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Journée mondiale du rein

L’hôpital Mustapha Bacha se dit prêt pour le prélèvement sur cadavre

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le 12.03.17 | 12h00 Réagissez

 
	 Une équipe de chirurgiens pratiquant une transplantation rénale  
 Une équipe de chirurgiens pratiquant une transplantation...

Un adulte sur 10 souffre d’une affection rénale, soit près de 600 millions de personnes dans le monde.

L’Organisation mondiale de la santé prévoit une augmentation de la prévalence de la maladie rénale chronique de 17% dans les 10 ans à venir. Et pourtant, chaque année, en raison d’un diagnostic tardif, des millions de personnes décèdent prématurément d’insuffisance rénale chronique et des complications cardiovasculaires qui lui sont associées. Ces maladies rénales, même si elles sont le plus souvent silencieuses, sont diagnostiquées dans certains cas à des stades avancés, mais souvent on arrive à stopper l’évolution avec des médicaments, ont déclaré des spécialistes lors de la journée scientifique organisée, jeudi dernier, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du rein, placée sous le thème «Obésité et rein» pour faire le point sur les bio-marqueurs et la biothérapie en cours et l’histoire de la néphrologie, de la dialyse et de la transplantation. Les intervenants ont ainsi mis l’accent sur l’importance des traitements, notamment la biothérapie, qui sauve des centaines de vies et d’organes.

«C’est pourquoi, nous insistons sur le dépistage précoce de certains maladies néphrétiques pour pouvoir les prendre en charge précocement et surtout stopper l’évolution de la maladie», a indiqué le Pr Hadoum, chef de service de néphrologie au CHU Mustapha Bacha. Il a par ailleurs insisté sur l’intérêt d’un suivi régulier de ces malades. Le problème du diagnostic précoce se heurte par contre à d’autres difficultés d’ordre technique, à savoir l’absence de laboratoire de génétique pour justement identifier la maladie et mettre le patient sur un traitement adéquat, relève le Dr Arzour, du service de néphrologie au CHU Mustapha Bacha, qui vient tout juste d’ouvrir ses portes. Elle a déploré l’absence de certains examens en génétique nécessaires pour le diagnostic, notamment dans la maladie de Fabry . «Nous sommes contraints d’envoyer les prélèvements à l’étranger», a-t-elle indiqué. La progression de la maladie rénale en Algérie est un fait inquiétant, ont noté les intervenants, en revenant sur les principaux facteurs de risque connus de tous.

La prévention est ainsi l’axe essentiel dans une stratégie de réduction de la prévalence de l’insuffisance rénale chronique. D’ailleurs, à ce jour, il n’existe pas de statistiques fiables quant au nombre de patients qui arrivent en hémodialyse, déplore le Pr Malika Benhalima, chef de service d’immunologie et coordinatrice de la greffe à l’hôpital Mustapha Bacha. «La seule chose que nous sachions est qu’actuellement  22 000 patients bénéficient d’hémodialyse répartis à travers le territoire national», a-t-elle précisé, tout en soulignant la reprise de l’activité de greffe au CHU. Et de rappeler que de juin 1986 à fin décembre 2014, 1609 greffes exclusivement à partir de donneurs vivants apparentés ont été réalisées. «En 2015, le nombre de greffes a considérablement augmenté, à l’hôpital Mustapha Bacha, il est passé de 21 à 54, soit 122 ont été greffés depuis 2014 et 311 ont été préparés depuis», a-t-elle indiqué. Par ailleurs, a-t-elle ajouté, de nombreux travaux ont été entrepris pour la préparation de l’introduction de la greffe à partir de donneurs en état de coma dépassé (DEME).

Une feuille de route été mise en place avec la réalisation essentiellement en 2015 de travaux préparatoires et des opérations de test et de simulation. «Il nous a été permis de conclure qu’il est possible techniquement de réaliser ce type de prélèvement et de greffe en toute sécurité», a -t-elle assuré. Pour le Pr Hadoum, tout est prêt pour se lancer dans cette activité. «Nous attendons l’autorisation du ministre de la Santé pour nous lancer dans cette activité de greffe sur donneur en état de coma dépassé», a-t-il signalé, tout en précisant que le centre prévoit la réalisation de 60 greffes sur donneurs vivants apparentés au cours de l’année 2017.
 

Djamila Kourta
 
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