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Chine

Découverte d’un fossile d’amidon de 280 millions d’années

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le 14.03.18 | 12h00 Réagissez

 
	 Les scientifiques estiment que cet amidon est très similaire à une partie comestible d’élaïosome sur les graines des plantes modernes, qui dépendent des animaux pour disperser leurs graines.
 Les scientifiques estiment que cet amidon est très similaire...

Un fossile d’amidon datant d’au moins 280 millions d’années, soit le plus ancien du genre, a été découvert dans un gisement de charbon dans le district de Baode, dans la province chinoise du Shanxi (nord) de la Chine.

Des scientifiques chinois et allemands ont trouvé des mégaspores de lycopodiopsida recouverts d’un matériau granuleux dans le gisement de charbon du district de Baode, a indiqué hier l’Institut de géologie et de paléontologie de Nanjing. Une analyse aux rayons X et un examen par micro-imagerie ont révélé que ces mégaspores se composaient de carbone et d’oxygène. Elles présentent une remarquable similitude avec les grains d’amidon des plantes actuelles en termes de taille, de forme et de propriétés optiques, indiquant qu’elles étaient des granules d’amidon il y a 280 à 290 millions d’années. Généralement, l’amidon ne peut être préservé dans le sol plus de 600 ans sans être protégé par des objets en pierre.

Cependant, selon LiuFeng, chercheur de cet institut dépendant de l’Académie des sciences de Chine, le gisement de charbon a probablement créé un environnement permettant de prévenir la décomposition de l’amidon par des champignons, l’eau ou des bactéries. Les scientifiques estiment que cet amidon est très similaire à une partie comestible d’élaïosome sur les graines des plantes modernes, qui dépendent des animaux pour disperser leurs graines.
Cette similarité indique que bien avant l’apparition d’oiseaux et de fourmis, certains végétaux de type lycopodiopsida étaient déjà capables de mener une photosynthèse et de stocker du glucose sous forme d’amidon. «Les plantes avaient établi un mutualisme plante-animal et attiré les escargots, les cafards et d’autres animaux par l’amidon pour aider à disperser leurs spores», a indiqué M. Liu. Cette découverte a été publiée dans la dernière édition de la revue Geology.
 

APS
 
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