’une conjonctivite ou qu’un asthme équilibré. Pourtant, ces maladies altèrent la qualité de vie et peuvent s’aggraver, se chroniciser. Il est donc important de se soigner, de ne pas négliger un nez bouché ou qui coule régulièrement, des yeux qui rougissent ou qui piquent, des sifflements respiratoires.

	L’environnement est donc, selon les mêmes spécialistes, à l’origine de certaines formes d’allergie sachant que de nouveaux allergènes sont apparus, certaines plantes, fruits ou polluants, mais il reste que les principaux responsables, neuf fois sur dix, de ces maladies sont les acariens, pollens, poils et squames de chat, enfermement des habitations, tabagisme passif, stress, pollution automobile. Leurs concentrations sont plus élevées dans l’air, selon de récentes études. Il est donc clair que le mode de vie est fortement incriminé. En Algérie, tous ces facteurs sont réunis. En effet, l’amélioration des conditions d’hygiène est patente dans la population générale et les bouleversements que connaît la société sont édifiants, estime le Pr Nafti, chef de service de la clinique des maladies respiratoires à l’hôpital Mustapha Pacha. «Changement des conditions de vie, nouveaux matériaux de construction, confinement, chauffage, forte urbanisation, pollution domestique, tabagisme, pollution environnementale due en grande partie à une circulation automobile sans cesse croissante avec l’utilisation de carburants polluants (gasoil)», a-t-il souligné. Cependant, il semble que l’allergie survienne plus volontiers chez les personnes qui ont été peu exposées aux agents infectieux au cours de leur enfance.
	Aussi, l’hypothèse hygiéniste pourrait expliquer l’augmentation de l’incidence de l’allergie, a-t-il ajouté. Une personne sur 5 est allergique sur les 20% des patients sensibilisés aux allergènes aéroportés. Ainsi, l’allergie est une maladie classée par l’OMS au 4e rang mondial des pathologies.

	Le risque de terrain allergique est majoré en cas d’antécédents personnels ou familiaux d’allergie ; on sait que le risque de développer une symptomatologie allergique est de 30% si l’un des deux parents est allergique et de 70% si les deux parents sont allergiques. La rhinite allergique doit être considérée comme un facteur de risque très important de l’asthme, a expliqué le Pr Abderrezak Gharnaout, chef du service pneumologie à l’hôpital de Rouiba. Il explique que les sujets atteints de rhinite allergique ont 3,5 fois plus de risque d’être asthmatiques que les sujets normaux, que 20 à 40% des patients ayant une rhinite allergique souffrent d’un asthme et que les patients asthmatiques ont majoritairement une rhinite associée. Les facteurs déclenchants sont identifiés, en l’occurrence les pollens (pariétaire, graminées, olivier et cyprès qui représentent plus de 75% du flux pollinique de la ville d’Alger), la blatte, les moisissures (surtout en été) et les squames et poils d’animaux (chat et chien), a indiqué le Pr Gharnaout en précisant que les facteurs aggravants sont la pollution atmosphérique et le tabac actif ou passif et de signaler que «la complication fatale de l’asthme en exacerbation non pris en charge précocement reste le décès».
	Il y a aussi, a-t-il ajouté, les autres formes d’allergie causées par les aliments (lait, œuf, poisson, cacahuètes, moutarde…), les piqûres d’insectes (abeille et guêpe ; en Algérie, il y a  beaucoup d’allergies le venin d’abeille), les médicaments (beta lactamines et aspirine), le latex (surtout en milieu de soins).
	
	  ]]></description>
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        <item>
           <title>«Les variations climatiques aggravent les réactions allergiques»</title>
           <author>Djamila Kourta </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Actualité</category>
           <pubDate>Tue, 14 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 14 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	- Quels sont les facteurs qui provoquent le plus l’allergie ?
	 

	Les facteurs qui provoquent l’allergie sont multiples et variés. Depuis la piqûre d’abeille ou de guêpe en passant par le contact d’une plante (ortie) ou d’un gant en latex jusqu’à la consommation de lait, d’œuf, de poisson ou même de fruits et parfois de médicaments. Enfin, l’inhalation de poils de chat, de poussières domestiques (acariens) ou de pollen représente le facteur le plus fréquent qui peut provoquer l’allergie. Il ne faut pas oublier l’importance des variations climatiques qui doivent nous permettre d’analyser l’impact des allergènes aéroportés soumis à des conditions hyperfavorables pour accentuer la sensibilisation et aggraver les réactions allergiques. Tout le monde sait que les asthmatiques se plaignent fréquemment d’une exacerbation de leurs symptômes en cas de changement de temps. L’influence de la pluviométrie et de la température sur une moisissure hautement allergène, l’alternairia, est bien connue. On sait aussi que les turbulences orageuses provoquent de fortes concentrations de pollen, etc.

	 

	- Est-ce que les allergies sont aujourd’hui bien diagnostiquées ?
	 

	Reconnaître une allergie est en général aisé aussi bien pour le médecin que pour le patient, car les symptômes en faveur de l’allergie sont faciles à reconnaître : circonstances d’apparition, évolution... Cependant, certaines allergies sont banalisées ou négligées par les patients qui ne consultent qu’en cas de complications. Par contre, certaines manifestations entraînent des symptômes graves (crise d’asthme, conjonctivite, urticaire généralisé, œdème laryngé...) qui obligent le patient à consulter en urgence et le médecin à agir rapidement au risque d’exposer le malade à des complications graves.

	Ce qui est par contre plus difficile, c’est d’identifier la cause de cette allergie : asthme (acariens ? pollens ? profession ? chat ?), allergie alimentaire (œuf ? poisson ? fruit ? carotte ? persil ?)… A ce moment, la recherche étiologique fait appel à un bilan allergologique complexe et sophistiqué dont les résultats ne sont pas toujours concluants, ce qui explique le retard dans le diagnostic et donc le traitement.

	 

	- Quels sont les moyens de prévention des allergies ?
	 

	Le moyen de prévention le plus efficace est représenté par l’éviction de l’allergène quand cela est possible. Il est facile de supprimer de son alimentation des œufs ou des crevettes, un peu moins facile de se séparer de son chat si ses poils sont responsables de l’allergie, mais il est plus difficile pour un menuisier ou un boulanger de changer de métier quand leur allergie est due aux poussières de farine ou de bois. Il est encore plus difficile pour eux de trouver un autre «job» avec pour conséquence de reconnaître le caractère professionnel de la maladie avec tout ce qui en découle (réparation, indemnisation...).

	 

	- Y a-t-il des mesures spécifiques dans l’utilisation de certaines matières allergisantes ?
	 

	Les mesures spécifiques à prendre doivent être à la fois techniques et collectives (suppression ou réduction de la substance allergisante), techniques et individuelles (port de masque...) et médicales (surveillance des sujets exposés). En plus de l’éviction ou quand celle-ci est inefficace, il faut proposer les traitements symptomatiques à base d’antihistaminiques, de corticoïdes, de cromones et enfin l’immunothérapie spécifique, encore appelée désensibilisation, dont l’efficacité a été reconnue dans le traitement et la prévention de la rhinite et de l’asthme allergiques par plusieurs consensus récents.
	  ]]></description>
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        <item>
           <title>Toxicomanie, Schizophrénie et suicide : la santé mentale des Algériens en danger</title>
           <author>Naima Benouaret </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Sun, 12 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 12 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Un pour cent de la population générale atteinte de schizophrénie, 40% souffrant de problèmes de santé mentale qui vont du simple trouble anxieux à la schizophrénie, en passant par les désordres bipolaires et la dépression, 15 % de la population juvénile s’adonnent à la drogue avec plus ou moins de sévérité, environ 10 000 tentatives de suicide chaque année… 
	La santé mentale des Algériens n’est décidément pas au beau fixe. Et il aura fallu attendre que les indicateurs soient passés au rouge pour que le ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière décide, enfin, de mettre en place une sous-direction pour la promotion de la santé mentale dans notre pays. Même si elle est jugée quelque peu tardive, l’initiative a été saluée par les professionnels de la psychiatrie. «La création récente de cette structure, qui a nécessité de profondes réflexions, va aider les praticiens et les pouvoirs publics à concentrer leurs efforts sur des problèmes de santé mentale prioritaires et à coordonner l’action des différents partenaires et intervenants», a indiqué le professeur Mohamed Boudef, président du Comité pédagogique national de psychiatrie, ajoutant : «Le défi que nous devons maintenant relever consiste à traduire cette initiative en actions concrètes, en vue d’améliorer nos performances et d’obtenir de meilleurs résultats sanitaires pour les populations qui en ont le plus besoin.» 

