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Convention entre l’université Mentouri et le cluster des industries mécaniques

Cap sur l’entrepreneuriat et l’innovation dans le domaine de la sous-traitance mécanique

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le 09.05.18 | 12h00 Réagissez

Cap sur l’entrepreneuriat et l’innovation dans le domaine de la sous-traitance mécanique

L’apport de la sous-traitance dans l’industrie et dans le domaine des technologies ne souffre plus aucune ambiguïté. Ce secteur, manifestement en déclin, connaît un intérêt progressif et une résurgence certaine, d’autant plus que l’industrie automobile investie par bon nombre de constructeurs étrangers en fera un volet incontournable.

C’est dans cette perspective qu’une journée a été organisée, le 23 avril dernier, au campus des 500 places de l’Université Frères Mentouri de Constantine (UFMC). Dédiée à la sous-traitance, cette rencontre a été prometteuse à la lumière de la signature d’une convention pour lancer les jalons d’une stratégie de coopération entre l’université et les structures d’emploi.

«Plusieurs intervenants ont pris part à cette rencontre organisée par la Faculté des sciences de la technologie en partenariat avec Autodesk (développeur de logiciels) et le cluster des industries mécaniques. C’était l’occasion de présenter ledit cluster, la création et le pilotage des projets de recherche en mécanique, des outils de la métrologie, et enfin d’aborder le rôle des industries mécaniques dans la sous-traitance», a déclaré le recteur de l’UFMC, Abdelhamid Djekoun.

A rappeler que le cluster des industries mécaniques est vulgarisé comme étant un groupement d’entreprises de forme classique, qui renferme les donneurs d’ordres, les sous-traitants, les centres de recherche et universités ainsi que les bourses de sous-traitance, Chambres de commerce et associations professionnelles. Il tend à une réorganisation du secteur par filière, motivée par une refonte du système au niveau de la relation gouvernement/entreprise.

Dans cette quête de favoriser toutes les initiatives découlant sur des débouchés professionnels, l’interactivité entre ces trois partenaires, à savoir l’université, l’Autodesk et le cluster s’est rodée et devrait s’inscrire dans la durée pour tenir ses promesses. «Les trois partenaires se fixent comme objectif de développer un maximum d’interactions entre l’université et le secteur mécanique. Il va de soi que l’aspiration est de répondre au besoin de rapprochement de l’industrie et l’université, d’assurer le transfert technologique vers les entreprises régionales et nationales, créer des structures d’accompagnement pour les entreprises dans leurs projets d’innovation, mais aussi de favoriser les actions de formation initiale et continue», est-il soutenu.

Et ce n’est pas tout, il est un point important que l’université voudrait développer et consolider, celui de «permettre à la filière mécanique de s’affirmer dans le domaine de la formation en renforçant les coopérations technologiques entre les établissements universitaires et les entreprises». Concrètement, cette coopération se met doucement en place, peut-être ira-t-on même jusqu’à sceller une vraie entente avec la signature d’une convention qui prévoit un rapprochement palpable entre l’université et ses partenaires «économiques» dans ce domaine. Les signataires du contrat insistent sur le déroulement de stages pratiques au niveau des entreprises en étroite collaboration avec l’université.

La journée de la sous-traitance s’est clôturée par la signature d’une convention sur le renfort des liens de coopération entre l’Université Mentouri et ses partenaires Autodesk et le Cluster des industries mécaniques. «Via cette démarche, nous mettons en évidence tout le potentiel des entreprises œuvrant dans le secteur de la mécanique qui peut jouer un rôle important par rapport aux besoins du secteur et pouvoir élargir le créneau à l’agroalimentaire, au médical et à la technologie», a rappelé le recteur de l’UFMC.

DES PARTENAIRES ET DES INTERACTIVITÉS

De son côté, le président du cluster des industries mécaniques de l’Est algérien, Djamel Bouazizi, a révélé que la mise à niveau du secteur mécanique en Algérie «requiert de nouveaux investissements et une main-d’œuvre qualifiée». Autrement dit, il faudrait «soutenir et accompagner les porteurs de projets innovants dans différents secteurs, notamment pour la sous-traitance mécanique». Mais n’est-ce pas une réalité que le secteur de la sous-traitance peine à décoller ? «Il s’agit actuellement d’une phase de transition… Les pouvoirs publics encouragent les entreprises publiques en difficulté à établir des partenariats avec des consortiums étrangers. Or, les chiffres de production ne sont pas énormes et les taux d’intégration demeurent assez faibles», a expliqué M. Bouazizi.

Pour le premier responsable de l’UFMC, c’est là un autre maillon dans le processus de l’entrepreneuriat et l’innovation déjà enclenché par son institution : «Dans les pays développés, les start-up ont la cote et attirent de plus en plus les étudiants. Les universités américaines misent d’ailleurs beaucoup sur ces jeunes entreprises innovantes et à forte croissance, notamment dans le secteur des nouvelles technologies. L’Université Mentouri de Constantine s’est engagée depuis quelques années déjà à diffuser cette culture de l’entrepreneuriat auprès de ses étudiants et les accompagner dans leurs projets innovants.

Elle s’est d’ailleurs dotée d’outils nécessaires, tels que la tenue de la première édition de la Start-up challenge, organisée du 26 au 28 avril par le Centre national de recherche en biotechnologie (CRBT) de Constantine, ou encore avec la création de la maison de l’entrepreneuriat avec l’Ansej qui existe depuis 2004».

Naïma Djekhar
 

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