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Université M’hamed Bougara de Boumerdès

La didactique au chevet de l’enseignement

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le 10.05.17 | 12h00 Réagissez


La place de l’enseignant chercheur à l’université», «Véhicule de conceptions erronées dans les manuels scolaires de physique», «L’enseignement des mathématiques, questionnements et enjeux», «L’évaluation des compétences en mathématiques : un élément pour la constitution d’une conscience disciplinaire» ou encore «Le problème de méthodes d’enseignement et d’évaluation en sciences et en langues étrangères», sont autant de thèmes inscrits au Seneasm 2017, séminaire organisé par la faculté des sciences de l’université M’Hamed Bougara de Boumerdès. Selon les organisateurs, l’objectif avoué est de «mettre en perspective le sens donné à la didactique et aux pratiques pédagogiques dans les domaines des sciences, de mettre en avant le rôle fondamental de l’histoire et de l’épistémologie des sciences et des mathématiques.

Enfin, il a pour but d’étendre la réflexion sur l’utilisation des TIC et de réunir pédagogues, didacticiens, enseignants et étudiants de l’enseignement général et supérieur autour de réflexions sur les innovations, les préoccupations, les perspectives et les défis portant sur l’enseignement et l’apprentissage des maths et des sciences.» En séance plénière, la problématique dégagée au départ de cette rencontre est que «les outils d’apprentissage ne répondent plus aux besoins de l’enseignement».

Le professeur Bebbouchi Rachid, de l’université USTHB de Bab Ezzouar, s’est, d’abord, intéressé sur la place et au statut de l’enseignant chercheur en Algérie, avec cette lancinante question : «Quelle est l’efficacité du système de recherche dans notre pays ?» Selon lui, les statuts sont révélateurs.

Avant 2008, il n’y avait que des enseignants. Mais au-delà, on parle de chercheurs avec une rémunération. Après 1980, toutes les structures officielles (ONRS, CRD..) seront dissoutes et laisseront une vacuité préjudiciable à la recherche en Algérie. Toutefois et avec l’avènement du système LMD, les critères de recrutement restent flous (doctorant ? master ? habilité ?) et la place de la didactique inexistante. Conséquences : transhumance des étudiants, quête de l’anonymat et craintes. Dans un tableau comparatif, le professeur a plaidé pour le travail en équipes, plus efficace. Même si l’arrêté du 2 juin 2016 imposera la publication de travaux scientifiques, chose peu évidente pour les mathématiciens d’ici et d’ailleurs.

M. Bebbouchi, président également de l’Association des mathématiciens algériens (SMA), dresse un tableau chiffré peu flatteur sur la recherche en Algérie, où il existe 17000 enseignants-chercheurs dans 1408 laboratoires auxquels il faut additionner 2100 permanents entourés de 3200 membres du personnel.

De plus, sur 55 labos ayant subi un audit, une dizaine a été constaté non performante. Comparativement avec un pays européen qui compte en moyenne 17 doctorants pour 1000 enseignants, l’Algérie, elle, n’en possède que 0,22, dont 4,67% sont des matheux. Dans l’ensemble, les sciences sociales enregistrent 95% de non-publiants, contre 40% en sciences pures.

En Afrique, les mathématiques sont en tête avec 25%. Enfin, la recherche scientifique consomme 0,54% du PIB, mais seulement 0,08 % est destiné réellement à la recherche. En conclusion de son intervention, le professeur Bebbouchi a longuement insisté sur la nécessité d’introduire la didactique dans le cursus des enseignants de tous les paliers de l’éducation nationale et de l’université pour remédier aux multiples contradictions et aux difficultés de toutes sortes.
 

Hachemane Lakhdar
 
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