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Basta Arezki: Un militant de la 1ère heure méprisé, oublié.

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le 08.11.17 | 15h30 Réagissez

Le journal « La presse de Tunis » du 06 janvier 1956,  rapporte que deux (02) militants algériens qui détenaient chacun illégalement un pistolet mitrailleur Thompson et des centaines de cartouches du même calibre étaient en fait des porteurs d’armes à feu.

Le transport du lot des armes à feu s’effectuait à l’aide des ânes. Les 02 militants algériens, en l’occurrence Basta Arezki et Si Mohamed de Bousâada avaient été condamnés par le tribunal permanent des forces armées françaises en Tunisie à 05 ans de prison et 100.000 francs d’amende chacun, en dépit d’une défense assurée par Me Dakhlaoui.

Les faits s’étaient déroulés dans la nuit du 06 au 07 mai 1955 dans la région de Sidi Touil, au niveau de la frontière libyo-tunisienne, à la suite d’un accrochage avec l’armée coloniale française. Lors d’un contact qui avait eu lieu en Suisse, Mohamed Boudiaf avait chargé Basta Arezki de cette périlleuse mission. Celui-ci  rejoint le Caire pour récupérer les armes à feu en Lybie afin de les acheminer et les introduire clandestinement en Algérie. Les cavaliers français les avaient interceptés.

Inutile de s’étaler leur séjour dans les geôles et les tortures subies. L’enfant de Azzefoun, Hadj Basta Arezki, natif de la Casbah d’Alger est un ami du défunt militant Ahmed Haddanou dit « Ahmed El Kaba ». Basta Arezki vient de fêter ses 87 ans le 03 novembre 2017, chez lui à Draria (Alger). Lors des cérémonies organisées par la DGSN, l’institution dirigée par le Général-Major Abdelghani Hamel à l’occasion du 63ème  anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale, Basta Arezki avait été totalement été ignoré par les organisateurs.

En effet, Basta Arezki avait été sollicité au mois de janvier 1963 par l’ex. DGSN, le défunt militant Yousfi M’hamed, afin de réorganiser la 1ère école nationale de police d’Algérie, avant d’être désigné directeur des écoles de police à Tlemcen, Sidi-Bel-Abbès, Constantine et enfin Annaba.

Militant du PPA depuis le mois d’avril 1945 à l’âge de 14 ans et demi. Son parcours est riche, d’autant plus qu’il avait côtoyé des grandes figures de la Révolution, à l’image de Krim Belkacem, le Colonel Ouamrane, et bien d’autres. Handicapé par le poids de son âge et la fragilité de sa santé, Hadj Basta, en réponse à notre question relative à son absence lors des dernières cérémonies et hommage, déclare, « non, non, je n’ai eu aucun contact, c’est l’exacte  définition de l’ingratitude, nous n’existons plus pour eux, il y a la loi Divine heureusement, nous avons supporté les souffrances pour que notre pays arrache son indépendance, je n’ai aucun regret, j’ai ma conscience tranquille de ce côté là », conclut avec amertume, l’ex. Chef des groupes armées de la Casbah et Alger avant novembre 1954.

                                                                                                          

M’Hamed H
 
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