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Réduction du taux de sucre, sel et matières grasses

Le défi contre les maladies non transmissibles

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le 01.10.17 | 12h00 Réagissez

 
	Les producteurs de boissons se sont engagés à réduire le taux de sucre de 5% chaque année
Les producteurs de boissons se sont engagés à...


Les mesures prises par le ministère du Commerce concernant l’étiquetage nutritionnel et la réduction du taux de sucre, de sel et de matières grasses dans les aliments est l’aboutissement d’un travail initié depuis quelques années et qui s’inscrit dans le cadre du Plan stratégique national contre les facteurs de risque des maladies non transmissibles multisectoriel de lutte intégrée 2015-2019, initié par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et élaboré avec le soutien de l’Union européenne à travers le programme d’appui au secteur santé.

Le comité intersectoriel, créé par décret en 2015 et qui réunit les différents ministères, semble donner les premiers résulats du travail colossal réalisé jusque-là. Le ministère du Commerce a pris les devants et a parfaitement avancé dans sa tâche avec l’appui de l’Union européenne. Ainsi, une série de textes réglementaires sont en préparation afin justement de combler le vide juridique en matière des taux de contenance de ces matières dans les aliments. Une des premières mesures recommandées par la commission alimentation, créée à la suite de l’installation du comité interministeriel, est la promotion de l’alimentation saine à travers la réduction du sel, du sucre et des matières grasses qui sont très élèvés et dépassent les normes internationales dans les boissons fabriquées en Algérie. Le constat a été fait par les producteurs eux-mêmes.

D’ailleurs, une étude a été lancée par l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB). Laquelle association s’est engagée dans ce processus de normalisation tout en étant partie prenante de toutes les réunions et rencontres autour de ce sujet. La dernière en date est la journée d’étude portant sur la problématique «Sucre, sel et matières grasses» organisée par le ministère du Commerce. L’APAB s’est montrée favorable à la réduction du taux de sucre, sel et matières grasses dans les aliments, comme elle s’est également félicitée de l’élaboration du projet d’arrêté interministériel fixant les conditions et les modalités relatives à l’étiquetage nutritionnel des denrées alimentaires.

Il est aujourd’hui établi que le taux de sucre dans les boissons dépasse les valeurs recquises et recommandées. «Chez certains producteurs de boissons, le taux de sucre peut atteindre 145 à 150 g/l, alors que la moyenne actuelle établie est de 110g/l, voire 80 g/l, dans certains pays. Ce qui montre que chaque pays peut réduire la teneur pour atteindre les normes Codex des 110g/l, voire moins», souligne Dr Djamila Nadir, sous-directrice des maladies non transmissibles au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et membre du comité intersectoriel. Elle signale que l’étiquetage nutritionnel, qui propose une description des propriétés nutritionnelles d’un aliment, sera logiquement suivi d’un texte réglementaire fixant le taux maximum de sucre dans les boissons, et cette réduction se fera progressivement sur une période de trois années jusqu’à atteindre un taux conforme aux normes Codex.

Il était donc convenu de réduire de 5% chaque année ce taux, et les producteurs se sont engagés à le faire afin d’atteindre l’objectif fixé et s’aligner sur les normes internationales. L’essence même du plan stratégique national est la lutte contre les facteurs de risque des maladies non transmissibles, dont le sucre, le sel et les matières grasses. Cette lutte doit donc passer, explique Dr Nadir, par la sensibilisation de la population aux méfaits du sucre, du sel et des matières grasses consommés en grande quantité et l’implication de l’école et des producteurs. Ce plan a justement pour but de fournir des orientations générales pour soutenir la mise en œuvre de politiques stratégiques et d’un plan d’action à renforcer ou à développer à différents niveaux.

Des priorités ont été donc fixées vu l’augmentation vertigineuse des maladies non transmissibles, notamment le diabète, les maladies cardiovasculaires l’hypertension artérielle, etc. Un des axes stratégique du plan consacre la promotion de l’alimentation saine et deux autres thématiques sont retenues, à savoir l’activité physique, le sport et la lutte antitabac. A cet effet, la commission nutrition a été créée pour mettre en œuvre les objectifs du plan, qui sont justement : promouvoir une alimentation saine au sein de la population afin de réduire la prévalence des maladies non transmissibles, inverser la tendance en matière d’obésité parmi les enfants et les adolescents, renforcer la réglementation et la législation et formuler des lignes directrices. 


 

Djamila Kourta
 
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