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Les descendants d’immigrés font souche

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le 14.02.17 | 10h00 Réagissez

Le rapport de l’Insee, qui s’appuie sur les chiffres de recensement de 2015, établit que 7,3 millions de personnes nées en France ont au moins un parent immigré*, soit 11% de la population.

Dans le détail, 3,3 millions de descendants, soit 45%, ont deux parents immigrés : 1,2 million de descendants ont deux parents d’origine maghrébine et 1,1 million ont deux parents d’origine européenne. Mais 3,6 millions de descendants d’immigrés, soit la moitié, sont issus de couple mixte : un seul des deux parents étant immigré. Il s’agit plus fréquemment d’un père immigré et d’une mère non immigrée (2,1 millions) que le contraire (1,5 million). «L’origine des descendants d’immigrés est le reflet des flux d’immigration qu’a connus la France depuis plus d’un siècle», lit-on dans l’étude.

Cette mixité en marche est majoritairement la résultante de la part, d’abord européenne de l’immigration, car 45% sont d’origine européenne : «La mixité des origines des parents dépend des conditions d’arrivée en France. Ainsi, 65% des descendants d’immigrés d’origine européenne sont issus d’un couple mixte (avec un conjoint français, Ndlr). Les hommes immigrés, espagnols ou italiens, arrivés en général jeunes et seuls, ont fréquemment fondé une famille avec une Française et ont eu des enfants en France.

En revanche, 44% des descendants d’immigrés d’origine maghrébine ont un seul parent immigré. Cette moindre mixité peut s’expliquer en partie par le regroupement familial qui a suivi l’immigration de personnes dont la famille était déjà constituée avant la migration.» Les descendants d’immigrés sont, dans leur ensemble, plus jeunes que l’ensemble de la population résidant en France.

En haut de la pyramide des âges, les plus âgés des descendants d’immigrés ont plutôt une origine européenne : Italie, Espagne, Belgique, Pologne ou Allemagne. Autre particularité enfin pour la petite histoire : l’Insee met enfin en avant une spécificité des enfants d’immigrés : ils vivent plus longtemps chez leurs parents (77% des jeunes de 18 à 24 ans, contre 62% de ceux qui ne sont pas issus de l’immigration).
 

Walid Mebarek
 
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