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France : Les préoccupations «peu religieuses» de Dalil Boubakeur

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le 05.01.17 | 10h00 Réagissez

Le recteur de la Mosquée de Paris semble davantage préoccupé par l’avenir de son fils, Sami, que par le rôle que requiert son statut en tant que figure de l’islam de France.

A peine nommé Premier ministre, Bernard Cazeneuve a été saisi par Dalil Boubakeur, qui a demandé audience au nouveau locataire de Matignon, non pas pour parler religion, mais famille. Dans un mail adressé aux services du Premier ministère, le recteur de la Mosquée de Paris sollicite une entrevue avec Bernard Cazeneuve, pour demander que son fils soit promu au rang de conseiller technique au sein de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII).

Une bien curieuse demande, au moment même où la problématique de la montée de l’extrémisme religieux inquiète. M. Boubakeur aurait même fait du chantage. Dans le cas où sa requête n’était pas satisfaite, il boycotterait l’instance de dialogue avec l’islam de France, qui devrait s’occuper de la formation des imams et du financement du culte musulman.

L’étrange démarche du recteur de la Mosquée de Paris n’a pas manqué de susciter l’étonnement de Matignon. Selon des sources au Premier ministère, l’on s’étonne que Dalil Boubakeur «ait demandé un rendez-vous au nouveau Premier ministre dans le seul but réel de faire pression sur l’OFII pour que son fils obtienne une promotion, menaçant même de ne pas participer à l’instance de dialogue à défaut».

L’administration de Matignon, qui n’a pas accédé à la demande de Dalil Boubakeur, n’en revient pas de son peu d’intérêt pour les choses essentielles. Cependant, Bernard Cazeneuve, qui n’avait pas souhaité un clash avec le «premier imam» de France qui pourrait aboutir à une rupture avec la Grande Mosquée de Paris, a tenté d’«amadouer» le vieux Boubakeur lors de son discours d’ouverture de l’instance de dialogue avec l’islam, le 12 décembre dernier. Des louanges qui n’ont pas été du goût des représentants des autres pays, dont les Marocains et les Turcs. 

Hacen Ouali
 
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