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       <title>El Watan - Environnement</title>
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       <lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 10:10:19 +0100</lastBuildDate>
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           <title>L’écureuil de Berbérie victime d’un vaste trafic</title>
           <author>Slim Sadki </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/hebdo/environnement/l-ecureuil-de-berberie-victime-d-un-vaste-trafic-10-05-2013-213139_158.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Environnement</category>
           <pubDate>Fri, 10 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 10 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Ce petit animal originaire du désert a fait son appartition sur la côte algérienne, où il est capturé pour être revendu.
	Les associations estiment que cette espèce protégée est menacée de disparition. 
	Mardi 27 novembre 2012, des agents de la Conservation des forêts de Annaba procèdent, avec la gendarmerie, à la saisie de 17 écureuils de Berbérie dans une animalerie qui a pignon sur rue. Une plainte pour détention d’animaux protégés a ensuite été déposée auprès du tribunal de Annaba. S’il faut se féliciter de cette opération déclenchée en fait par une équipe d’universitaires, il faut cependant commencer à s’interroger sur la lenteur de la procédure judiciaire, la première du genre pour cette espèce protégée aujourd’hui au centre d’un vaste trafic.
	L’écureuil de Berbérie ou Barbarie, qu’on appelle aussi écureuil de Gétulie ou écureuil d’Afrique du Nord, est peu connu du grand public en dehors des populations sahariennes et plus précisément celles qui se trouvent de part et d’autre de l’extrémité ouest de l’Atlas saharien, la région tout autour de Aïn Sefra, à cheval sur les wilayas d’El Bayadh, Naâma et Béchar. C’est la partie orientale de son aire de répartition qui se prolonge vers l’ouest dans le Moyen et Haut Atlas marocain jusqu’à l’océan Atlantique.

	
	«Paradoxe»

	
	On le retrouve encore plus à l’ouest dans les îles Canaries où il a été introduit et s’y est développé pour devenir une espèce invasive nuisible. Vers l’est, on le signale en Tunisie et dans l’ouest de la Lybie. C’est en fait une espèce également très mal connue et si par endroits, comme au Maroc, elle est considérée comme abondante ce qui vaut d’être rangée dans la catégorie «LC’» (préoccupation mineure) de la liste de l’UICN, elle est plus rare en Algérie où elle est portée sur la liste des espèces protégées. Oui, il y a comme un paradoxe qui n’en est pas, car une espèce peut être nuisible à un endroit qui n’est pas son milieu naturel et en danger dans son aire naturelle. On l’appelle anzitt ou anzid dans le sud-ouest selon que c’est un mâle ou une femelle et dans l’Edough (Annaba) où il été observé aussi on l’appelle sbieet el firane (le petit lion des souris). Mais que fait-il à Annaba, si loin de son aire naturelle ?

	
	10 000 DA le couple

	
	Depuis plusieurs années, des associations de la région de Aïn Sefra dénoncent une chasse intensive de l’écureuil de Berbérie (Atlantoxerus getulus). Il est différent des autres espèces d’écureuil. Pas farouche du tout, avec son joli pelage roux, ses deux bandes sombres et sa longue queue plate qui le différencie nettement, facile à élever en cage, il est devenu rapidement l’objet d’un commerce juteux. Pourchassés jusque dans la réserve naturelle, bientôt Parc national, du Djebel Antar à Aïn Sefra, qui abrite la plus grande colonie algérienne, les couples d’écureuils sont revendus jusqu’à 10 000 DA dans tout le nord du pays par un réseau bien approvisionné. On signale des grossistes à Oran, Chlef, Chéraga, Boudouaou et au marché d’El Harrach, le vendredi.

	
	Enquête

	
	A Annaba, les vendeurs disent le faire venir du Djebel Edough où des personnes dignes de foi, comme l’apiculteur Jalel Hadj-Moussa, confirment cette présence. Ces incertitudes sur leur origine a amené Mahieddine Boumendjel, enseignant-chercheur à l’université d’El Tarf, à mener une enquête qui l’a conduit jusqu’au Maroc. S’agit-il de la même espèce ou d’une sous-espèce qui s’est différenciée par l’éloignement géographique ? Des populations se sont-elles adaptées aux conditions humides de l’Egdough mais aussi du massif du Bougaroun, à l’ouest de Collo, où on signale sa présence comme celle de deux animaleries à Skikda qui revendent les écureuils ?