	Cette structure est à pied d’œuvre pour la mise en place des mécanismes adaptés en vue d’une meilleure prise en charge des différents phénomènes qui rongent la santé mentale dans notre pays : la schizophrénie, le suicide et la toxicomanie. C’est surtout autour de ce dernier fléau que les efforts doivent être axés, de l’avis du chef de service psychiatrie de l’Etablissement hospitalier spécialisé (EHS) Errazi de Annaba. Car représentant des proportions inquiétantes, la toxicomanie est en passe de se transformer en véritable catastrophe sanitaire.

	Aussi, si rien n’est fait pour l’endiguer, la polytoxicomanie, notamment lorsque le consommateur absorbe à la fois alcool, kif et psychotropes, ce sont la santé publique et la sécurité du pays qui sont de fait sérieusement menacées, prévient notre interlocuteur. «La manière dont est en train d’évoluer la polytoxicomanie dans notre pays est à prendre très au sérieux. A cela s’ajoute l’apparition de drogues dures, comme la cocaïne et l’héroïne, qui sont de plus en plus fréquentes dans nos statistiques», tient à souligner le professeur Boudef.

	Une situation grave

	Deux autres facteurs peuvent, selon lui, témoigner de la gravité de la situation actuelle : «Depuis ces trois dernières années, nous avons pu constater une tendance à la féminisation de la toxicomanie. La tendance du rajeunissement des consommateurs (12 à 18 ans) se confirme aussi. Il s’agit de deux caractéristiques nouvelles de la toxicomanie dans notre pays. D’où l’urgence de mettre en place les mécanismes destinés à détecter les phénomènes émergents et à comprendre les contextes», insistera t-il.

	Pour lui, bien que les pouvoirs publics aient adopté une approche équilibrée et globale en réponse au problème de la drogue, néanmoins il reste beaucoup à faire en termes de prévention de la consommation et de traitement de la toxicomanie. Deux impératifs cruciaux pour toute politique antidrogue. Le psychiatre souligne également que l’Etat doit replacer la santé mentale et particulièrement chez les plus vulnérables, au cœur de son action. Car même si la couverture géographique est relativement homogène, elle ne permet pas, en revanche, un accès de proximité satisfaisant.

	En effet, malgré leur nombre :  trois centres de cure pour toxicomanes (Blida, Oran,  Constantine n’étant pas encore opérationnel) destinés à la prise en charge ambulatoire des toxicomanes, une vingtaine de centres intermédiaires de soins pour toxicomanes (CIST), et 53 autres centres en projet, les structures publiques de santé ne répondent que partiellement à la demande en soins et ne permettent pas une prise en charge hiérarchisée, déplore le fondateur du CIST de Annaba, le premier du genre en Algérie.

	«L’instabilité dans les structures de santé ne permet pas d’évaluer, à leur juste proportion, les différentes pratiques de la toxicomanie et de leur prise en charge. Il y a tellement de changement dans les instances dirigeantes que les programmes initiés dans ce sens ne sont jamais menés à leur terme», regrette notre interlocuteur. Selon lui, la volonté politique d’endiguer le phénomène existe certes, mais il reste que la prise en charge d’un toxicomane est complexe et difficile à évaluer.

	Un engagement dans la durée

	Pourquoi ? «Parce qu’elle nécessite un engagement sans limites du professionnel, une connaissance parfaite du fonctionnement psychique du toxicomane et une maîtrise des psychothérapies.» «Les stratégies de lutte antidrogue ne se limitent pas seulement à une histoire de menottes, c’est avant tout de santé qu’ il est question», rétorquera-t-il. Existe-t-il une cause majeure à la propagation de ce fléau dans notre pays ? «Outre le mal-être et la malvie, la décennie noire ne pouvait que laisser de graves séquelles dans la structuration de la société qui demeure difficilement maîtrisable, et ce, malgré les efforts déployés par l’Etat pour circonscrire le phénomène. N’oublions pas que les crimes terroristes, particulièrement sauvages, ont concerné des individus, des collectivités, des localités entières avec des conséquences immédiates et particulièrement lourdes. La barbarie et la sauvagerie de certains actes ont eu des répercussions psychiques sur les populations et sur les personnels de santé qui n’y étaient pas préparés», explique le psychiatre-expert auprès des tribunaux.

	Aussi, ajoute-t-il, l’effet de banalisation est un facteur de résistance à toutes les tentatives de sensibilisation menées par les différentes institutions de lutte. «L’absence de sérieux et de méthodes efficientes dans l’évaluation du phénomène ne peut pas aider à combattre ce fléau, et on peut considérer que la présence de la toxicomanie est un indice de dysfonctionnement profond de la société sur le plan politique, éthique et moral.» C’est pourquoi, conclura-t-il, le débat autour de la question doit être clair, engagé, transparent et courageux. Le plus grand ennemi de la lutte contre ce fléau est la démagogie.
	
	  ]]></description>
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           <title>Le lobby du médicament pourvoyeur du marché informel des psychotropes</title>
           <author>Naima Benouaret </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Sun, 12 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 12 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le professeur Boudef, qui a présidé la commission d’expertise psychiatrique de Chouaïb Oultache, l’assassin présumé du colonel Ali Tounsi, ex-DGSN, est formel : il ne fait aucun doute que le système national de santé mentale, qui est satisfaisant du point de vue quantitatif, ne répond pas à la demande et son efficience est faible. 
	Avec 1,43 lit pour 10 000 habitants, 1,13 psychiatre pour 100 000 habitants et 6,44 infirmiers spécialisés en psychiatrie pour 100 000 habitants, contre une demande en soins sans cesse croissante, la couverture sanitaire reste en deçà des besoins exprimés. D’autant que les quelques 800 praticiens en psychiatrie, des secteurs public et privé, se heurtent à une nuée de contraintes pour assurer une prise en charge efficace des malades souffrant de problèmes de santé mentale dont certains sont communs, comme la dépression, les troubles de l’anxiété, la détresse psychologique réactionnelle induite par les situations éprouvantes et les difficultés existentielles, les troubles psychiatriques de durée variable et plus ou moins sévères et/ou handicapants et d’autres non-communs, comme la schizophrénie ou le trouble bipolaire.

	«Les patients doivent être en mesure d’accéder à des services appropriés à tous les stades de leur maladie. Comme nous avons besoin de développer des services qui traitent les maladies liées à l’usage de drogues d’une manière pragmatique, scientifique et humanitaire, en remplaçant la stigmatisation et la discrimination par la connaissance, les soins, la possibilité de réintégration», insistera-t-il. A ce titre, des défis à relever sont identifiés et consistent, sur la base de données factuelles, à, entre autres, optimiser la répartition spatiale des structures et des ressources, proposer un système de financement socialement acceptable, notamment pour les couches démunies et à améliorer la gestion des structures et des personnels existants.

