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Etude de l’institut français des relations internationales

La majorité des terroristes sont de nationalité française

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le 03.04.18 | 12h00 Réagissez

La dernière étude de l’Institut français des relations internationales (IFRI) indique que la France est le pays le plus touché parmi les pays européens par le phénomène du djihad en Syrie.

Environ 1300 Français ont effectivement séjourné en zone syro-irakienne et des centaines d’autres ont été arrêtés avant de réussir à atteindre leur destination.

A la fin du mois de février 2018, on comptait 323  «revenants», dont 68 mineurs. Cette étude de l’IFRI, réalisée à partir de sources judiciaires originales, analyse les profils et les parcours d’un panel «de 137 individus condamnés en France dans des affaires de djihadisme de 2004 à la fin 2017.

Il en ressort que ces individus se distinguent par un niveau d’éducation et une intégration professionnelle plus faibles, un degré de pauvreté plus important, un engagement dans la criminalité plus élevé et un rapport plus étroit au Maghreb et à l’Afrique subsaharienne, que la moyenne de la population française».

On pourrait avancer que le chiffre de 137 est faible eu égard au nombre de fichiers S par exemple, ou des personnes suivies de très près par les services de sécurité et du renseignement. Sauf que là, il s’agit d’éclairer un certain nombre de personnes condamnées.

Cette étude permet ainsi de mettre en lumière la manière dont le phénomène djihadiste pèse sur les administrations judiciaire et pénitentiaire.

La question de la récidive est spécifiquement évoquée, notamment à travers les cas d’individus condamnés pour des faits de terrorisme qui, après avoir purgé leur peine, ont perpétré des attentats sur le sol français : «Cette question est d’autant plus brûlante qu’une soixantaine de personnes condamnées pour des actes de terrorisme devraient être libérées dans les deux prochaines années.»  90 français, 29 binationaux (dont dix Algériens),11 étrangers (dont trois Algériens). Là où l’étude apporte des renseignements réellement pertinents, c’est sur l’origine des personnes concernées.

Ainsi, les statistiques confirment «une tendance observée dans d’autres pays d’Europe depuis les attentats de Londres en 2005 : le terrorisme qui touche la France est essentiellement domestique (homegrown terrorism)», c’est-à-dire français.

Dans le détail, on note que pour cet échantillon de 137 personnes, des données concernant la nationalité de 130 individus ont été obtenues : «On compte 90 Français, 29 binationaux (14 Franco-Marocains, 10 Franco-Algériens et 5 Franco-Tunisiens), 11 étrangers (3 Marocains, 3 Algériens, 3 Tunisiens, un Indien et un Pakistanais).

Les individus condamnés sont en grande majorité nés en France et ont grandi dans ce pays. Les jugements permettent d’avoir des précisions sur l’origine des parents de 125 prévenus ou accusés. 74 ont des parents originaires du Maghreb, 22 de France, 12 d’Afrique subsaharienne, 7 d’Asie et un de Haïti. Neuf individus sont issus d’un couple mixte (8 France/Maghreb, 1 France/Afrique subsaharienne).»

C’est là le deuxième enseignement : «Le facteur migratoire joue un rôle important dans le phénomène djihadiste.»

Enfin, en termes de religion, des informations ont pu être recueillies sur 136 prévenus ou accusés. On compte 101 musulmans de naissance (74 %) et 35 convertis à l’islam (26%). «La proportion de convertis est significativement inférieure à celle évoquée dans d’autres travaux de recherche. Parmi les convertis, on trouve surtout des chrétiens et des athées, mais aussi deux bouddhistes et un juif».
 

Walid Mebarek
 
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