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Introduction d’une licence de transport et logistique

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le 17.05.17 | 12h00 Réagissez

Introduction d’une licence de transport et logistique

Le projet Coffee amorce sa dernière ligne droite à l’université des Frères Mentouri de Constantine (UFMC).Ce processus destiné à l’employabilité, du sur mesure pour l’université algérienne, sera applicable dès la rentrée 2018, nous a précisé Ahmed Bellaouar, chef du département Génie des transports (DGT), en marge d’une journée d’étude consacrée au secteur du transport ferroviaire, de la sécurité et de la logistique, tenue récemment au campus 500 places pédagogiques de l’UFMC.

 «Cette activité scientifique vise le rapprochement de l’université du secteur socio-économique et le renforcement de la recherche. La thématique choisie, qui est la logistique, est une spécialité horizontale qu’il est important de vulgariser. C’est d’ailleurs un créneau intégré dans le processus Coffee qui sera enseigné dès septembre 2018 sous l’intitulé : licence, transport et logistique», a-t-il déclaré.

Coffee est l’acronyme de Construction d’un office de formation à finalité d’employabilité élevée. Ce projet a été lancé en octobre 2015 et devra prendre fin en 2018. Il est soutenu par la Commission européenne, avec un budget de plus de 900 000 euros et ambitionne de répondre aux besoins du monde socio-économique algérien en cadres moyens rapidement opérationnels, par le biais de la création d’une formation professionnalisante de niveau bac+3 neuf.

Il inclut neuf universités algériennes, dont celle de Constantine (UFMC). Il regroupe dix-huit partenaires et est coordonné par l’université de Montpellier (France). Il est de notoriété publique que le système éducatif algérien forme peu de cadres moyens (bac+3), une catégorie pourtant très structurante pour l’économie. Pour y remédier, le projet Coffee se base dans sa démarche sur l’approche par compétence et l’identification des partenaires socio-économiques, en relation avec les profils des métiers dispensés par ces formations. Dans ses grandes lignes, ce projet stipule et permet aux universitaires et aux professionnels de se rencontrer pour construire ensemble des licences professionnalisantes.

Chose relativement exécutée à l’université Mentouri, qui a décroché une convention-cadre avec la SNTF et s’attelle à lui fournir les compétences dont l’entreprise a besoin. D’où la tenue de la journée d’étude sur le transport ferroviaire. Pour le recteur, Pr Abdelhamid Djekoun, «cette manifestation est dédiée au transport ferroviaire et à sa sécurité. Elle intervient suite à la convention avec la SNTF, depuis qu’on a instauré un partenariat. La SNTF  s’implique et  il y a des thèses de recherche dans ces spécialités.

Nous préconisons  cette rencontre pour que les étudiants comprennent les subtilités de ce métier du transport du rail». L’université Mentouri a introduit dans son cursus la filière des transports dès 2011. Il y a eu depuis des promotions sortantes en licence et master, mais pour une finalité d’employabilité, des spécialités répondant aux besoins réels du secteur ferroviaire y ont été indexées. «Nous œuvrons pour approfondir les connaissances des étudiants avec les équipements (expositions) et nous leur demandons d’en faire des comptes rendus», expliquera notre interlocuteur.

DES IDÉES ET DES PROJETS COMMUNS

L’initiative obéit aux exigences de l’évolution des deux mondes, celui du marché de l’emploi et celui de la formation. Ce qui est confirmé par le professeur Djekoun :«Cette journée d’étude s’inscrit dans le cadre du rapprochement de l’université du secteur socio-économique et a pour objectif de s’ouvrir sur les différentes activités de transport, la logistique et la sécurité dans le domaine ferroviaire, afin de pouvoir vulgariser ces thématiques au profit des étudiants du Département de génie des transports.»

L’orientation dans la formation s’impose donc comme une alternative incontournable pour accéder au marché de l’emploi. Cette symbiose, qui prend forme grâce au partenariat, s’érige en fournisseur de compétences, soit un vestibule pour siphonner le chômage. «Il nous faut passer d’un simple diplôme à la logique de compétence», affirmera le recteur. Et de préciser qu’«il est impératif d’apprendre aux étudiants ce genre de connaissances afin de décliner la licence et le master en compétence. Pour ce faire, il faut une relation permanente avec nos partenaires. Les étudiants doivent se saisir des spécialités, telles la maintenance, la sécurité et la logistique, et en des thèses et des recherches. Cette symbiose créée avec les partenaires permet de renforcer les parcours et les formations et de faire émerger des idées et des projets communs».

Au final, une convention-cadre avec la SNTF a été signée le 20 avril 2016, d’une durée de trois années, où l’UFMC a endossé le rôle de VRP pour aller à la conquête du marché de l’emploi. Une passerelle est donc jetée entre l’institution universitaire en tant que pourvoyeur de compétences et une société étatique en pleine modernisation et éventuellement un creuset pour l’emploi. Ce qui augure de quelques embauches. «Nous avons des promesses de recrutement, particulièrement dans les spécialités sécurité ferroviaire et tractation électrique», confirmera le chef  du département.

Naima Djekhar
 
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