	S’agissant des moyens financiers, notre interlocuteur reconnaîtra que : «Certes, l’Etat alloue des budgets colossaux pour l’importation des médicaments. Néanmoins, ces moyens sont malheureusement très mal gérés, à tel point que l’on assiste souvent à de cycliques ruptures de stocks de médicaments de première nécessité et à un déferlement de médicaments secondaires.» Et de dénoncer à ce propos : «Si la consommation de médicaments de prescription à des fins non médicales a spectaculairement évolué dans notre pays, c’est bien à cause du lobby de l’importation du médicament. Contrairement à ce que l’on veut faire admettre, les fuites injustement imputées aux établissements publics de psychiatrie, le marché illicite de psychotropes est alimenté par ce lobby, avec la complicité de certains distributeurs et pharmaciens. Pour preuve, des marques de psychotropes circulent sur le marché informel, alors qu’elles sont inexistantes dans les structures de santé publique.»
	  ]]></description>
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        </item>
        <item>
           <title>Les enfants des orphelinats en quête d’ébriété</title>
           <author>Naima Benouaret </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Sun, 12 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 12 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Un autre phénomène a tendance à se répandre dans notre pays : la prolifération de la pratique de l’inhalation de la colle forte mise dans des sachets en plastique par des enfants de 6 à 12 ans, vivant dans des orphelinats. 
	«La vapeur de l’éther alcoolisé leur procure des effets d’ébriété avancée. Nous avons été choqués par l’addiction d’enfants à cette pratique dans nombre d’orphelinats en Algérie, de manière plus prononcée au niveau de celui de Ben M’hidi dans la wilaya d’El Tarf. A défaut d’une prise en charge rapide, c’est incontestablement de futurs alcooliques et toxicomanes que nous aurons sur la conscience», met en garde le professeur Mohamed Boudef. Pour lui, «le manque d’affection, exacerbé par l’absence d’activités, pousse ces enfants à l’enfermement dans une habitude obsédante. Ils se retrouvent emprisonnés dans un processus qui leur échappe : soit ils recoupent diverses addictions, soit ils passent d’une addiction à une autre.

	Cette pratique d’inhalation est un moyen désinhibiteur de l’action dans une quête du mieux-être», analyse le psychiatre. L’anorexie est un autre problème de santé mentale qui a fait son apparition dans notre pays depuis ces derniers temps, auquel vient se greffer la cyberdépendance juvénile. Les proportions que prennent les deux phénomènes auprès des adolescents sont très perceptibles. Mais, une nouveauté marque actuellement le paysage de santé mentale : les Algériens consultent plus facilement pour des problèmes mineurs, se réjouit le chef de service psychiatrie de l’EHS Errazi Annaba. «De plus en plus nombreux sont les parents qui viennent nous consulter pour des troubles alimentaires dont souffrent leurs enfants, les filles surtout. Et c’est une bonne chose. La prise en charge rapide peut éviter pas mal de soucis de santé plus graves.»    ]]></description>
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        <item>
           <title>Des patients face aux mains sales</title>
           <author>Djamila Kourta </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/hebdo/sante/des-patients-face-aux-mains-sales-05-05-2013-212590_156.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Sun, 05 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 05 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Les personnels de santé dans le monde oublient le lavage des mains en moyenne dans 60% des situations où cela est requis, au contact des patients. 
	L’Organisation mondiale de la santé lance une campagne mondiale pour le lavage des mains. Chaque année, le traitement et les soins dispensés à des centaines de millions de patients dans le monde sont compliqués par des infections contractées au cours de soins de santé, a indiqué l’OMS.
	Certains patients se trouvent alors dans un état plus grave qu’ils ne l’auraient été en situation normale. Certains doivent subir une hospitalisation prolongée, d’autres souffrent d’incapacité de longue durée et même, certains décèdent. Indépendamment du coût humain, les systèmes de soins de santé supportent une charge financière plus lourde. Les infections liées aux soins de santé
	— appelées aussi infections nosocomiales — présentent les nombreuses caractéristiques d’un problème majeur de sécurité pour le patient. Leurs causes sont multiples, liées à la fois aux systèmes et aux procédures de soins et aux pratiques comportementales. Pour relever ce défi mondial, le programme OMS pour la sécurité des patients et ses partenaires experts ont élaboré des stratégies à faible coût qui peuvent contribuer à réduire le nombre d'infections résultant d’actes de soins. Les risques d’infection sont particulièrement élevés dans certaines parties du monde.

	De nombreux projets, tant dans les pays développés que dans des pays en développement, ont montré que l’application d’interventions et de stratégies pouvait réduire considérablement la charge de morbidité imputable aux infections résultant d’actes de soins.
	Certaines stratégies de l’OMS bien en place contribuent déjà à réduire quelques-uns de ces risques dans certains domaines, à savoir : les produits sanguins et leur emploi, les pratiques d’injection et les vaccinations, l’eau, les installations sanitaires et la gestion des déchets, les procédures cliniques, en particulier dans les soins d’urgence de premier niveau.

	Le Défi mondial pour la sécurité des patients englobe ces stratégies et encourage des actions et des interventions spécifiques ayant une portée directe sur les infections liées aux soins de santé et sur la sécurité des patients. Ces actions s’accompagnent d’efforts pour mettre en œuvre les recommandations. Pour l’OMS, une hygiène des mains appropriée est l’une des méthodes les plus simples et efficaces pour réduire les infections associées aux soins (IAS). Cependant les personnels de santé dans le monde l’oublient en moyenne dans 60% des situations où elle est requise, au contact des patients. Cette campagne mondiale dont le slogan est:
	«Sauvez des vies : lavez-vous les mains», s’inscrit dans un effort majeur conduit par l’OMS, pour renverser cette tendance inquiétante, et inciter les personnels de santé à améliorer leur hygiène des mains et donc de réduire la propagation des IAS.

	L’objectif d’accroître la prise de conscience partout dans le monde sur l’importance de l’hygiène des mains pour réduire les infections associées aux soins (IAS) s’est concrétisé par l’inscription de plus de 5000 hôpitaux et établissements de santé dans 127 pays. L’OMS souhaite dédier une journée annuelle de portée mondiale, le 5 mai, dans le but d’attirer l’attention sur l’amélioration de l’hygiène des mains. La stratégie de promotion de l’hygiène des mains de l’OMS, qui insiste sur l’amélioration des pratiques, quel que soit le lieu où les soins sont donnés, a attiré l’attention dans le monde entier. Cette stratégie repose sur cinq éléments fondamentaux permettant aux personnes impliquées dans les soins aux patients de pratiquer l’hygiène des mains au moment opportun et à l’endroit même où ceux-ci sont délivrés. Des outils sont disponibles pour soutenir la mise en œuvre de ces éléments ainsi que pour leur évaluation. ]]></description>
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        </item>
        <item>
           <title>18% des hospitalisés sont contaminés</title>
           <author>Djamila Kourta </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/hebdo/sante/18-des-hospitalises-sont-contamines-05-05-2013-212591_156.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Sun, 05 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 05 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Les épidémiologistes recommandent d'appliquer les mesures onusiennes de l’hygiène hospitalière, prévues dans les textes ratifiés par l’Algérie, pour la diminution de la prévalence des infections associées aux soins, dont la fréquence est de 15 à 18%. 
	Le professeur Soukhel, chef de service au CHU de Béni Messous, qui fait de la lutte contre les infections nosocomiales son cheval de bataille est formel : ces infections sont, entre 50 à 60%, dues au manque d'hygiène, particulièrement des mains. «L'hygiène des mains est l'un des principaux axes du programme national de prévention contre les infections nosocomiales et une étape majeure dans tout programme national de prévention», a-t-il souligné. Ces infections se caractérisent par des bactéries multirésistantes. «Elles résistent même aux antibiotiques», a-t-il ajouté. Pour lui, l'hygiène des mains en milieu hospitalier nécessite une formation spéciale. Ce qui exige, selon lui, l'introduction d'une formation au niveau des facultés de médecine sur l'hygiène hospitalière.

	L'hygiène en milieu hospitalier repose, selon lui, sur trois techniques, à commencer par le lavage courant des mains, passant par l'utilisation de savon liquide, le brossage des ongles et la vraie stérilisation des matériels lors des interventions chirurgicales. «Les gants ne peuvent en rien suppléer les manquements d'hygiène des mains», rappelle-t-il. Dans ce cadre, il est recommandé de se couper les ongles, de ne pas porter de vernis à ongles, ni de bijoux ou de montre.

