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Le Ramadhan et les Malades chroniques

Les conseils du ministère de la santé

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le 27.05.18 | 12h00 Réagissez

L‘avis du médecin est nécessaire pour la prise de décision chez les malades chroniques.

Une brochure contenant des conseils et la conduite à suivre pour les personnes âgées, les femmes enceintes et les malades chroniques durant leur jeûne a été publiée à l’occasion du mois de Ramadhan par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Ainsi, pour les personnes âgées (à partir de 65 ans, selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé), le ministère note que le jeûne est habituellement aisé à observer pour celles ne présentant pas de maladies chroniques.

«Toutefois, il est déconseillé pour celles dépendant d’une tierce personne en raison d’un handicap moteur ou mental, celles atteintes d’une ou plusieurs maladies sous multiprise médicamenteuse et celles dénutries», précise-t-on. Et de signaler que plus la personne avance en âge, plus sa résistance aux efforts diminue et, à un certain niveau de faiblesse, elle ne doit plus jeûner pour sauvegarder ses réserves et sa santé.

S’agissant des femmes enceintes, le jeûne ne constitue pas un danger pour la mère en bonne santé, ni pour le fœtus, qui s’alimente exclusivement des réserves de sa mère. «La femme enceinte doit manger de manière variée, équilibrée et saine, pour éviter de puiser dans ses réserves et risquer une dénutrition.

Cependant, en cas de risque de santé pour elle ou pour son fœtus, l’avis du médecin est nécessaire», précise le ministère de la Santé, qui rappelle que le lait de la mère étant irremplaçable, vu sa valeur nutritive pour le nourrisson, elle peut ne pas jeûner s’il y a un risque pour sa santé ou celle de son enfant.

Pour ce qui des malades chroniques sous traitements médicamenteux, il est conseillé de ne procéder à aucun changement thérapeutique sans l’avis de leur médecin. «Les changements du schéma thérapeutique sans avis médical pendant le jeûne peuvent avoir des effets négatifs, dont des risques d’intoxication médicamenteuse», a-t-on encore noté.

Concernant les personnes diabétiques, le ministère prévient que le jeûne comporte des risques : coma en cas d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie, ainsi que déshydratation et thrombose. «Il est déconseillé dans les situations de diabète de type 1 (insulino-dépendant) et de type 2, qui touche surtout les adultes.

Le jeûne est autorisé si le diabétique de type 2 non compliqué est bien équilibré par les règles hygiéno-diététiques et/ou antidiabétiques orales, après avis médical», prévient le ministère de la Santé, avant d’insister sur l’autosurveillance glycémique par des glycémies capillaires, avant et après les repas (f’tour et s’hour).

En cas de malaise, il faut interrompre le jeûne, recommande-t-on, et de rappeler que le jeûne est, en revanche, contre-indiqué pour les personnes souffrant d’hypertension artérielle maligne, instable, traitée par deux ou plusieurs médicaments et en cas de complications: coronaires, cérébro-vasculaires et d’insuffisance rénale.

«Le jeûne est autorisé si le patient est stabilisé et traité par un seul médicament en une seule prise sans autre maladie associée. Le malade doit, cependant, rompre le jeûne en cas de pic hypertensif et de survenue d’une complication. Il est conseillé, à ce titre, de contrôler la tension artérielle de façon régulière.»

A propos des autres maladies, le ministère de la Santé indique que le jeûne est déconseillé pour les personnes souffrant d’ulcère. Il est, néanmoins, autorisé chez le patient qui a un ulcère cicatrisé de plus de 6 mois et sous traitement protecteur gastrique.

Le ministère de la Santé rappelle que dans le cas de maladies cardio-vasculaires, le jeûne est déconseillé pour tout patient souffrant d’insuffisance cardiaque, avec ou sans hypertension artérielle, d’infarctus du myocarde de moins de 3 mois, d’angor instable ou soumis à une prise médicamenteuse multiple (plus de 2/jours).

Il est en est de même pour les maladies rénales, «le jeûne est déconseillé pour les dialysés, les transplantés (si le traitement est contraignant, 2 à 3 fois/j). En cas de maladies rénales aiguës, le jeûne est strictement interdit», précise la même source, qui met en garde, par ailleurs, pour les malades atteints d’épilepsie, contre les crises comitiales à l’arrêt du traitement et contre de possibles complications traumatiques occasionnées par les chutes.

Pour l’asthme, aucune relation n’est établie avec le jeûne. Toutefois, en cas de mal asthmatique, l’arrêt du traitement pendant le jeûne peut aggraver la situation.

Djamila Kourta
 
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