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Environnement

Une révision du schéma directeur pour la gestion des déchets

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le 23.03.17 | 12h00 Réagissez


Blida et Bordj Bou Arréridj, qui connaissent, selon les experts, un important essor économique et donc qui produisent plus de déchets ménagers et industriels, ont été choisies comme villes pilotes pour mettre en œuvre un schéma directeur pour la gestion des déchets ménagers et assimilés, en attendant la généralisation de l’opération sur l’ensemble de leurs communes respectives et, à terme, sur tout le territoire national, étant donné que la dégradation de l’environnement n’épargne aucune région du pays.

Or, le projet, qui s’inscrit dans le cadre de la coopération algéro-coréenne dans le domaine de transfert de technologies et de savoir-faire, en vertu d’un accord signé le 25 mars 2004 à Alger entre la ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, et le vice-ministre coréen de l’Environnement, a subi une révision, puisque, selon la direction de l’environnement de Bordj Bou Arréridj, le délai du schéma a dépassé dix ans.

Il est par conséquent obsolète, par rapport au nombre de rotations dans les 19 zones face aux exigences de la population qui a augmenté aussi, et ce, conformément à l’article 07-205 du 30 juin 2007, fixant les modalités et les procédures d’élaboration et de révision du schéma communal de gestion des déchets ménagers et assimilés. L’étude est finalisée avec tous les partenaires, notamment l’APC de BBA et l’EPIC (Etablissement public à caractère industriel et commercial) de gestion des CET, indique-t-on. A noter qu’une rencontre a eu lieu en novembre 2014 au siège de la direction de l’environnement, regroupant les représentants de l’Agence nationale des déchets (AND) et du consortium sud-coréen Keiti (Korean Environment Institute Of Technology&Industry).

Un contrat qui porte sur la mise en place d’un plan d’action, déjà expérimenté avec succès dans d’autres pays, visant à rendre plus agréable le cadre de vie du citoyen, tout en préservant l’environnement pour les générations actuelles et futures. Le projet, qui était financé par la partie coréenne à hauteur de 700 000 USD, a été activé en mars 2015. Il visait à gérer méthodiquement la question de la dégradation de l’environnement, de la collecte des déchets au tri, avant de les recycler en compostage destiné aux agriculteurs. «Chose qui, jusque-là, n’est pas faite chez nous, d’où l’appel au savoir-faire coréen», soutenait A. El Houari, chef du département des relations extérieures de l’AND.

«Ne pas encourager les CET»

«Notre présence ici à Bordj consiste à porter notre savoir-faire, en incitant les PME et les PMI à investir dans le domaine de l’environnement, et ce, avec l’implication des citoyens, bien entendu, comme nous l’avons déjà fait dans d’autres pays au cours des quatre décennies, en Europe de l’Est, au Sud-Est asiatique et en Amérique latine», indiquait M. Kanj, directeur du consortium Keiti. Dans ce sens, A. El Houari enchaînait : «Je ne comprends toujours pas pourquoi ce qui est réalisable ailleurs ne l’est pas chez nous. Il suffit de faire un flash-back et voir, à titre d’exemple, la ville de Bogota et l’Etat de non-droit dans lequel elle vivait jadis, et le boom économique et social qui y règne aujourd’hui.

Tout cela grâce à l’aide coréenne, mais surtout à la prise de conscience des citoyens. L’AND a été créée par le décret exécutif n 02-175 du 20 mai 2002, mais il fallait se battre pour faire bouger les choses, autrement dit, nous n’avons jamais cessé de sensibiliser le citoyen et de l’impliquer dans une action qui concerne tout le monde.» Au terme de cette rencontre, un documentaire sud-coréen a été projeté. Il retrace les différentes étapes de la gestion des déchets, de la collecte au tri, jusqu’à l’incinération. Et l’énergie générée de la combustion servira à chauffer la piscine et éclairer le stade de cette ville, et le reste de l’incinération sera destiné au compostage. «C’est dans le besoin qu’on devient créatif», commentait le directeur de Keiti.

Motivé par cette option, A. El Houari reprenait la parole et disait : «Si la Corée procède à l’incinération de ses déchets, c’est à cause du foncier qui fait terriblement défaut, ce qui ne veut absolument pas dire que chez nous nous devons encourager l’implantation des CET, car nos terres agricoles sont déjà excessivement grignotées par le béton pour en faire un peu plus en implantant des centres d’enfouissement technique.»   


 

M. Allouache
 
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