	Quant au respect de cette observance de l'hygiène des mains en milieu hospitalier, le professeur Soukhel estime qu’elle ne dépasse pas les 20% en Algérie, alors qu'elle est de 50% en France. Ce qui est à l’origine de nombreuses complications. «Les normes d’hygiène internationales doivent être appliquées en Algérie, car pas moins de 15% des hospitalisés contractent chaque année des infections associées aux soins», a-t-il indiqué dans une conférence débat à ce sujet. Les infections nosocomiales ou infections associées aux soins sont des maladies contractées dans des structures de soins, privées ou étatiques, à la suite d’une opération chirurgicale, lorsque le matériel utilisé n’est pas correctement désinfecté.

	La sécurité des patients dépend de la qualité des soins et il est inadmissible que des actes médicaux banals tels que l’accouchement, les circoncisions ou les appendicectomies entraînent des infections.
	Pour y remédier, le spécialiste appelle à l’installation de comités nationaux d’hygiène dans chaque hôpital, tel que le prévoit la loi sanitaire. Ce comité doit signaler tout acte contraire à la déontologie médicale et soumettre des rapports annuels sur l’état des services au ministère de la Santé, mais doit aussi alerter en cas de présence de bactéries résistantes aux antibiotiques qui pourraient entraîner de graves conséquences médicales.

	Les infections nosocomiales peuvent être évitées par le suivi des recommandations internationales sur l'hygiène et par la désinfection stricte du matériel chirurgical. «La serpillière et le balayage à sec doivent être proscrits des techniques de nettoyage et remplacés par le nettoyage à la vapeur à l’aide d’appareils spécifiques», recommandent les spécialistes et comme il est aussi important, selon eux, que le tri et la destruction des déchets hospitaliers se fassent selon les normes requises, au risque d’entraîner des épidémies nationales telles que la méningite ou des pandémies à l’échelle mondiale, à l’instar du H1N1 ou du syndrome respiratoire aigu sévère(SRAS). ]]></description>
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        </item>
        <item>
           <title>Agenda</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Sun, 05 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 05 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	- La société algérienne de neurochirurgie organise son  Congrès national de neurochirurgie au Centre de formation de Sonelgaz à Ben Aknoun, vendredi 10 et samedi 11 mai 2013. Les thèmes retenus cette année pour le 30e anniversaire de la SANC  sont : La pathologie et traumatologie rachidienne, tumeurs de la base du crâne, traumatologie crânienne.
	
	 

	- LA Société Algérienne de Pédiatrie (SAP) et la Société Algérienne de  Microbiologie Clinique  (SAMiC) organisent la Journée thématique de la SAP de pathologie infectieuse ainsi que la 5e Journée nationale de la SAMIC sous le thème : une journée thématique de pathologie infectieuse de l'enfant, le samedi 11 mai 2013 à l'hôtel Sheraton.
	Les thèmes sont : Coqueluche et pneumocoque méningocoque, choc septique et rubéole, poliomyélite, vaccins du futur et aspects économiques des nouveaux vaccins
	
	 

	- Les Xes entretiens du Chu Mustapha
	 

	Le Centre hospitalo-universitaire Mustapha Pacha organise ses Xes entretiens, les 22 et 23 mai 2013 au sein du CHU Mustapha, sous les thèmes :  Maladies familiales et héréditaires, maladies chroniques, éducation thérapeutique et qualité de vie.
	La commission de la formation, de la recherche médicale et des congrès scientifiques invite les professionnels de la santé à assister aux tables rondes organisées autour de ces thèmes.  
	Pour tout  renseignement, contactez la sous-directrice de la formation et de la documentation du CHU Mustapha
	Tél 021 23 55 55 poste 38 21/Fax 021 23 50 89
	Email :  formationbacha@sante.dz
	 

	- XIIIe Congrès Algérien de Rhumatologie de la LAAR
	 

	La Ligue algérienne anti-rhumatismale (LAAR) informe l’ensemble du corps médical de la tenue du XIIIe Congrès algérien de rhumatologie de la LAAR les 18 et 19 mai 2013 à Alger. Le pré-programme de ce congrès comporte des conférences d’actualité, des exposés de formation médicale continue, des communications orales et des posters. Pour tout  renseignement, contactez le Pr A. Ladjouze-Rezig, présidente de la LAAR
	  ]]></description>
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        </item>
        <item>
           <title>Une véritable bombe à retardement</title>
           <author>Djamila Kourta </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/hebdo/sante/une-veritable-bombe-a-retardement-28-04-2013-211858_156.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Sun, 28 Apr 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 28 Apr 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La lourde charge des maladies non transmissibles, l’hypertension artérielle, le diabète et les maladies cardio-vasculaires, pèse sérieusement sur les dépenses de santé publique. 
	C’est un véritable cri d’alarme que lancent les spécialistes au vu des résultats des études et au nombre de cas de malades enregistrés dans les différents centres hospitaliers. La dernière en date est celle présentée hier au 5e Congrès national, jumelé avec le 1er Congrès maghrébin de médecine vasculaire organisé par la Société algérienne des maladies vasculaires. L’étude menée par le professeur Lezzar en 2012 dans la wilaya de Mila auprès de 1059 patients (population urbaine et rurale) a révélé des proportions alarmantes de ces maladies. Les résultats de l’étude ont montré que 32% de cette population est hypertendue, 46% souffrent d’obésité, 16% sont diabétiques et 14,7% prédiabétiques. «50% de ces diabétiques sont méconnus, c'est-à-dire qu’un patient sur deux ignore complètement qu’il est malade. Nous savons que ces maladies sont silencieuses le plus souvent mais exposent cependant les patients à de graves complications.

	Pire encore, 71% de cette population a une obésité androïde (graisse du haut du corps), témoin d’une insulinorésistance qui expose ces porteurs à des maladies cardio-vasculaires précoces et à une mortalité prématurée. Ces chiffres dépassent les données américaines (surpoids 35,8% et obésité à 25,8% en 2011). Nous devons absolument faire quelque chose pour contenir cette escalade des chiffres et cette explosion des maladies non transmissibles», s’alarme le professeur Zekri interniste à la clinique du Traité à El Biar. Pour le président de la Société algérienne de médecine vasculaire, le professeur Brouri, chef de service de médecine interne à la clinique du Traité, il est urgent de mettre en place un programme national de lutte intégré contre les facteurs de risque qui sont aujourd’hui connus de tous et responsables de toutes ces maladies.

	Ces chiffres doivent être analysés et l’Algérie doit s’engager dans l’immédiat dans une lutte contre ces maladies pour éviter une catastrophe. Pour le Pr Brouri, il n’est plus question de parler de plan spécifique à une maladie telle que le plan cancer, mais il est plutôt important de l’intégrer dans un programme national de lutte intégrée contre les facteurs de risque. «Un vaste travail à long terme s’impose aujourd’hui afin justement de contenir cette explosion des maladies non transmissibles.

	Ce qui doit se faire à travers des campagnes de sensibilisation contre le tabagisme, pour une alimentation saine et équilibrée pour la pratique d'une activité physique. C’est en fait l'affaire de tous. Il est donc urgent de se mettre au travail. Une enquête nationale est en cours de préparation sur l’ensemble des facteurs de risque, la prévalence et la qualité des prise en charge», a-t-il souligné. «Mais en attendant, la prévention contre toutes ces pathologies et leurs facteurs de risque est une urgence», a ajouté le Pr Zekri, car elle estime que si rien n’est fait, «On va de plain-pied dans des complications lourdes et graves qui feront augmenter de manière significative les coûts de santé.» Le risque vasculaire rénal, une des complications graves de ces maladies, est le thème choisi pour ces journées. Il est aussi question de la thrombose veineuse, un sérieux problème de santé publique et les actualités dans leur prise en charge. Les traitements pour la protection vasculo-rénale, à savoir les bloqueurs du système rénine-angiotensine sont également au programme de ces deux journées qui prendront fin aujourd’hui.
	  ]]></description>
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        </item>
        <item>
           <title>15 à 20% des hémodialysés décèdent</title>
           <author>Djamila Kourta </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/hebdo/sante/15-a-20-des-hemodialyses-decedent-28-04-2013-211859_156.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Sun, 28 Apr 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 28 Apr 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	L’une des complications du diabète et de l’hypertension, qui constituent aujourd’hui un sérieux problème de santé publique, est l’insuffisance rénale. Une conséquence directe d’un diabète mal équilibré et d’une hypertension mal contrôlée. 
	Le choix de ce thème par la Société algérienne de médecine vasculaire n’est pas fortuit. Le nombre de malades qui arrivent dans les services de néphrologie augmente à une vitesse vertigineuse, ils finissent généralement en dialyse, le cimetière des diabétiques, comme aiment à le qualifier les spécialistes. Le rein est un organe noble et son atteinte par le biais des vaisseaux mène les patients à l’insuffisance rénale chronique (IRC), puis en bout de course à la dialyse avec un taux de mortalité estimé à 15%, voire 20% dans certains centres pendant l’hémodialyse, atteste le Pr Zekri.  Selon les professeurs Haddoum et Rayane, il y aurait 1000 à 3500 nouveaux cas par an d’insuffisants rénaux nécessitant une dialyse.

