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Gilles Martinet. Président du pôle industries culturelles & patrimoines

«Permettre à des talents de se faire connaître»

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le 23.05.17 | 12h00 Réagissez


- Vous en êtes à votre troisième édition ; quel est l’intérêt de ce type de rencontre ?

Le Sippa, cela veut dire Salon international des professionnels du patrimoine à Arles. L’idée est de permettre un lieu de rencontre pour les professionnels de ces filières-là. Le constat a été fait ces dix dernières années qu’il n’existait pas d’endroit, de moment, qui leur soit directement consacré.

Nous avons ainsi  décidé de créer cet événement en 2015. Avec une première édition tournée autour de la pierre et l’architecture. La deuxième avait un fil rouge plus large sur ce qui est matière et immatière. Cela nous permettait de parler de l’ensemble des patrimoines, comme l’image et ce genre de choses. Cette année 2017, pas de thématique, mais un invité d’honneur, l’Algérie.

- Pourquoi avoir choisi l’Algérie pour cette première carte blanche, et comment avez-vous procédé pour choisir les intervenants algériens ?

Il y a d’abord le sujet. Nous, à Arles, nous sommes dans la région Sud-Est de la France, tournée complètement vers le pourtour méditerranéen. La proposition que nous avons faite à l’Algérie vient pour beaucoup du fait que beaucoup de collaborations existent déjà, sont en cours ou naissantes avec la ville d’Arles. Les échanges, notamment archéologiques, avec le musée départemental d’arts antiques d’Arles, existent depuis déjà une bonne quinzaine d’années.

Il y a eu une magnifique exposition de mosaïques pour l’année de l’Algérie en France, en 2003. Une convention récente a aussi été signée avec la ville d’Arles sur un accompagnement pour le secteur sauvegardé pour des formations. Je me suis rendu deux fois à Alger en janvier février pour apporter quelques compétences sur les matériaux et le patrimoine à de jeunes architectes qui seront amenés à suivre les chantiers.

- Au-delà des siècles d’histoire, quelque chose lie les deux rives de la Méditerranée, il s’agit de la romanité qui a fait la renommée d’Arles et de nombreux sites d’Afrique du Nord. Cela est-il un vecteur de rapprochement ?

Oui, la romanité est importante. C’est un peu ce qui a généré la création du cluster que je préside depuis dix ans, qui est le pôle culture, industrie et patrimoine. C’est cette association qui a créé cet événement qu’est le Sippa. Les membres du pôle sont dispatchés à l’échelle nationale, mais avec un rayon de gens qui tourne particulièrement autour de Nîmes, Avignon, Arles avec un point commun qui est le lien à l’Antiquité romaine.

- Quels sont les objectifs d’une telle rencontre ?

Que les collectivités locales et les organismes chargés du patrimoine trouvent des réponses techniques à leurs questionnements quotidiens sur la valorisation patrimoniale. L’idée sur la partie exposants et sur les ateliers est d’avoir les dernières nouveautés, des informations sur des sujets d’actualité qui les concernent, de l’enrichissement culturel, technique, pratique. C’est aussi de permettre à des entreprises ou à des talents de se faire connaître, pour accentuer leur développement. Il y a là une dimension économique à ne pas sous-estimer.

- Justement, en parlant économie, un mot sur le parc des Ateliers, une friche industrielle que fait revivre la fondation Luma qui vous accueille. Quelles sont les implications économiques au cœur d’une cité arlésienne dont le patrimoine remonte au plus loin dans les siècles des siècles ?

Je suis arlésien depuis la fin du siècle dernier et l’animation et le travail sur le patrimoine m’ont tenu à cœur. J’ai toujours souhaité que ce projet qui est en gestation depuis quelques années se déroule un jour sur la friche SNCF des ateliers, car effectivement c’est le patrimoine du XXe qui nous parle. Dans nos métiers aujourd’hui le patrimoine industriel du XXe est reconnu. Quand on travaille sur le patrimoine, on est dans une démarche de valorisation des sites. Un site réhabilité comme celui-là, j’ai toujours pensé qu’il pouvait accueillir notre manifestation. Le site est à vocation culturelle et d’art contemporain, ainsi que de rencontres.

Y être a été possible techniquement pour nous, sur un plan organisationnel et de sécurité, du fait de l’avancement du chantier. Notre pôle a, d’autre part, des relations proches avec la fondation Luma. Avant nous étions au Palais des congrès, c’était bien, mais ici dans les ateliers, cela rajoute de l’intérêt à l’événement.

Walid Mebarek
 
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