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Rachid Gherbi. Professeur en informatique à l’université Paris-Sud XI Orsay

La réalité virtuelle met l’humain au centre de toutes les études et recherches

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le 06.06.18 | 12h00 Réagissez

Réalité virtuelle, intelligence artificielle, nouvelles technologies... autant de thèmes qui seront abordés, ce vendredi 8 juin à 22h30, par le professeur Rachid Gherbi, à la salle Dar El Djazaïr (Safex, Pins Maritimes). Dans le cadre de Qaâda Science, le Pr Gherbi dévoilera sa thématique : «Réalité VS virtualité : explorations immersives de l’infiniment petit à l’infiniment grand».

- L’évocation du rapport de la réalité et de la virtualité a des similitudes avec l’exploration d’un nouveau monde. Est-ce le cas vu les proportions que la virtualité prend ?

Oui et non. Oui car on peut avec ces nouvelles technologies créer indéfiniment des mondes nouveaux, qui représentent ou non notre monde réel. Cela permet de libérer l’imagination de chacun de nous afin de produire des environnements sophistiqués et complexes, dotés d’une multitude d’esthétiques.

Et non, car on n’est pas encore arrivé à nous téléporter pour explorer ces nouveaux mondes. Certes, on voyage et on navigue interactivement et virtuellement dans ces environnements, mais nous sommes limités par nos mouvements «physiques».

- La virtualité demeure controversée. Ici et là, des experts préconisent de prendre toutes les précautions pour qu’elle ne prenne pas le dessus sur la réalité. Ce scénario apocalyptique n’est-il pas exagéré ?

Tout à fait, il est bien exagéré ! Car le concept même de la réalité virtuelle repose sur la prise en compte de l’humain dans la boucle d’interaction. Si l’intelligence artificielle tend à faire «disparaître» l’humain au profit de machines de plus en plus automatiques, la réalité virtuelle met l’humain au centre de toutes les études et recherches.

- La virtualité devrait servir la réalité. Que faut-il pour que l’équilibre se fasse sans désagrément ?

L’équilibre est presque déjà là, puisque si l’on veut par exemple avoir des avatars réalistes, ceux-ci ont souvent des visages issus de la réalité (nos photos, nos corps).

Ils ont aussi des mouvements produits et calculés sur des humains (motion capture). Enfin, de manière générale, le comportement de ces avatars est inspiré de l’analyse de nos propres comportements. Entre la virtualité et la réalité existe un continuum dans les deux sens.
 

Faten Hayed
 
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