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Salim Bachi revient avec un pamphlet sur la religion

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le 20.12.16 | 10h00 Réagissez

L’écrivain algérien Salim Bachi publie chez Gallimard le 3 janvier prochain : Dieu, Allah, moi et les autres.

Salim Bachi continue son travail intéressant sur la question de l’islamisme politique qu’il avait déjà creusée dans de précédentes œuvres, sauf que dans son nouveau pamphlet, il risque bien de mettre les deux pieds dans une eau pas très claire, celle d’une critique sans garde-fou.
Le livre de Bachi sortira au début 2017 sous le titre assumé, Dieu, Allah, moi et les autres.

Ce n’est pas un roman, mais un témoignage où l’auteur se livre corps et âme. Sur un fil d’équilibre fragile, Salim Bachi pourrait succomber à l’amalgame. Son nouveau livre sera publié aux éditions Gallimard (point commun qu’il a avec Michel Houellebecq) (Soumission) ou Boualem Sansal (2084).

Dans les premières pages que l’éditeur donne à lire gratuitement sur son site, Salim Bachi remonte dans sa jeunesse, pas si éloignée que ça, au regard de l’histoire algérienne contemporaine, puisqu’il est né en 1971. Il se base sur ses premiers apprentissages douloureux pour expliquer son renoncement à la croyance.

Dans ce qui est défini comme récit, l’auteur règle son compte au besoin de croire et plus largement à la religion elle-même, en raison des dérives rigoristes et terroristes dont tous les Algériens souffrent et ont souffert.

A la manière d’un journal intime

La sortie de ce nouveau livre occupera certainement les médias à satiété au début de l’année 2017.
A la manière d’un journal intime, Salim Bachi parle notamment, dans les pages que nous avons lues, de son mal vécu devant la manière archaïque qu’ont eue des éducateurs dans l’éducation nationale, dont certains importés du Moyen-Orient.

Bachi assume sa transgression. Il va au bout puisqu’en page 18, il place en exergue de son deuxième chapitre : «Dieu n’existe pas. Ouf, je l’ai dit.» On croit ou on ne croit pas mais de là à se risquer ainsi dans le déni de Dieu !

L’aveu de l’athéisme est ici loin de la subtilité philosophique qui, depuis des millénaires, donne le tournis aux êtres humains, sans réellement pouvoir trancher l’épineuse question de l’origine et de la destinée humaine, donc celle de Dieu. Espérons que dans les autres pages que nous serons heureux de découvrir, Salim Bachi équilibrera la sincérité de son ressenti.

Walid Mebarek
 
 
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