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Kadour Gherbi. Président de la Fédération algérienne des donneurs de sang (FADS)

Durant le Ramadhan, nos services ont enregistré une légère baisse en matière de donation sanguine

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le 09.06.17 | 12h00 Réagissez


- Qu’est-ce que la FADS ?

La Fédération algérienne des donneurs de sang (FADS) est une association à caractère socio-humanitaire au service du public, fondée en 1976. Composée de bénévoles, qui se dévouent à la noblesse du geste, celui du don de sang. La FADS est membre international de la Fédération des donneurs de sang, dont l’Algérie assure le poste de secrétariat général, représenté par le Dr Sayah Abdelmalek.

- Quelle est sa principale mission ?

Sa mission essentielle est de sensibiliser la population et la promotion du don de son sang qui n’est fabriqué par aucune machine ! Par ailleurs, il est à noter que le donneur de sang a plusieurs avantages. Il aura la satisfaction d’avoir contribué à sauver une vie mais bénéficiera aussi d’un bilan sanguin gratuit. Il faut savoir que chaque prélèvement est analysé, et en cas d’anomalie, le donneur sera contacté. Malheureusement et en dépit de l’attitude «craintive» des Algériens, la tâche s’avère parfois compliquée.

- Organisez-vous des sessions de sensibilisation ?

On organise des campagnes de sensibilisation au niveau de chaque wilaya, tout au long de l’année. On le fait aussi, bien évidemment, durant les dates commémoratives : le 25 octobre pour la Journée nationale du don de sang. Le 30 mars pour la Journée maghrébine et le 14 juin pour la Journée mondiale du donneur de sang. Cependant, la mise en place de ces campagnes exige un budget important, et actuellement nous souffrons d’un manque budgétaire qui nous freine dans notre mission.

- Quelles sont les caractéristiques du bon donneur de sang ?

En réalité, le donneur de sang doit impérativement être en bonne santé, c’est pour cette raison qu’au niveau de chaque Centre de perfusion sanguin (CPS), on trouve un médecin qui pose un panel de questions au donneur pour savoir si celui-ci a des antécédent médicaux qui risquent d’entraver le processus.

- L’Algérien est-il un bon donneur de sang ?

L’Algérien est très sensible. On l’a remarqué à maintes reprises, notamment lors de catastrophes naturelles (inondations en 2001 de Bab El Oued, séisme de Boumerdès en 2003...). Lors de ces catastrophes, les Algériens se sont déplacés en masse pour aider leurs concitoyens. Néanmoins, l’Algérien doit prendre conscience qu’on a besoin de son sang tout au long de l’année. Et il doit se déplacer davantage vers les centres pour en faire don.

- Statistiquement parlant, les dons sont plus élevés durant l’iftar ou le Ramadhan ?

Durant le mois du Ramadhan, nos services ont enregistré une légère baisse en matière de donation sanguine. Cette abstinence est probablement due au fait que le donneur peine à se déplacer au centre de transfusion fixe. C’est pour cette raison, en coordination avec l’ANS (Agence nationale de sang) et en collaboration avec le ministère de la Santé et des Affaires religieuses et des Wakfs, chaque mois de Ramadhan, nous mobilisons 46 clinomobiles devant les mosquées pour la collecte de sang.

- Que prévoit la FADS pour la Journée mondiale du donneur de sang célébrée le 14 juin ?

En coordination avec l’ANS  et en collaboration avec le ministère de la Santé et l’OMS (Organisation mondiale de la santé), la FADS préconise que toutes les associations et les comités des donneurs de sang de chaque wilaya organisent à leur niveau les festivités de cet événement sous le thème «Donner du sang, Donner maintenant, Donner souvent». Nous prévoyons aussi une série de conférences et distribuerons les dépliants. Notre but est de sensibiliser les gens avec les moyens du bord.

- Un dernier message à transmettre…

Toute personne âgée entre 18 et 65 ans, qui est en bonne santé, est priée de se rendre aux différents centres de transfusions fixes ou mobiles afin de faire un don. Il faut faire acte de citoyenneté et de bravoure. Par ailleurs, je tiens à lancer un appel aux autorités concernées afin de classer la FADS comme Association d’intérêt public et lui allouer un budget annuel. Cela lui permettra de massifier ses actions de sensibilisation et augmenter le taux de donneurs de sang.

 

Mounir Djabri
 
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