Pages hebdo France-actu
 

Le CICR après l’indépendance

Extrait de l’introduction

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 27.12.16 | 10h00 Réagissez

Quelle application de l’article 3 des Conventions de Genève ?

Le terme de «guerre civile», propre à ce conflit armé non international, aurait admis l’application de l’article 3 des Conventions de Genève.

Il aurait ainsi permis que «les personnes qui ne participent pas directement aux hostilités, y compris les membres de forces armées qui ont déposé les armes et les personnes qui ont été mises hors de combat par maladie, blessure, détention, ou pour toute autre cause, [soient], en toutes circonstances, traitées avec humanité, sans aucune distinction de caractère défavorable basée sur la race, la couleur, la religion ou la croyance, le sexe, la naissance ou la fortune, ou tout autre critère analogue».

Si, d’entrée de jeu, le Comité de la Présidence (du CICR) envisage de faire étudier par sa division des Affaires générales «les bases juridiques d’une éventuelle intervention fondée sur l’article 3», il en écarte rapidement l’idée pour ne pas inquiéter les autorités françaises et garder toutes ses chances de pouvoir déployer ses missions humanitaires en Algérie.

Il faut l’expérience de plusieurs missions pour que le CICR prenne de l’assurance face aux autorités politiques françaises qui finissent par mesurer l’intérêt diplomatique qu’elles peuvent tirer de la présence de cette institution à la renommée internationale. Bien que la France ait été un des premiers pays à avoir ratifié les nouvelles Conventions de Genève, en juin 1951, le Président du Conseil refuse leur application, même partielle, les jugeant inappropriées puisqu’il n’y a pas de conflit international.

Selon Pierre Mendès France, la situation en Algérie s’avère, certes, grave mais elle relève uniquement de la justice française, ce qu’atteste la terminologie utilisée tout au long de la guerre. Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur, François Mitterrand, qui se trouvait dans le même état d’esprit, déclare le 20 novembre 1954 dans la région des Aurès, principal foyer d’insurrection avec la Kabylie : «Nous éviterons tout ce qui pourrait apparaître comme une sorte d’état de guerre, nous ne le voulons pas.» Dans ces circonstances, le Comité international de la Croix-Rouge ne pouvait agir sans l’accord des autorités concernées.

Fatima Besnaci-Lancou

 

 
 
Votre réaction
 
El watan a décidé de suspendre provisoirement l’espace réservé aux réactions des lecteurs, en raison de la multiplication de commentaires extrémistes, racistes et insultants.
 
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

El Watan Etudiant

Indépendance Algérie

 

Vidéo

Constantine : Hommage à Amira Merabet

Constantine : Hommage à Amira Merabet
Chroniques
Point zéro Repères éco

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie
 
Les Blogs d'El Watan