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Nécessité de la Prise en charge de l’apnée du Sommeil

Pour une réduction des accidents de la circulation

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le 06.05.18 | 12h00 Réagissez

Ronflements, fatigue anormale dès le réveil, des somnolences et des maux de tête fréquents, baisse de la concentration, tels sont les symptômes du syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS).

Les personnes qui souffrent du SAOS passent des nuits agitées et des journées souvent difficiles à vivre, et les conséquences sur la santé et la vigilance peuvent être dramatiques. Heureusement, des traitements existent et les résultats sont souvent satisfaisants, ont rassuré les spécialistes lors de la première journée de formation continue sur le SAOS, organisée par l’Académie algérienne du syndrome d’apnée obstructive du sommeil au profit des médecins spécialistes en pneumologie, médecine interne, médecine du travail et des généralistes.

L’apnée du sommeil est un trouble du sommeil et a des conséquences sur les performances intellectuelles et la santé à long terme, ont insisté les spécialistes, en précisant que ce phénomène peut être notamment provoqué par une tonicité musculaire réduite dans les voies respiratoires, des malformations structurelles, un surpoids.

Ce qui provoque l’arrêt de la respiration plusieurs fois durant toute la nuit, d’où les ronflements, une sensation d’étouffement, voire des réveils. Pour le Dr Mohamed Belmadani, pneumologue, la qualité du sommeil s’est sérieusement altérée ces dernières années avec les changements de comportement et des habitudes alimentaires. «Nos jeunes sont aujourd’hui exposés aux objets connectés, au manque d’activité physique et à la malbouffe.

Ce qui constitue un lit pour l’apparition du diabète et des maladies cardiovasculaires, voire l’obésité. Le syndrome d’apnée obstructive s’est encore compliqué avec l’augmentation de la prévalence de l’obésité en Algérie. Le SAOS est aujourd’hui un sérieux problème de santé publique», a expliqué le Dr Belmadani.Et de rappeler que la formation des médecins généralistes pour le diagnostic précoce de cette maladie est primordial, d’où l’organisation de cette première journée.

Comme ils doivent être aussi sensibilisés sur les conséquences de cette maladie sur les conducteurs, à qui des certificats de bonne santé sont délivrés pour le permis de conduire. Pour le Dr Mahmoudi Hocine, du service de médecine interne à l’hôpital Zmirli, l’obésité est le dénominateur commun à l’HTA, aux maladies cardiovasculaires et à l’apnée du sommeil. «Elle est à l’origine de 90% de cette maladie», a-t-il confirmé, et de préciser que des traitements existent pour soulager les patients, tels que la Pression positive continue (PPC) et l’Orthèse d’avancée mandibulaire.

«La perte de poids est primordiale dans le traitement du SAOS», a-t-il encore souligné. Pour le Pr Lamara Mohamed Ameur, une visite d’aptitude pour les conducteurs d’ambulance, des engins et le personnel de sécurité doit être systématique, pour évaluer l’apnée du sommeil. «Nous sommes tenus de les prendre en charge pour leur faire éviter des accidents qui peuvent être dangereux pour eux et pour les autres», a-t-il souligné. Le Dr Kamel Zemirline, président de l’Académie et pneumo-pédiatre, spécialiste du sommeil et de l’éveil de l’enfant et de l’adolescent, a, quant à lui, souligné que 5 à 6% des enfants souffrent de l’apnée obstructive, mais pour le moment aucune étude épidémiologique n’a été réalisée en Algérie.

Cette maladie est sous- diagnostiquée et elle touche particulièrement les garçons et les facteurs de risque sont, entre autres, l’asthme, le tabagisme passif, les prématurés et notamment les malformations anatomiques.

Il a ainsi insisté sur l’examen clinique, qui est, selon lui, très important, et doit être complété par des examens spécialisés. L’Académie a été créée, a précisé le Dr Zemirline, dans le but de la formation médicale continue au profit des médecins et des paramédicaux.

«Ces formations seront destinées à des médecins généralistes pour un diagnostic précoce de la maladie et une prise en charge précoce, contribuer à la lutte contre les accidents de la circulation en prenant en charge les malades souffrant de cette maladie et éventuellement revoir le profil du conducteur algérien, introduire l’enseignement de la pathologie dans le cursus du médecin généraliste et du spécialiste», a- t-il encore souligné.
 

Djamila Kourta
 
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