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Prise en charge de la maladie cancéreuse

Inauguration de la clinique privée d’oncologie et de radiothérapie Fatema Al Azhar

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le 16.04.17 | 12h00 Réagissez

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a procédé hier à l’inauguration officielle de la clinique d’oncologie et de radiothérapie Fatema Al Azhar, du groupe Al Azhar Santé, à Dély Ibrahim, en présence de nombreux praticiens du secteur public et privé, dont des oncologues, des chirurgiens, des radiothérapeutes et autres spécialités et enfin des autorités locales, en l’occurrence le maire de Dély Ibrahim.

D’emblée, le ministre de la Santé s’est félicité de la consolidation du parc national dans le cadre de la lutte contre le cancer à travers le pays. Il a rappelé que le secteur privé, qui englobe près de 35 000 professionnels de la santé avec plus de 11 000 lits, est aujourd’hui partie prenante du secteur public. «Il vient justement en complément du secteur public.

D’ailleurs, dans la loi sur la santé en attente d’adoption à l’APN, il est prévu de revoir les dispositions de prise en charge des patients dans des structures privées. Une fois adoptés, des textes d’application viendront consolider les alternatives pour la prise en charge des patients, que ce soit dans le public ou le privé», a-t-il annoncé, tout en demandant aux journalistes d'en dire plus sur cette nouvelle mesure. «Ce qui est sûr, c'est que la réflexion est engagée entre les différents départements concernés, à savoir la santé, la sécurité sociale et le ministère des Finances, pour trouver des solutions à ce problème.

Mais ce n’est pas pour demain», a-t-il assuré. Revenant sur la lutte contre le cancer, M. Boudiaf s’est félicité des efforts accomplis ces dernières années avec l’ouverture des centres anticancer à travers les différentes wilayas du pays, avec l’acquisition d'accélérateurs, la formation de physiciens, de radiothérapeutes et de manipulateurs. M. Boudiaf a également annoncé que le fonds spécial cancer sera élargi au financement d’autres besoins, outre le médicament, dans le cadre du Plan cancer 2015-2019. «Un arrêté interministériel sera bientôt signé pour que ce fonds soit mis à la disposition des patients algériens», a-t-il déclaré.

De son côté, le président-directeur général du groupe Al Azhar Santé, Jamal Eddine Khodja Bach, a souligné que cette clinique est dotée d’un matériel de dernière innovation en termes de prise en charge en radiothérapie. «La création de cette structure est née de notre volonté, mûrement réfléchie, de développer notre potentiel dans le secteur de la santé libérale. Au prix d’investissements colossaux, nous n’avons épargné, à ce jour, aucun effort pour surmonter les divers obstacles, parfois durs et contraignants et ainsi mettre à la disposition de nos professionnels de la santé et des patients un outil de travail de référence», a-t-il précisé.

Pour lui, cette démarche répond également aux préoccupations des pouvoirs publics, dont l'intégration du secteur privé comme un partenaire essentiel et complémentaire. «Il nous importe d’attirer l’attention des présents sur cette situation qui nous taraude l’esprit, avec d’un côté, des cliniques ultramodernes, aux capacités indéniables, et de l’autre , en face, une partie des malades souffrant de cette pathologie nommée cancer, laissée en marge, et qui, faute de possibilités financières propres, ne pourra hélas jamais pouvoir venir se soigner au sein de nos cliniques», regrette-t-il.

Dr Khodja Bach prend les présents à témoin et signale : «Cela pose inévitablement le problème de la prise en charge, notamment du conventionnement avec les caisses sociales nationales, qui fonctionnent pourtant si bien avec d’autres pathologies. Avec tous nos collègues patrons de cliniques,vainement, nous nous efforçons, auprès des autorités concernées, de plaider cette cause, si cruciale et si déterminante, de les convaincre de l’impérieuse nécessité d’engager une réflexion profonde sur cette épineuse question, d’autant plus que le législateur a encore renforcé le dispositif de lutte contre le cancer, par la création d’un fonds national, aux mécanismes d’application, malheureusement encore fortement attendus.».

Le Pr Messaoud Zitouni, coordinateur du Plan cancer 2015-2019 a, quant à lui, averti sur le risque de connaître dans les prochaines années une médecine à deux vitesses, c’est pourquoi, a-t-il recommandé, il faut réfléchir sérieusement à la question de la prise en charge des patients et «bannir dans le secteur privé le principe instauré depuis des années, celui de demander d’abord de payer pour être ensuite soigné», a-t-il dit. Au plan technique, le Pr Michel Resbeut, radiothérapeute, a signalé que la structure est dotée de deux accélérateurs performants avec un dispositif radiologique qui permet d’avoir des images en deux et trois dimensions. Ce qui permettra d’assurer un traitement précis dans le cas de certaines tumeurs. 
 

Djamila Kourta
 
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