	
	Vente sur le web

	
	«Au Maroc, on ne joue pas avec ça», nous dit Mahieddine Boumendjel. «J’ai tout tenté pour me procurer des individus. J’ai fait toutes les animaleries de Rabat et de Casablanca : pas un seul écureuil. Il n’y a pas de vente d’anzitt au Maroc, pas de réseau», affirme M. Boumendjel. Pourtant, des sites web proposent à Paris des écureuils de Berbérie «provenant du Maroc». Les réseaux algériens auraient-ils des prolongements jusqu’en Europe ? Dans ce cas, il faut craindre le pire pour cette espèce qui, même si elle se reproduit sans difficulté en captivité, risque de disparaître de son aire naturelle d’origine si elle est au centre d’un trafic aussi lucratif. Et ces animaux qui peupleraient les massifs forestiers du nord-est du pays d’où pourraient-ils provenir ? Sur le forum des Forestiers algériens, on apprend que l’écureuil existe dans d’autres régions du Sahara, à Bordj Omar Idris (Illizi) pour des spécimens relâchés dans le Parc national de Tlemcen.

	
	Statut

	
	Il a été aperçu dans le Hodna ou le long de la route entre Médéa et Djelfa. Mais le plus probable est que des individus se sont échappés ou volontairement introduits notamment pendant la colonisation. On ne sait pas beaucoup de choses sur ce petit animal très attachant qui vit encore à l’état naturel mais sous la menace de changer de statut pour devenir uniquement un animal d’élevage et de compagnie. Les individus récupérés à Annaba lors de la saisie ont été transférés au parc animalier de Braptia dans le Parc national d’El Kala. Ils font l’objet d’observation et de recherches par l’équipe de Mahieddine Boumendjel.

	
	Walt Disney, un vieil ami

	
	On ne peut, en effet, protéger une espèce que si on la connaît suffisamment. Le chemin est encore long, mais on peut d’ores et déjà protéger les sites de reproduction naturelle connus de l’espèce et en rechercher d’autres s’ils existent. Pour l’heure, cette protection passe inévitablement, selon M. Boumendjel, par le démantèlement des réseaux qui se sont constitués pour exploiter l’écureuil. Il faut également que le public découvre ce petit animal comme il connaît les gazelles, le fennec etc. Comment ? Savez-vous que le plus grand ennemi des chasseurs n’est autre que Walt Disney ? En donnant à ses héros de dessins animés les apparences d’animaux, il a forgé une conscience chez plusieurs générations, pas seulement aux Etats-Unis, mais dans le monde entier. ]]></description>
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           <title>Enjeu stratégique pour l’humanité</title>
           <author>Slim Sadki </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/hebdo/environnement/enjeu-strategique-pour-l-humanite-12-04-2013-210022_158.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Environnement</category>
           <pubDate>Fri, 12 Apr 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 12 Apr 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	L’atelier de restitution sur l’actualisation de la stratégie nationale de la préservation de la biodiversité s’est tenu les 7 et 8 avril à Sidi Fredj. El Watan Week-end fait le bilan de la biodiversité en Algérie. 
	
	Savez-vous que seulement 19 espèces végétales fournissent aujourd’hui 80% des denrées alimentaires de la population mondiale qui a atteint 7,1 milliards d’habitants le 1er janvier 2013 ? Savez-vous encore que les plantes sauvages et cultivées, animaux sauvages et domestiques qui ont donné ces variétés et contiennent surtout celles qui nourriront et soigneront les générations futures disparaissent à un rythme effrayant à cause de ce qu’on appelle l’érosion biologique ? Les spécialistes annoncent la sixième grande extinction qui, cette fois, est due à l’homme. Selon l’ Union internationale de la conservation de la nature (UICN), une espèce animale ou de plante disparaît toutes les 20 minutes, soit 26 280 espèces disparaissent chaque année. Près d’un quart des espèces animales et végétales pourrait disparaître d’ici le milieu du siècle en raison des activités humaines.

	La diversité du monde vivant, du monde biologique, est donc un enjeu majeur pour la communauté internationale, notamment depuis le sommet de la Terre de Rio en 1992, dont le grand public en a entendu parler pour la première fois à travers la convention internationale qui la concerne et qui a suscité d’âpres débats. Elle est en effet un bien précieux pour les services qu’elle rend, ressources pour les générations futures, fourniture d’oxygène, d’eau, puits de carbone, équilibre des écosystèmes et donc de leur productivité, des services utilitaires économiques, esthétiques, culturels, alimentaires, sanitaires… Mais c’est un bien précieux convoité par les industriels et les multinationales qui «brevètent le vivant», c’est-à-dire qu’ils s’approprient en droit les espèces, leurs variétés et leurs souches généralement spoliées dans les pays pauvres.