	Quand on sait que le diabète et l’hypertension artérielle sont les plus grands pourvoyeurs d’IRC, que 25% des Algériens sont hypertendus et que 12% de notre population âgée de 35 à 70 ans est diabétique, il y a de quoi s’inquiéter pour les jours à venir. D’autant, signale-t-elle, que l’Algérie voit actuellement l’émergence et le développement accélérés des maladies non transmissibles (MNT). Les données dont nous disposons sont de plus en plus alarmantes… C’est ainsi que le docteur Atek, dans son analyse des données de l’étude Tahina, menée en 2005 sur 4626 sujets et qui avait montré une prévalence du diabète à 12,3%, retrouve des prévalences du diabète semblables pour les hommes et les femmes dans différentes régions du pays avec cependant une prévalence plus faible chez les hommes du Sud. Mais surtout, il existe des différences pour l’association avec certains facteurs socio-économiques discriminants chez les femmes, comme l’âge, l’obésité ou le niveau scolaire bas ou l'association plus forte chez les hommes vs femmes pour le niveau économique du ménage élevé.

	Il faudra prendre en compte ces données pour orienter les politiques de prévention futures. Tandis que l’HTA, dont la prévalence était à 25% en 2005 dans cette population, touche plus fortement les femmes et est volontiers associée à l’obésité et serait plus fréquente en milieu urbain. Elle précise que  notre système de santé et la politique sanitaire doivent relever les défis de ces nouvelles données et s’orienter vers une stratégie de prévention sérieuse, impliquant tous les secteurs, notamment ceux de l’éducation, de la jeunesse et les sports, du commerce, de l’urbanisme avec les aménagements d’espaces verts… Et les médias ont certainement un grand rôle à jouer à nos côtés, particulièrement pour la prise de conscience et l’éducation sanitaire de notre population.  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/hebdo/sante/15-a-20-des-hemodialyses-decedent-28-04-2013-211859_156.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Renforcer la prophylaxie contre les événements thrombo-emboliques</title>
           <author>Djamila Kourta </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/hebdo/sante/renforcer-la-prophylaxie-contre-les-evenements-thrombo-emboliques-28-04-2013-211860_156.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Sun, 28 Apr 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 28 Apr 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La prise en charge des thromboses veineuses est le troisième thème débattu également lors de ces journées. 
	Considérées aussi comme un grave problème de santé publique, tant par leur fréquence (1,5 million d'événements thrombo-emboliques par an  se produisent au sein de l’Union européenne et 900 000/an aux Etats-Unis) que par leur taux élevé de mortalité, plus de 500 000 décès par an sont dus aux complications liées à la MTEV, a indiqué le Pr Zekri. «C’est plus que le nombre de décès associant le sida, le cancer du sein et les accidents de la circulation réunis. C’est la 3e cause de décès par maladie cardio-vasculaire, engendrant des coûts importants puisqu’elle multiplie par 2,5 le coût d’une hospitalisation. Beaucoup de ces  événements thrombo-emboliques veineux (ETEV) surviennent soudainement ou sont silencieux, 70% sont diagnostiqués dans le post-mortem.

	Il faut donc aller à la prévention chez les sujets à risque. Or la prophylaxie des ETEV est moins bien assurée en milieu médical, plus souvent omise (60%), qu’en milieu chirurgical (40%)», a-t-elle souligné. C’est pourquoi la Samev a placé sous son parrainage le projet «Hôpital sans thromboses» qui a démarré voilà deux ans et qui est coordonné par le Pr Guermaz. Ce projet a pour but d’améliorer la qualité des soins dans nos hôpitaux et de réduire l’incidence des ETEV par une thrombo-prophylaxie effective. A ce jour, 5 hôpitaux ont adhéré à ce projet (Sétif, Tizi Ouzou, Blida, Bab El Oued et Birtraria pour Alger). Nous espérons amener d’autres hôpitaux à rallier ce projet dans l’avenir. ]]></description>
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           <title>Cours post-universitaire transmis par télémédecine</title>
           <author>Djamila Kourta </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Sun, 28 Apr 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 28 Apr 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Une formation post-universitaire, transmise par télémédecine au profit de 200 médecins de Laghouat, répartis entre une plénière et 4 ateliers, a été organisée la semaine dernière par le service de médecine interne de Bab El Oued. 
	Selon le Pr Berrah, chef de service, l'objectif de la plénière était double : encourager les médecins généralistes et spécialistes à se réapproprier la prise en charge de certaines situations pathologiques au lieu de les diriger systématiquement vers des structures hospitalières. «Dans ce sillage, la conduite à tenir devant une péricardite aiguë ou récidivante et l'intérêt des facteurs prédictifs d'une étiologie d'une part et, d'autre part ceux qui anticipent  une évolution défavorable en mettant en avant la place de traitements simples et peu coûteux comme l'aspirine et la colchicine», a-t-il souligné. L'hypertension artérielle est l’une des pathologies débattues avec beaucoup d’intérêt avec deux présentations.

	La première chez la femme enceinte pour en rappeler les modalités diagnostiques, les complications et surtout les thérapeutiques adéquates et les gestes salvateurs;  l'autre sur les urgences hypertensives pour dénoncer les pratiques non validées et dangereuses qui sévissent dans les pavillons des urgences et d'autres centres de proximité tout en précisant  ce qui relève de l'urgence  et ce qui ne l'est pas malgré les croyances. Un état des lieux exhaustif sur le diabète et le cancer a été fait avec l'argumentaire des preuves récentes qui déculpabilisent les thérapeutiques. L'autre objectif de cette journée , après les maladies prévalentes, était de parler des  maladies orphelines,comme la maladie de Gaucher pour inviter l'assistance sinon à les prendre en charge, du moins à s'inscrire dans une dynamique de dépistage.

	Les ateliers ont concerné l'interprétation d'un ECG, la réalisation d'une mesure ambulatoire de la pression artérielle  (MAPA), la rédaction d'une ordonnance selon les bonnes pratiques de la thérapeutique, de l'éthique et du médico-légal et, enfin, pour le 4e atelier le calcul de l'index de pression systolique à la cheville. Les acrosyndromes ont fait l'objet d'un éclairage à même de pouvoir discerner entre  ceux qui sont fonctionnels, faciles à traiter, et les organiques qui relèvent d'une prise en charge spécialisée.
	La conduite à tenir devant un syndrome sec a permis de sensibiliser l'assistance sur la fréquence de ces troubles et les dégâts qui peuvent en découler faute de discernement. Le même constat est à faire pour l'arythmie par fibrillation auriculaire avec une présentation illustrée dont le but était de rappeler que les recommandations sont un outil indispensable et fait pour servir. ]]></description>
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           <title>Novartis épinglé par la justice américaine</title>
           <author>AFP </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Sun, 28 Apr 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 28 Apr 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le gouvernement américain a porté plainte vendredi, pour la deuxième fois en trois jours, contre le géant pharmaceutique suisse Novartis, accusé d'avoir versé des pots-de-vin à des médecins et des pharmaciens pour les inciter à prescrire certains médicaments. 
	«Le département américain de la Justice a déposé une deuxième plainte au civil contre Novartis Pharmaceuticals invoquant des pots-de-vins payés par la société à des prestataires de santé», écrit le communiqué du DoJ. Le gouvernement cherche à obtenir «le maximum de dommages et intérêts autorisés par la loi» pour avoir corrompu «des médecins afin de les inciter à prescrire des produits de Novartis qui étaient remboursés par les programmes   d'assurance-santé fédéraux», selon la plainte et le communiqué du DoJ. Novartis est principalement accusé d'avoir payé des médecins pour des conférences sur certains médicaments, le Lotrel et le Valturna (hypertension) ou le Starlix (diabète) lors d'événements qui n'étaient rien d'autre que des   déplacements récréatifs.

