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Il y a 23 ans, il tombait sous les balles des terroristes à Kouba

Si Salah Nour, un patriote sincère

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le 15.01.18 | 12h00 Réagissez

«Parler de Salah Nour est un exercice très difficile, dans la mesure où les mots ne peuvent supporter l’émotion que dégage la prestance de son parcours historique.

Un nom et une vie qui ont accompagné les balbutiements de la lutte de libération et consolidé les fondations de l’Algérie indépendante», avaient écrit, dans un hommage pathétique, ses amis de Beni Yaâla, son fief d’origine, là où il a vu le jour le 3 décembre 1930, à Tizi Medjebar, près de Guenzet.

Issu d’une famille attachée à ses valeurs ancestrales, Salah, comme la plupart des enfants de son âge, a appris le Coran à l’âge de 15 ans, avant d’intégrer, dès 1946, l’Institut Ibn Badis de Constantine. Sa soif de savoir l’emmènera à Tunis, où il décrochera son diplôme à la fameuse médersa d’Ezzitouna en 1953.

Peu avant, il avait rejoint les rangs du PPA et des Oulémas, qui le désignèrent au Nadi Ettaraki à Alger, où il prodigua son enseignement. En 1957, Salah est parmi les responsables de la Zone autonome d’Alger, où il est chargé de rendre justice, du fait de ses compétences avérées en matière de fikh, de théologie et de droit islamique.

Ses activités patriotiques avaient agacé la soldatesque coloniale, qui l’arrêta, le tortura et l’emprisonna jusqu’en 1961. A l’indépendance, Salah exerça à la wilaya d’Alger avant de rallier le ministère de la Justice pour occuper la fonction de conseiller, puis celle de chef de cabinet. Détenteur d’une licence en droit, en histoire et en interprétariat en 1978, il enseigna à la faculté d’Alger avant d’être désigné en qualité de directeur de l’Institut de la magistrature.

Il a été membre de plusieurs institutions internationales. Au plan national, il a été choisi par l’ONM en 1994 pour la représenter au sein du Conseil national de transition. Il est victime d’un attentat le 15 janvier 1995 devant son domicile, suscitant l’émoi au sein de sa famille et de ses nombreux amis. 23 ans se sont écoulés depuis cet acte abominable, mais le souvenir de Salah est ineffaçable. Une pieuse pensée est demandée à sa mémoire. 
 

Hamid Tahri
 
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