	
	Biodiversité en Algérie

	
	Depuis le sommet de la Terre de Rio I, des engagements ont été pris pour enrayer l’érosion et le pillage par les industries agro-industrielles et pharmaceutiques. Sans grand succès, même pendant la décennie 2000 qui lui a été consacrée ! Des stratégies ont été élaborées dans tous les pays pour tenter de freiner et d’inverser la tendance. En vain
	Dès 1997, après la signature de la Convention sur la diversité biologique (CDB), l’Algérie s’est engagée dans un grand chantier de construction d’un édifice constitutionnel pour la préservation de la biodiversité. Un travail colossal du défunt le Pr Médiouni secondé par feu Sidali Ramdane du ministère de l’Environnement, et qui ont le mérite d’avoir fait un premier inventaire du patrimoine et jeter les bases de structures nationales opérationnelles. Comme c’est l’usage, cette stratégie vieille de 10 ans est en cours d’actualisation par le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et de la Ville (MATEV). Une équipe d’une trentaine de consultants, coordonnée par le Pr Aïssa Moali de l’université de Béjaïa, vient de rendre ses premiers résultats dans un atelier qui s’est tenu à Sidi Fredj.

	
	Note optimiste

	
	Tour à tour, la situation de la biodiversité dans les différents écosystèmes aquatique et terrestre et de celle de la faune et de la flore a été passée en revue. Si l’on a convenu que l’indispensable connaissance sur les espèces animales et végétales, de la plus grande à la plus infime, a globalement évolué grâce à la recherche universitaire encore trop faible mais aussi par l’apport plus concret d’études et de projet de classement, les menaces ont  pour leur part progressé à un rythme toujours aussi inquiétant : eaux usées, déchets solides, réduction des habitats, urbanisation, démographie, infrastructures, grands ouvrages hydrauliques, etc. montrent des courbes à croissance exponentielle. A la note optimiste apportée par le bilan de l’avifaune s’oppose celui des zones humides menacées carrément d’assèchement ou celui d’écosystème agricole où les pertes drastiques en variétés par le biais des importations de semences placent chaque jour davantage notre pays en dépendance directe des multinationales de l’agroalimentaire. A l’inverse, l’ignorance de notre patrimoine et la cupidité vident nos réservoirs de biodiversité aussi dangereusement que ceux des champs d’hydrocarbures.  ]]></description>
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           <title>Les 6 dangers qui guettent nos forêts</title>
           <author>Nassima Oulebsir </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Environnement</category>
           <pubDate>Fri, 22 Mar 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 22 Mar 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La FAO a rendu public hier à Tlemcen son rapport sur l’état des forêts méditerranéennes. En Algérie, la situation est alarmante, car plusieurs dangers les menacent. 
	-Les feux : 52 000 hectares brûlés en 2012

	Pendant la décennie noire, les autorités algériennes ont abandonné la gestion des forêts. «Par mesure de sécurité, les forestiers se sont retirés en laissant à l’abandon les parcs nationaux, rappelle Reinhard Alexander Kastl, conseiller technique principal du projet régional Silva Mediterranea à GTZ (coopération internationale). Certaines zones sont restées sans plan d’aménagement.» Mohamed Harroun, expert forestier, insiste sur «l’inaccessibilité sur les lieux d’incendies et l’absence d’une bonne gestion».

	Contrairement aux idées reçues, il ne faut pas «laisser la nature faire les choses. Et si plans il y a, ils ne sont pas actualisés et n’ont pas intégré les nouveaux aspects et critères de la prévention contre les feux de forêt», éclaire Reinhard Alexander Kastl. L’expert estime nécessaire une meilleure collaboration des forestiers avec les autres intervenants : la Protection civile bien sûr, mais pas seulement. Contrairement aux Marocains où l’armée aérienne intervient, l’Algérie est appelée, toujours, selon lui, à revoir sa stratégie. L’Algérie n’a pas encore appris à identifier les causes de ses feux pour mieux gérer la situation, atteste Valentina Garavaglia, experte à la FAO.
	
	-Le réchauffement climatique : 2C de hausse de température

	L’Algérie verra sa température augmenter de 2°C, selon le rapport de la FAO et d’ici 2100, le mercure affichera une hausse de 2°C à 4°C accompagnée d’une baisse des précipitations jusqu’à moins 40%. Les périodes de sécheresse seront plus longues et régulières et des orages catastrophiques causant des érosions sont également prévus. «Le réchauffement climatique provoquera des variations dans le cycle vital des insectes et favorisera l’apparition de nouvelles maladies», prévoit Valentina Garavaglia. Mohamed Harroun estime par ailleurs que la nature de nos arbres ne supporterait pas ce changement.       