	Les médecins étaient également souvent invités dans des restaurants chics et chers : il donne l'exemple d'un dîner où, outre un repas à 672 dollars par tête, le médecin invité a reçu un honoraire de 1000 dollars. Le laboratoire helvétique n'a donc pas lésiné et y a consacré 65 millions de dollars entre janvier 2002 et novembre 2011 pour 38000 programmes de conférences liées aux Lotrel, Valturna et Starlix. «Les patients méritent des soins fondés sur le jugement médical d'un médecin, pas sur son intérêt financier», a commenté Stuart Delery, l'un des procureurs cités dans le communiqué. Les programmes fédéraux d'assurance-médicale Medicare et Medicaid, pour les personnes âgées ou à faibles ressources, «ont dû verser des millions de dollars de demandes de remboursements entachées de corruption», dénonce-t-il encore. La plainte de vendredi est de plus vaste ampleur que celle déposée mardi, qui accusait Novartis d'avoir, depuis 2005, poussé au moins une vingtaine de pharmacies «à orienter des milliers de patients ayant reçu une greffe» vers   l'un de ses médicaments, le Myfortic, en proposant «des pots-de-vin sous forme de rabais et de promotions».

	Les autorités fustigent aussi Novartis pour avoir tenu des programmes de conférences de médecins qu'il «savait entachés de possibles pots-de-vins», alors qu'il avait passé un accord amiable de 422,5 millions de dollars avec le gouvernement américain en septembre 2010 pour mettre fin à des accusations de marketing et d'incitations illicites à prescrire certains médicaments. «Nous sommes en désaccord avec la manière dont le gouvernement dépeint notre conduite dans ces deux cas. Novartis investit beaucoup de temps et de ressources pour s'assurer que nous conduisons nos affaires de façon responsable», a commenté André Wyss, président de Novartis aux Etats-Unis. «Les rabais et ristournes par des compagnies pharmaceutiques sont des pratiques usuelles, correctes et légales reconnues par le gouvernement lui-même» et les «prestations de médecins lors de conférences sont une pratique usuelle et acceptée de notre secteur», a ajouté une porte-parole, précisant que Novartis allait se défendre. ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/hebdo/sante/novartis-epingle-par-la-justice-americaine-28-04-2013-211857_156.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Journée mondiale de l’hémophilie : assurer une autonomie aux soins</title>
           <author>Djamila Kourta </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Sun, 21 Apr 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 21 Apr 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	L’introduction des traitements prophylactiques à domicile et l’éducation thérapeutique des malades hémophiles sont les principales recommandations du Forum de discussions interacteurs, organisé par la Société algérienne d’hématologie et de transfusion sanguine et les laboratoires Novo Nordisk, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’hémophilie, le 17 avril dernier. 
	Lors des discussions, les participants ont insisté sur l’importance du traitement dans la prise en charge de cette maladie, notamment dans les cas sévères. Si les intervenants se sont félicités de la disponibilité des traitements spécifiques à cette maladie, à savoir les facteurs VIII et IX, ils ont néanmoins déploré le manque de coordination entre les équipes médicales (pédiatres et hématologues) et surtout l’absence de moyens pour le diagnostic. La déclaration obligatoire des cas diagnostiqués et la relance du registre national de l’hémophilie sont aussi retenues comme actions à renforcer pour améliorer la prise en charge médicale, sachant que le nombre de cas recensés chaque année diffère d’une source à une autre.

	Dans sa présentation, le professeur Belhani, chef de service à l’hôpital de Beni Messous, a souligné que 184 nouveaux cas sont enregistrés chaque année, depuis 2010, et que le nombre d’hémophiles avoisine les 1843 cas, dont 83% sont des hémophiles A et 17% des hémophiles B. Un état des lieux qui montre bien une nette augmentation du nombre de cas depuis plus d’une décennie.  Leur prise en charge nécessite, a-t-elle souligné, une attention particulière et surtout l’amélioration des moyens de diagnostic. Les malades pris en charge dans les différents services de Blida, Beni Messous, Constantine et Oran, sont aujourd’hui intégrés dans les programmes prophylactiques.

	«Ce qui permet d’éviter les hémarthroses et d’assurer une certaine autonomie. Comme c’est aussi un moyen d’intervention rapide, un meilleur contrôle de la douleur et surtout il ralentit la détérioration des articulations», a insisté le professeur Boukari, chef de service au CHU de Blida. Elle a également mis l’accent sur l’éducation thérapeutique des malades et de leurs parents. Elle est essentielle dans l’amélioration de la prise en charge.

	Ce qui permettra, surtout, d’éviter les handicaps des hémophiles à l’âge adulte, a souligné le professeur Sidi Mansour, chef de service au CHU de Constantine. Pour lui, l’amélioration de la prise en charge passe par la mise en place d’un programme thérapeutique, qui consiste à assurer les consultations, le suivi médical biologique et la programmation des patients à des gestes chirurgicaux, tels que la circoncision et autres actes.

	Le Pr. Sidi Mansour a insisté sur l’introduction des traitements à domicile, en insistant sur l’optimisation du facteur VIII anti-
	hémophilique, avant d’appeler à l’ouverture de centres régionaux à travers le territoire. Il a déploré la non-application de la circulaire du ministère de la Santé obligeant tous les directeurs de la santé à disposer de ce traitement au sein de leur établissement. «Malheureusement ce n’est pas le cas de la majorité des centres, à cause des difficultés financières», a-t-il regretté.

	C’est donc un problème d’organisation qui nécessite l’implication en urgence du ministère de la Santé pour faciliter l’accès au traitement et aux soins, en installant des centres de prise en charge dans toutes les localités qui connaissent une prévalence élevée de cette pathologie rare. Il est à noter, que la wilaya d’Alger, à elle seule, compte pas moins de 251 malades, suivie de Constantine avec 100 cas et de Tébessa avec 46 cas, tandis que dans les wilayas de Tamanrasset, Tindouf et Illizi, aucun cas n’a été recensé, peut-être à cause de l’absence de moyens et de travail d’étude pour dépister ces patients. De ce fait, l’accent doit être mis sur les centres de diagnostic pour dépister les patients non recensés.
	  ]]></description>
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	Le nombre d’hémophiles avoisine les 1843 cas en Algérie.
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        <item>
           <title>L’obésité, un fléau qui touche les jeunes Algériens</title>
           <author>APS </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Sun, 21 Apr 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 21 Apr 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	L’obésité en Algérie est un véritable fléau et sa fréquence ne fait qu’augmenter, a révélé, jeudi, à Alger, le docteur Bouchrit Ghania, spécialiste en épidémiologie scolaire dans l’unité de dépistage et de suivi (UDS) de la commune de Bouzaréah. 
	«L’obésité en Algérie est un véritable fléau et sa fréquence ne fait qu’augmenter actuellement, notamment chez les enfants, dont 1 sur 6 en souffrirait», a précisé Dr Bouchrit. Elle a affirmé, dans ce sens, que le constat de l’obésité dans les écoles algériennes «est plus qu’alarmant et nécessite l’intervention des pouvoirs publics». «Cela se concrétiserait à travers le lancement d’une étude nationale et d’un programme de prévention, afin de mieux cerner les facteurs favorisant la progression de l’obésité», a-t-elle proposé.

	L’obésité peut engendrer des maladies non transmissibles, comme le diabète, l’hypertension, le rhumatisme et même certains cancers, a-t-elle indiqué. La rencontre scientifique organisée par la Fédération algérienne des consommateurs (FAC), sous le thème «Consommation- obésité, entre réalité et maladie» a été l’occasion pour des pédiatres, des nutritionnistes et des représentants du mouvement associatif de discuter autour de la réalité de la consommation alimentaire en Algérie et de la prévalence de l’obésité et du surpoids en milieu scolaire.

