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Le Haïk comme patrimoine national

Des initiatives sans grand retour

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le 12.04.18 | 12h00 Réagissez

De même que le burnous, le haïk est l’empreinte des vieilles médinas, notamment des wilayas du nord du pays.

Au-delà de son aspect d’effet vestimentaire, cette étoffe blanche a une grande empreinte dans l’histoire et dans l’âme de l’Algérie et des Algériennes au fil du temps.  Dans les vieilles médinas, il était symbole de coquetterie.

Durant la guerre de Libération, il est devenu un symbole de résistance. Malgré toute la place qu’il détient, le hayek s'est noyé dans l’histoire. Seules quelques mariées et quelques fidèles à cette tenue purement algérienne le por-tent encore. Conscientes qu’il est un élément important de la promotion de l’identité nationale et de sa perpétuité à travers les générations futures, des manifestations ont eu lieu à travers la capitale pour ressusciter le hayek certes, mais surtout pour demander de le déclarer patrimoine national.

Pour mémoire, c’est en 2013 qu’une jeune étudiante à l’Ecole des beaux-arts a initié une sortie d’une trentaine de jeunes femmes fièrement drapées en haïk à La Casbah d’Alger. Une manifestation qui a connu un franc succès auprès de la société civile, au point qu'elle a été un point de départ pour plusieurs autres manifestations presque identiques.

Résultat des courses : rien ! Sauf remuer la nostalgie au cœur des Algériennes et Algériens, sans pour autant qu’une initiative nationale soit prise pour sauver ce beau vestige de la déperdition. Encore moins une proclamation du haïk patrimoine immatériel national. Pour ceux qui l’ignorent, le haïk est une longue étoffe carrée en laine ou en soie de couleur blanchâtre, crème ou écru. La femme algérienne d’antan l’utilisait pour se voiler de la tête aux pieds.

Elle se couvrait également le visage avec un triangle brodé, dont une partie est en dentelle dénommé «aâdjar». Si à Alger et dans les wilayas du Centre, haïk Mrama est le plus répandu, à l’est du pays, c’est la Mlaya. Elle n’est autre que le haïk, dont la couleur a viré du blanc au noir en signe de deuil à Salah Bey, Bey de Constantine. L’appel au classement de cet héritage de nos ancêtres symbole de paix et de beauté reste toujours lancé.

Asma Bersali
 
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