	-Les maladies et les insectes : 217 000 hectares ont été dévastés par les insectes en 2010

	Alors que les experts expliquent la forte présence des insectes et des maladies par le réchauffement climatique, Nadia Brargue Bouragba, maître de recherche en écologie et entomologiste à l’Institut national de recherche forestière de Djelfa, évoque «les graves erreurs du Barrage vert», planté dans les années 1970 pour lutter contre la désertification : d’abord, la particularité des sols de chaque région où ont été plantés les arbres n’a pas été étudiée. Autre erreur : le choix de la monoculture (pin d’Alep). A Djelfa par exemple, la plantation de cet arbre est fortement déconseillée en raison de la présence des dalles de calcaire dans le sol qui empêche le pin d’Alep de se développer et entraîne l’apparition d’insectes défoliateurs (chenilles processionnaires ou tordeuses des pousses du pin) et xylophages extrêmement ravageurs, car ils se développent d’une manière incontrôlable dans le reboisement.  

	-La politique timide de reboisement : 404 000 hectares d’arbres plantés en 2010

	«L’Algérie est condamnée à adopter une stratégie de reboisement plus large», affirme Mohamed Harroun. S’il n’y a pas assez de végétation pour protéger le sol, nous risquons une forte érosion et la perte complète des terres. Nous avons besoin d’étendre nos forêts. Notre patrimoine forestier est insuffisant. Des perspectives doivent être tracées pour mieux préserver l’équilibre écologique.» La FAO estime par ailleurs que les 404 000 ha plantés en 2010 sont insignifiants. La surface forestière en Algérie représente 1% de la surface totale du pays.   
	
	-Le manque de main-d’œuvre qualifiée : 2 écoles de formation seulement à Médéa et Batna   

	Mohend Messoudi, directeur à la recherche à l’institut de la recherche forestière de Tizi Ouzou, relève le manque flagrant d’agents spécialisés, notamment les démascleurs (ceux qui dépouillent les chênes-liège) ou les débardeurs-rouliers. Une soixantaine d’entrepreneurs de la filière liège menacent de déposer le bilan si des mesures exceptionnelles ne sont pas prises dans l’immédiat. Des promesses leur ont été données par le ministre de l’Agriculture. Pour sa part, le ministère de la Formation professionnelle attend encore le feu vert de la direction générale des forêts pour recenser les formations qualifiantes, selon Abbad, sous-directeur des établissements privés. La possibilité d’élargir le système Effis (European Forest Fire Information System), qui apporte un appui aux services des chargés de la Protection des forêts contre les incendies dans les pays de l’Union européenne et fournit des informations actualisée sur les feux de forêt, en Europe, au service de la Commission et le Parlement européens à la rive sud-méditerranéenne est en cours. Des formations sont déjà lancées, selon Reinhard Alexander Kastl.         
	
	-L’absence de culture verte : 1 centre d’études environnementales au profil des enfants à Guebès en cours de réalisation    

	Les experts sont unanimes pour dénoncer l’incivisme. «La culture verte est quasiment inexistante en Algérie», regrettent-ils en reconnaissant que les autorités ont bien conscience de la nécessité d’intégrer le grand public dans leur stratégie, notamment à travers les médias lourds. Mais jusque-là, rares sont les démarches entreprises pour sensibiliser sur les forêts. Les experts qualifient l’absence d’un programme spécial dans les programmes scolaires comme un «drame». Mohend Messoudi raconte avec détresse les efforts qu’il fournit régulièrement pour accéder aux lycées et dispenser des cours sur l’arbre. Mohamed Haroun relève également le manque de sévérité envers les délits commis. ]]></description>
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	La diminution de la surface des forêts entraîne un changement total de l'écosystème.
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           <title>Les forêts algériennes sont parmi les plus menacées en Méditerranée</title>
           <author>Nassima Oulebsir </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Environnement</category>
           <pubDate>Fri, 22 Mar 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 22 Mar 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	-Quel bilan pour les forêts en Algérie ?