	Le rôle des parents, qualifié de «déterminant» dans la prévention du surpoids, a été mis en exergue par les participants, d’où la nécessité de changer les habitudes alimentaires de notre société encline à la sédentarité et à une consommation abusive de produits fast-food. «L’obésité est un problème de santé publique, elle peut avoir des répercussions importantes sur la santé de l’individu», ont affirmé les spécialistes qui ont appelé les autorités concernées à faire admettre l’obésité comme une réalité en Algérie, au même titre que la malnutrition chez l’enfant.

	L’obésité est définie comme une accumulation anormale ou excessive de graisses corporelles qui peut nuire à la santé de l’individu.
	Selon l’OMS, environ 53% des femmes et 36% des hommes en Algérie souffrent de surpoids ou sont obèses, le phénomène n’épargne guère les enfants.
	  ]]></description>
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           <title>La santé en bref</title>
           <author>Djamila Kourta </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Sun, 21 Apr 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 21 Apr 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	-Pour une meilleure qualité de vie

	L’éducation thérapeutique des patients hémophiles et de leurs parents est la clé du pronostic vital et fonctionnel, a souligné le professeur Cherif, du service de pédiatrie au CHU Beni Messous. Elle doit commencer, selon elle, à la première consultation. Le but recherché, a-t-elle indiqué, est d’arriver à une autonomie au traitement. Cela doit se faire, a-t-elle insisté, par un apprentissage aux techniques d’injection du produit. «Comprendre sa maladie et arriver à vivre avec est notre objectif principal», a-t-elle ajouté, avant de préciser qu’avec des techniques pédagogiques et un apprentissage interactif les patients arrivent à y adhérer.

	La prise en charge de l’hémophile ne peut se faire sans cette pierre angulaire qu’est l’infirmier. Il est un maillon incontournable de la chaîne de soins, notamment dans cette éducation thérapeutique des patients. Comme il est aussi important de relever le rôle du kinésithérapeute, qui lui est là pour corriger les modifications orthopédiques causées par cette maladie rare. Il est ainsi clair que la prise en charge est multidisciplinaire. Pour rappel, l’hémophilie est un trouble congénital de la coagulation qui affecte exclusivement les garçons.    
	
	-Un registre national  incomplet

	Le registre national de l’hémophilie mis en place par l’Institut national de santé publique, l’INSP, en 2010, semble être dépassé. Les cas recensés, dans ce registre, sont loin des chiffres communiqués par la Société algérienne d’hématologie. Le registre cumule donc 903 cas pour l’année 2012, dont 71% sont des hémophiles A et 12 % des hémophiles B. Parmi ces personnes souffrant de cette maladie , 135 sont âgés de moins de 15 ans. Le registre présenté par le docteur Brahimi de l’INSP montre que le nombre le plus important de cas est concentré dans la région centre, suivie de l’Ouest et puis de l’Est.

	Le Sud, par contre, enregistre un nombre plus faible par rapport aux autres régions. Quant à la sévérité de la maladie, le registre indique qu’elle est de 58% pour le type A. Pour ce qui est des handicapés, le docteur Brahimi a précisé que 5% des malades ont un handicap, comme l’inaptitude au déplacement. A propos des cas de contamination aux virus de l’hépatite C , B, E, et au VIH, le registre révèle qu’ils sont respectivement en nombre de 14, 4, et 5 et les plus touchés sont les enfants âgés de moins de 5 ans. La sous déclaration du nombre de cas d’hémophilie par les différents services explique, selon le docteur Brahimi, cette différence dans les chiffres communiqués. «Comme il y a aussi le non-respect des supports d’utilisation pour la déclaration», a-t-il ajouté. 
	
	-Des traitements sécurisés

	Les membres de la Société algérienne d’hématologie assurent que les traitements utilisés chez les hémophiles sont sécurisés. «Les facteurs VIII, utilisés dans les différents services, sont sûrs et ne posent aucun  problème et nous en prenons la responsabilité», a déclaré le professeur Sidi Mansour, en réponse à la question relative au facteur VIII importé l’année dernière d’Inde par la PCH. «Nous n’acceptons pas et nous n’accepterons pas de prescrire des médicaments, non utilisés dans leurs pays d’origine, à nos patients. Soyez sûrs que le produit évoqué n’a pas été utilisé. Nous sommes vigilants», a-t-il souligné.

	Interrogé sur la mise en application du mémorandum signé entre le ministère de la Santé et la Fédération mondiale de l’hémophilie, il y a quelques mois, le professeur Sidi Mansour estime que ce projet est une bonne chose pour l’amélioration de la prise en charge des hémophiles algériens, mais il déplore que les professionnels de la santé et la communauté des hématologues n’aient pas été associés à ce projet et n’ont pas assisté à la cérémonie de signature. «Le ministère de la Santé a été saisi, mais cela ne nous empêche pas de réitéré notre engagement pour l’aboutissement de cet accord, que nous avons demandé», a-t-il dit.   ]]></description>
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        </item>
        <item>
           <title>«Il n’existe aucune statistique sur la consommation et les médicaments périmés»</title>
           <author>Djamila Kourta </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Santé</category>
           <pubDate>Tue, 16 Apr 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 16 Apr 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Dans cet entretien, le Dr Kerrar évoque les problèmes multiformes du marché du médicament en Algérie. Il estime que sa régulation est l’affaire de tous. Pour lui, le temps est venu de passer à une étape qualitative nouvelle en termes d’organisation, de dialogue et de performance économique. C’est la mission que s’assigne aujourd’hui l’Association des distributeurs  pharmaceutiques algériens (ADPHA). 
	-L’ADPHA vient d’être agréée officiellement. Quelles sont  les  priorités de son action?

	Je voudrais commencer par remercier le ministre de la Santé, qui a bien voulu nous recevoir, à notre demande. Nous avons abordé avec lui un certain nombre de questions ayant trait, notamment, à la nécessité d’une mise à niveau de la réglementation qui encadre l’activité de distribution des produits pharmaceutiques. Sur ces questions, le ministre nous a assuré que l’ADPHA sera considérée comme un interlocuteur privilégié. Nous comptons donc saisir cette opportunité pour mettre sur la table de la concertation l’ensemble de nos préoccupations et faire des propositions constructives.

	A ce stade, je voudrais souligner particulièrement toute l’importance du débat en cours sur le cahier des charges régissant la distribution pharmaceutique, sur lequel aucune concession ne doit être faite aux dépens de la qualité. Un temps suffisant sera en revanche nécessaire pour appréhender tous les problèmes posés et pour trouver les solutions les plus appropriées et les plus durables.

	D’une manière générale, nous comptons nous investir dans l’accompagnement de la nécessaire mise à niveau de notre activité, de sorte à tirer vers le haut ses performances et son efficacité. Nous allons aussi travailler en collaboration  avec l’administration sanitaire, qui souhaite renforcer son action de contrôle par un corps de pharmaciens inspecteurs. Nous allons également formuler des propositions concrètes quant à la question sensible des marges commerciales qui rémunèrent notre activité.

	La mise à niveau de l’activité de distribution commande également des efforts sérieux de formation et de perfectionnement de ressources humaines de qualité. C’est une direction de travail essentielle au regard des missions de notre association. Nous comptons, bien entendu, nous engager dans un dialogue sérieux et constructif avec le Syndicat des pharmaciens d’officine, le Snapo et les associations de producteurs, telles que l’Unop, qui partagent avec nous le même souci de l’intérêt général et celui des patients, en tout premier lieu.

	-Pourquoi avoir tant tardé à créer cette association et pourquoi aujourd’hui, d’autant plus que les distributeurs ont souvent été mis en cause dans les ruptures de stocks ?

