Pages hebdo Histoire
 

Bouhamidi : La mystification des paras

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 26.04.18 | 12h00 Réagissez

Né en juillet 1939, Mahmoud met sa parfaite connaissance des ruelles de La Casbah au service du chef de la Zone autonome, dont il devient agent de liaison.  En 1956, il a 17 ans.

Bouhamidi Mahmoud a toujours mystifié les paras de Godard, qui espéraient arriver, grâce à lui, jusqu’à la tête de la Résistance dans la capitale durant les derniers jours de la Bataille d’Alger. En effet, «brûlé», il n’en continuait pas moins de remplir la délicate mission d’agent de liaison du chef de la Zone autonome, à la barbe des hommes du sinistre capitaine Léger, qui le pistaient.

Son astuce était aussi simple que son calme impressionnant. Dans l’impitoyable lutte que se livraient paras et l’Organisation noyautée par les «bleus» qu’avaient retournés les services du colonel Godard, Bouahmidi n’a jamais perdu le nord. Du numéro 4 de la rue Caton où il habitait, il confiait documents et messages à sa petite sœur âgée de sept ans, qui allait les transmettre à la maison mitoyenne au numéro…3 de la même rue, cette maison qui, toujours sur renseignement, fut finalement investie le 23 septembre 1957 par un régiment commandé par Massu lui-même.

Ali la Pointe, Hassiba Ben Bouali et P’tit Omar quitteront le refuge aménagé chez lui pour un autre refuge, rue des Aberrames, où les attendait leur destin funeste sous la forme d’un dynamitage de tout le pâté de maisons par les bérets verts le 8 octobre 1957. Né en juillet 1939, Mahmoud met sa parfaite connaissance des ruelles de La Casbah au service du chef de la Zone autonome dont il devient agent de liaison.

En 1956, il a 17 ans. En même temps, sa maison familiale devient un des refuges attitrés du FLN et servit de planque à Larbi Ben M’hidi notamment. Très discret, Mahmoud ne soufflait mot de ses activités spéciales à ses copains de quartier, avec lesquels il disputait des parties de football, sport dans lequel il excellait. Quand il devait accomplir une mission, il expliquait qu’il allait aider son père qui tenait un commerce.
Mais il savait qu’il côtoyait la mort à chaque instant.

Sa mère raconte qu’il lui répliqua un jour, alors qu’elle faisait état de son inquiétude à un neveu : «Je mourrai enseveli.» Il savait non seulement qu’il allait mourir, mais aussi la façon dont la mort le faucherait, lui qui a passé d’interminables minutes dans des caches à quelques centimètres des paras armés de bâtons de dynamite qui le cherchaient.

L’arrestation du chef de la Zone autonome ne le décourage pas. Il était déterminé à continuer le combat, et pour ne pas être reconnu, il se déguisait, laissant pousser sa barbe et se coiffant d’une calotte. Il était toujours armé. A ses compagnons il disait : «Ils ne m’auront pas vivant.»

 
Loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco
Loading...
Vidéo

vidéos

vidéos
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie
 
Loading...