	Comme problème majeur, l’Algérie a un problème de gestion des feux de forêt. Une situation record a été enregistrée cet été. Les massifs forestiers ont donc besoin d’aménagement adéquat. Car de multiples difficultés font que les services de la Protection civile et les agents forestiers peinent à y accéder en cas d’incendie. Les pistes aménagées et les points d’eau sont inexistants. Des efforts doivent être fournis pour mieux prendre en compte le plan d’aménagement forestier. Il faut être en mesure de réagir facilement dans les minutes qui suivent le déclenchement du feu. Lors d’une rencontre que nous avons tenue en décembre dernier, la direction des forêts s’était engagée à revoir le plan d’aménagement pour améliorer la prévention et diminuer la surface brûlée. Je pense que le retard enregistré durant la décennie noire peut être rattrapé.  

	-Peut-on dire que les forêts algériennes sont les plus menacées en Méditerranée ?

	Elles figurent parmi les forêts les plus menacées, car elles subissent plusieurs pressions. La principale, c’est le changement climatique. De nombreuses populations d’arbres sont à la limite du Sud. Si la température augmente en entraînant ensuite une sécheresse qui vient s’ajouter à la pression humaine par le pâturage des animaux, nous allons assister à un phénomène de stepperisation. Autrement dit, la forêt se dégrade pour être remplacée par le pâturage puis le désert.

	-Comment expliquez-vous que l’Algérie est le seul pays à avoir une tendance négative de l’évolution des surfaces forestières alors même que plus d’hectares de forêt sont plantés ?

	La plantation ne compense pas la dégradation et la déforestation. A cause des incendies enregistrés chaque année, la tendance reste négative. La surface totale des forêts a tendance à diminuer dans d’autres massifs, ce qui entraîne un changement total d’écosystème. Par exemple, dans le parc national de Tlemcen, nous assistons aujourd’hui à la dégradation de la subéraie (forêts de chênes-liège) pour laisser la place à d’autres espèces. Le chêne-liège n’arrive pas à se régénérer naturellement dans un environnement qui devient de plus en plus sec.

	Avec le changement climatique, les zones sub-humides sont devenues semi-arides et Tlemcen fait partie de cette zone. Hausse des températures, diminution des précipitations, augmentation de la durée de la sécheresse et de sa fréquence dans le temps… La forêt ne pourra pas supporter ces nouvelles conditions. La solution, c’est d’adapter la gestion. Il faut entre autres aider à la génération naturelle à travers des pratiques sylvicoles et prévenir contre les incendies. Le travail doit être entamé en hiver pour limiter la biomasse qui se développe dans la forêt. Les petites végétations qui se développent autour des arbres et qui se cumulent au fil des mois deviennent sèches et favorisent l’incendie. Il faudrait alors encourager la régénération des espèces résistantes aux feux et limiter la quantité de combustibles à travers des campagnes de sensibilisation.

	-Les pertes des terres arables sont aussi importantes…

	En effet, ce problème est directement lié au développement urbain. Les villes s’étendent de plus en plus et l’extension se fait au détriment des terres fertiles et agricoles, à l’exemple de la Mitidja. Au fil des années, l’Algérie devra faire face à une insuffisance de terres agricoles nécessaires pour répondre aux besoins de la population… ]]></description>
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           <title>Une nouvelle marée noire pollue les côtes de Skikda</title>
           <author>Khider Ouahab </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/hebdo/environnement/une-nouvelle-maree-noire-pollue-les-cotes-de-skikda-08-02-2013-202508_158.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Environnement</category>
           <pubDate>Fri, 08 Feb 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 08 Feb 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Une fuite dans les installations de la plateforme pétrochimique a provoqué l’apparition d’une nappe de brut à quelques dizaines de mètres des plages de Skikda. Alors que les autorités déclarent que l’incident est clos, les pêcheurs affirment que la fuite continue et que la marée noire s’aggrave. 
	Depuis la plage du Titanic, on aperçoit une grande nappe noire. A une cinquantaine de mètres de la côte, elle s’étend sur plus d’un kilomètre. Bien plus loin, au large, deux taches rouges, les stations de pompages des sea-lines de la plateforme pétrochimique de la ville. C’est de là que provient le pétrole qui pollue la baie de Skikda. A l’origine, ces plateformes rouges, servaient aux bateaux bien trop grands pour s’approcher de la côte. Ils pouvaient ainsi pomper le pétrole via de gros tubes, que l’on appelle sea-line. Mais depuis plus d’un an, les sea-lines ne sont plus utilisés.