	Félicitons-nous déjà que l’ADPHA ait enfin vu le jour ! La distribution est un segment majeur du dispositif pharmaceutique national. Les distributeurs sont une pièce maîtresse de ce dispositif, dans la mesure où ce sont eux qui assurent la jonction entre les producteurs et les importateurs en amont et les officines en aval. Il était donc temps qu’une association, qui vise à organiser et structurer le secteur, soit créée. Les distributeurs ont beaucoup souffert jusque-là de leur déficit collectif d’organisation. Ils ont dû accompagner les profondes mutations qu’a connues le secteur dans un environnement difficile avec une double obligation, à savoir respecter les engagements vis-à-vis des fournisseurs et assurer un service de qualité aux clients pharmaciens, le tout en se conformant aux contraintes économiques et au cadre réglementaire.

	L’ADPHA se veut un partenaire loyal et responsable dans l’utile concertation entre tous les acteurs concernés du secteur pour garantir la continuité du circuit d’approvisionnement au bénéfice du système de soins et des usagers finaux, qui sont les malades. Etre un maillon de la chaîne de disponibilité du médicament pour le patient algérien est une mission noble qui ne peut souffrir d’aucune approximation. Le temps est venu de passer à une étape qualitative nouvelle en termes d’organisation, de dialogue et de performance économique. C’est la mission que s’assigne aujourd’hui l’ADPHA.

	-Le phénomène récurrent des pénuries et ruptures d’approvisionnement en médicaments persiste  et, à ce titre, les distributeurs sont montrés du doigt. Qu’en pensez-vous ?

	Dans un contexte où le prix final est fixé par les autorités publiques, pourquoi voudrait-on qu’un distributeur fasse de la rétention de stocks ? Chacun sait que l’intérêt premier de chaque distributeur est d’écouler ses produits aussi rapidement qu’il le peut et d’éviter d’avoir à subir des surcoûts de stockage, des risques liés à la péremption ou tout simplement d’immobilisation de ressources de sa trésorerie. La concurrence très poussée, qui existe dans ce segment de la distribution, interdit du reste des pratiques de ce genre.

	La difficulté réside plutôt dans l’accès aux produits disponibles. Malgré tout cela, c’est le distributeur qui est souvent accusé, tout simplement parce qu’il est au centre du circuit et que sa fonction en fait simplement le révélateur initial de toute rupture. C’est un peu comme si, face à une fièvre, on s’en prenait au thermomètre. En revanche, il ne faut pas se voiler la face et dénoncer également un manque de respect de l’éthique de certains opérateurs, qui, même s’ils n’ont pas été à l’origine des ruptures, ont tenté d’en profiter.

	Aussi, face à ce type de problèmes, une des tâches de l’ADPHA sera certainement de contribuer à mieux dialoguer avec tous les partenaires, à mieux cerner les responsabilités des uns et des autres et à aider les pouvoirs publics à mettre en œuvre les solutions appropriées, dans l’intérêt supérieur des patients. Nous savons tous que ces pénuries sont, d’abord, le résultat d’une réglementation insuffisamment adaptée face à la nouvelle configuration du secteur pharmaceutique. En dehors des produits actuellement fabriqués en Algérie, qui représentent 38% de notre consommation, 62% des besoins du pays sont assurés par l’importation. Il faut ainsi savoir que notre réglementation permet à tout laboratoire étranger de mettre ses produits sur notre marché, en s’appuyant sur les réseaux d’une multitude d’importateurs locaux, sans avoir lui-même à mettre en jeu, ainsi que cela se passe partout dans le monde, sa propre «responsabilité pharmaceutique».

	-La réglementation algérienne prévoit-elle l’obligation de cette responsabilité  pharmaceutique ?

	Ce concept de responsabilité pharmaceutique n’est pas intégré dans la réglementation nationale actuelle. Ainsi, les produits d’un même laboratoire étranger peuvent être distribués par 3, 4, voire 6 importateurs nationaux. Ce laboratoire a la garantie de voir ses intérêts commerciaux fortement protégés. En revanche, la garantie de la disponibilité en quantité et en qualité de ces produits n’a pas de traduction concrète sur le terrain et se retrouve diluée entre les différents opérateurs locaux. Par ailleurs l’Unop a déjà proposé que chaque laboratoire ayant des parts de marché en Algérie, devait s’installer effectivement dans le pays afin qu’il puisse être rendu concrètement responsable de la qualité, de la disponibilité, du rappel de la pharmacovigilance des produits, dont il détient la décision d’enregistrement.

	Dans le cas où il ne peut pas ou ne veut pas le faire, il doit confier la responsabilité pharmaceutique de ses produits à un producteur local qualifié. La responsabilité pharmaceutique, à l’instar de beaucoup de pays, délimite les responsabilités de chacun et met à nu toutes les insuffisances qui doivent alors être sanctionnées. C’est le premier pas, à nos yeux, qui doit être franchi pour pouvoir donner aux autorités sanitaires le levier efficace qui leur permettra de veiller à un approvisionnement continu, en quantité et qualité, du marché national.

	-La facture d’importation, depuis de nombreuses années, est décriée au vu de son évolution ; elle atteint actuellement les 2,5 milliards de dollars. Quelle est, d’après vous,  la part de la consommation et celle des produits périmés ?

	Vous avez parfaitement raison de soulever cette question. Nous sommes tous focalisés sur l’enveloppe d’approvisionnement, mais aucune statistique n’est publiée. Ces statistiques sont pourtant disponibles au niveau de la Direction de la pharmacie. D’ailleurs le ministre a donné des instructions fermes pour les publier régulièrement. Il serait aussi intéressant de mieux appréhender le problèmes des produits périmés au niveau de toute la chaîne, autant chez les producteurs que chez les distributeurs et les pharmaciens d’officine. C’est cet exercice qui nous permettra de connaître puis de maîtriser notre consommation.

	-Pensez-vous que l’objectif des pouvoirs publics de couvrir 70% de nos besoins, pour la production en 2014, soit possible et réaliste ?

	Nous sommes des Algériens avant tout et nous ne pouvons donc qu’être solidaires de ce projet qui vise à limiter notre dépendance dans un secteur aussi stratégique. Ce projet doit bénéficier d’un plan d’action établi sur plusieurs années, de moyens humains et matériels à la mesure de cette ambition.

	Ce projet doit s’appuyer sur une administration forte qui puisse fédérer et faire adhérer tous les acteurs et qui puisse surtout instaurer un climat de confiance qui est un préalable indispensable à tout projet de cette envergure. L’ADPHA veillera à une mobilisation totale du circuit de distribution dans ce sens. Je dois souligner, à ce titre, l’apport précieux des distributeurs nationaux qui arrivent, malgré les insuffisances de la politique de marge commerciale appliquée actuellement, à rendre disponible le médicament au même prix sur l’ensemble du territoire national. Ce sont les distributeurs nationaux qui assurent, dans les faits, la garantie d’une péréquation des coûts commerciaux sur un territoire aussi gigantesque que l’Algérie.

	Ce sont eux qui assument les coûts de la sécurité de l’indispensable chaîne du froid dans un pays soumis aux rigueurs d’un climat très chaud, près de huit mois sur douze. Mais, comme chacun le sait, il faut prendre garde, sur le moyen et le long termes, à rémunérer correctement les coûts sur l’ensemble de la chaîne, de la production à l’officine, en passant par le distributeur. Le prix du médicament fabriqué localement devrait faire l’objet d’une réflexion profonde qui permettra, au niveau des autorités publiques, de concilier entre, d’une part, l’objectif de contenir le prix des médicaments et d’autre part, la rémunération correcte des producteurs et des distributeurs. Bien sûr, il est tout à fait légitime pour les pouvoirs publics de chercher à rendre disponible le médicament à des prix aussi bas que possible.

	Néanmoins, sans une politique adaptée qui prenne également en compte la valorisation sur le marché national des efforts exigés de chacun des acteurs de la chaîne, ce projet restera un vœu pieux. Nous souhaitons, pour notre part, pouvoir participer activement à la définition et à la mise en œuvre d’une telle politique. De même que nous souhaitons participer à la création d’un climat de confiance et de concertation entre tous les acteurs de la filière, ce qui est la condition de base pour le développement d’un secteur pharmaceutique de qualité. ]]></description>
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