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Oran : La faculté de médecine paralysée par une grève des maîtres-assistants

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le 11.01.17 | 10h00 Réagissez


Les enseignants maîtres-assistants de la faculté de médecine d’Oran ont observé un deuxième rassemblement hier pour protester contre le retard enregistré dans le paiement de huit mois de salaires et réclamant «l’ouverture d’une enquête sur la gestion de 11,7 milliards de centimes qui devaient servir au règlement de leur situation». Il s’agit de 150 enseignants recrutés en mai 2015 et qui n’ont pas perçu les huit premiers mois de salaires depuis cette année.

«Nous avons décidé de prolonger notre mouvement de protestation car il y a du nouveau. Le Syndicat des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires (Snechu), est dans l’incapacité d’agir car les bureaux n’ont pas été renouvelés. C’est pour cela que nous agissons de cette manière. Nous n’avons que la protestation et le gel des cours», a déclaré le docteur Anouar Remini, rencontré au niveau de la faculté.
Ces enseignants ont commencé leur mouvement de protestation en gelant les cours dès lundi, ce qui paralyse une autre faculté des universités d’Oran, dont plusieurs départements n’ont pas encore repris le rythme des cours.

Notre interlocuteur a rappelé que les salaires de certains maîtres assistants à Alger ont été versés suite à une instruction du Premier ministre datée du 27 octobre 2016. «Le Premier ministre et le ministère de l’enseignement supérieur ont fait le travail. Nous avons des documents qui le démontrent. Mais il semble que le problème se pose à Oran. Nous voulons savoir où vont les enveloppes débloquées à travers les budgets annuels et supplémentaires depuis 2015. D’autant plus que les postes pour lesquels nous avons été recrutés en 2015 ont été ouvert en 2012, ce qui veut dire que ce sont des postes budgétaires», a ajouté notre interlocuteur, qui nous a remis des copies de correspondances entre le ministère de l’Enseignement supérieur et celui des Finances.

En effet, la direction générale du budget au niveau du ministère des finances a adressé, en octobre 2016, un télex à tous les responsables centraux et locaux concernés, stipulant l’urgence de régler la situation des salaires des enseignants. Toutefois, la promesse de paiement de ses huit mois avant la fin 2016 n’a pas été tenue. Face à cette situation, les enseignants grévistes comptent continuer leur protestation jusqu’au règlement des salaires. «Nous continuerons également jusqu’à ce qu’une enquête soit diligentée pour comprendre ce qui se passe et où sont allés les 11,7 milliards qui devaient servir à payer nos salaires», conclut Dr Remini.
 

Redouane Benchikh
 
 
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