	Selon les associations, les intempéries ont secoué les installations, une fissure a fini par apparaître et le pétrole se serait écoulé dans la mer, provoquant une marée noire. Car malgré l’arrêt de l’exploitation, le pétrole présent dans les sea-lines n’a pas été pompé. Dans le port de pêche de Stora, c’est le désespoir. «La nappe est très grande, elle fait environ 150 mètres de large», indique le patron d’un sardinier. Emmitouflé dans un anorak bleu marine, bonnet vissé sur la tête, un marin est exaspéré : «On ne peut rien pêcher. Avec ce pétrole, nos sondeurs ne peuvent pas repérer les bancs de poissons. Et même si on lançait les filets, tout ce que je pourrais remonter sera imbibé de brut».

	L’agacement est général. Un sardinier vient de rentrer. Sur le pont, pas de poisson, mais un énorme bidon de 20 litres, remplit d’un liquide noir. Les marins se sont regroupés. «Ça continue de fuir. Quand on est à côté, il y a une forte odeur, c’est difficile de respirer !» Ils ont rapporté un peu de pétrole dans une bouteille en plastique pour la montrer, le lendemain, aux fonctionnaires du ministère, qu’ils doivent rencontrer. Un marin sort son téléphone portable. Il fouille à travers le journal des appels et montre au groupe qu’il a appelé la capitainerie et les autorités compétentes dès qu’il a aperçu la nappe. Rien n’a été fait. En une semaine, la nappe s’est étendue. En face du port, de l’autre côté de la baie, une immense cheminée laisse s’échapper des flammes. La fumée noire se voit à plusieurs dizaines de kilomètres.

	Colère

	C’est la plateforme pétrochimique de Skikda, l’objet de la colère des marins. «Depuis l’installation de la plateforme, nous devons respecter de plus en plus de règles pour pêcher. Mais eux, ne respectent rien !», s’emporte un sardinier. Hocine Bellout, président du Comité national des marins pêcheurs, est en colère. «En 2007, un navire iranien a endommagé un sea-line, et 500 m3 de pétrole se sont déjà déversés sur la même côte. C’est la 7e fois que cela arrive. La direction parle d’accident technique, mais ça a trop duré !» En 2008, une fuite se produit lors du chargement d’un tanker, navire transportant le pétrole, chypriote. Des centaines de litres sont déversés dans la mer. Ces accidents à répétition ont un impact sur la pêche. Selon les associations, les bateaux ramènent moitié moins de poisson.

	«Le brut tue le poisson, la faune et la flore. Il n’y a plus d’oursins, plus de moules sur cette côte. Sonatrach est en train de polluer les côtés algériennes. On est face à une catastrophe écologiste et personne ne lève le petit doigt !», s’emporte Hocine Bellout. Les responsables de STH, l’entreprise qui gère la plateforme, affirment avoir réagi en propageant du dispersant. Une autre technique qui consiste à utiliser des sortes de buvard absorbant le pétrole. «Les buvards utilisés sont périmés. Du coup, ils coulent et restent au fonds de la mer. La pollution n’est plus visible mais elle est bien là», raconte Hocine Bellout. Mais les risques sur la santé sont encore plus grands. «Dans quelques années, les cancers se multiplieront», assène un militant écologiste d’Alger.

	En cause, toujours cette plateforme, que la population ne peut ni approcher, ni prendre en photo et dont les responsables restent en poste, malgré les incidents. «Que peut-on faire ? Rien. Absolument rien. Nous sommes condamnés à nous baigner dans une mer polluée, à manger du poisson toxique et à respirer de l’air impropre», soupire un habitant.
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	Les sardiniers rentrent bredouilles au port de Stora, la marée noire les empêche de pêcher. Au loin, la cheminée de la plateforme.
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           <link>http://www.elwatan.com/hebdo/environnement/une-nouvelle-maree-noire-pollue-les-cotes-de-skikda-08-02-2013-202508_158.php</link>
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           <title>La sensibilisation s’effectue en milieu scolaire</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Environnement</category>
           <pubDate>Sun, 03 Feb 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 03 Feb 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Les élèves veulent tous faire du théâtre. Certains ont même pleuré pour n’avoir pas été sélectionnés afin de jouer dans la pièce programmée à l’occasion de la Journée des zones humides», a déclaré hier Sahlia Salama, directrice de l’école primaire Khelloufi El Djillali de Zéralda. 
	
	Cette école, qui a abrité officiellement la cérémonie de célébration de cette journée, a connu un mouvement inhabituel. Pour la plupart issus de la classe défavorisée, les 175 élèves de cette petite école se sont montrés également amis de la nature en animant un club vert depuis 3 ans. D’autres écoliers sont venus d’autres localités d’Alger, Blida, Boumerdès, Tipasa et Médéa. Une riche exposition a été organisée par des établissements publics ayant trait à la protection de l’environnement. Mais cette exposition destinée aux écoliers n’a pas pris en considération leur niveau d’études.

	Hormis le Conservatoire national des formations à l’environnement (CNFE) qui a adapté des brochures mises à la disposition des enfants, les autres organismes ayant pris part à l’exposition n’ont pas fait d’efforts pour élaborer des dépliants et affiches en fonction du niveau et de l’âge des élèves. Les brochures du CNFE semblent mieux adaptées, en choisissant la langue arabe dans sa forme la plus simple ainsi que des illustrations et des images. Ces activités au niveau de l’établissement ont été accompagnées par une randonnée, dans l’après-midi, au niveau de l’embouchure de l’oued Mazafran. Il a été prévu la plantation d’arbres pour la fixation des dunes littorales. Cependant, certains participants déplorent la mauvaise organisation de cette célébration.

	Si, du point de vue pédagogique, l’école est l’endroit propice pour la sensibilisation, dans la pratique, cet établissement était trop petit pour abriter un événement d’une telle envergure. Il reste qu’une activité telle que la protection de l’environnement pourrait redonner à l’école sa vocation d’antan, au moment où le secteur s’apprête à une large consultation sur le système éducatif. L’enthousiasme des élèves pour le théâtre et la musique annonce déjà les aspects que les professionnels du secteur doivent prendre en charge dans les prochaines assises sur l’éducation. Ce sont en tout cas des revendications qui ne sont pas formulées par les syndicats et encore moins par les parents d’élèves. ]]></description>
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           <title>Fêter la journée mondiale des zone humides au Jardin d'Essai</title>
           <author>Slim Sadki </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Environnement</category>
           <pubDate>Fri, 01 Feb 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 01 Feb 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Où fêter la journée mondiale des zones humides ? 
	Simplement en se rendant, dés demain, au jardin botanique du Hamma. A cette occasion, le Jardin accueillera, demain à 10 h à la salle d’exposition entrée sud du jardin, des expositions et des activités éducatives réservées aux enfants, ainsi que des ateliers de connaissances sur les plantes et les animaux existant dans le Jardin. Aussi, le Ministère de l’environnement organise pour l’occasion une randonnée pédagogique à l’embouchure de l’oued Mazafran retenu parmi les y compris elle des zones humides qui vont bénéficier d’un plan de gestion.
	Chaque année un thème pour la journée mondiale est proposé par le bureau de la convention de Ramsar.

	Pour 2013 c’est «les zones humides et la gestion de l’eau». Il va comme un gant aux 1500 zones humides algériennes dont il est établi que la principale menace provient de la rétention en amont ou du détournement de leurs eaux lorsqu’elles ne sont pas devenues le réceptacle des eaux usées et des déchets de toutes natures. Celles d’El Tarf qui constituent la plus grande zone humide d’Afrique du Nord risque de s’assécher totalement avec la construction sur 30 km de 6 grands barrages sur les affluents des oueds qui les alimentent en eau. 50 sites algériens sont aujourd’hui inscrits sur la liste d’importance internationale de Ramsar. Ils totalisent près de 3 millions d’hectares, plus que tout le domaine forestier algérien. Contrairement à l’idée répandue, les zones humides algériennes ne bénéficient d’aucune protection.

	Même les sites classés Ramsar ne le sont pas alors que l’Etat qui les a proposés au classement est engagé à prendre des mesures dans ce sens. En Algérie, où l’on compte des zones humides reconnues exceptionnelles, on va célébrer la Journée mondiale des zones humides un peu partout. Dans les Conservation des forêts et les Parcs nationaux, les directions de l’Environnement et quelques associations qui comptent sur le bout des doigts. Le Ministre de l’Agriculture, qui a la charge du secteur forestier dans lequel sont insérées la conservation de la nature et les zones humides, se rendra à Tlemcen où une exposition est organisée en marge du 1° Colloque des forestiers algériens.

	A Msila, l’Université organise elle, le 1° colloque sur les zones humides pour passer en revue les travaux universitaires réalisés ces dernières années sur ces milieux qui souffrent cruellement de l’insuffisance de données indispensables à des actions de conservation. Le Ministère de l’environnement, qui lui a la charge de la biodiversité y compris elle des zones humides, à inviter ses directions et ses agences à organiser des actions de sensibilisation sur les zones humides.
	  ]]></description>
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        <item>
           <title>«Le barrage de Beni Haroun est hautement pollué»</title>
           <author>Mahmoud Boumelih </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/hebdo/environnement/le-barrage-de-beni-haroun-est-hautement-pollue-14-01-2013-199428_158.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Environnement</category>
           <pubDate>Mon, 14 Jan 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 14 Jan 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le plus grand complexe hydraulique du pays, alimentant en eau potable, en plus de Mila, cinq autres wilayas, est-il en train de péricliter ? 
	Des spécialistes tirent la sonnette d’alarme sur les dégâts causés par la pollution et l’envasement qui menacent sérieusement la viabilité de l’ouvrage. Analysé sous le prisme de la version dithyrambique officielle, ce mégaprojet, qui a valu à l’Etat un budget astronomique, est perçu comme une fierté locale, voire nationale. L’on ne cesse de s’étendre sur ses projections futuristes dites prometteuses comme l’approvisionnement en eau potable des ménages H24 dans un futur proche, la relance de l’agriculture à travers l’irrigation du périmètre de Téleghma d’une superficie de 8000 ha, l’essor touristique et, «cerise sur le gâteau», la réalisation future, sur l’immense plan d’eau du barrage Beni Haroun, d’une plage artificielle.

	Si tout semble baigner dans l’huile, rares sont les responsables des secteurs publics en charge de la gestion, l’exploitation et la maintenance de ce complexe hydraulique à lever le voile sur les carences et dysfonctionnements qui l’affectent. Nour Beni Haroun de protection de l’environnement, cette petite association de l’Algérie profonde, a mis les pieds dans le plat pour dénoncer la lente agonie de ce géant aux pieds d’argile. Selon l’association, la donne a été faussée dès le départ. C’est-à-dire durant la période précédant la mise en eau du barrage, fin 2004. Période durant laquelle ont été lancées des opérations d’envergure d’abattage d’arbres, d’extraction de la flore et de nettoyage de toute l’étendue du lac. «Si la première phase s’est très bien passée avec l’arrachage de quelque 9000 oliviers du côté de Sidi Merouane, les actions de ‘‘démaquisage’’ et d’incinération des végétaux au titre des étapes 2 et 3 du projet ont été bâclées car expédiées à la hâte et réalisées en violation des dispositions contenues dans les cahiers de charges», affirme Hacène Boukazoula, président de cette association.

	Et d’enchaîner : «Du point de vue de la réglementation, le programme de désouchage et de déblaiement de la cuvette du barrage devaient être ponctués par l’enlèvement systématique des souches et des branchages hors bassin et leur incinération. Mais rien de tout cela n’a été fait. Plus grave encore, des vergers entiers ont été immergés dans les régions de Kikaya et Beinen, provoquant le pourrissement des racines avec tout ce que cela induit comme prolifération de bactéries. Des centaines d’arbres ont connu le même sort. Et pour voiler aux regards indiscrets le nombre incalculable de souches enfouies du côté de la digue, on a procédé à la fermeture des vannes pour accélérer le processus de remplissage.»

	
	Pollution et envasement, des dangers banalisés

	
	M. Boukazoula dit encore : «Le bassin de Beni Haroun est devenu, bêtise et insouciance humaine conjuguées, un véritable réceptacle d’impuretés et de rejets en tous genres. Le pourtour du barrage, dont la longueur de queue dépasse les 35 km, est, dans une très grande proportion, dénudé et loin d’être sécurisé en matière de reboisement. La preuve en est l’érosion et l’effritement effrénés des berges et l’accentuation du phénomène d’envasement.» Pour lui, il y a trois périmètres de sécurité autour du barrage. En plus des abords immédiats, censés être consolidés avec l’implantation massive d’espèces d’arbres adaptées à la nature physique des lieux, afin de prévenir les glissements de terrain en grande masse, il y a un périmètre très rapproché où aucune activité agricole n’est permise et un autre destiné aux cultures biologiques sans l’usage de produits chimiques. «Or, et c’est là que le bât blesse, on assiste (preuve à l’appui) à une concentration d’exploitation de cultures maraîchères à très fort usage d’engrais chimiques au niveau de la première zone de sécurité», martèle-t-il.

	Le déficit manifeste de reboisement des berges sur les terrains en forte pente entraîne une érosion impressionnante et des glissements de terrain en grande masse. L’exemple des localités de Bouksiba et Kikaya en est l’illustration édifiante. Des cadres de l’association sont catégoriques quant à la lente agonie de l’ouvrage. Se basant sur des prélèvements effectués, en 2006, sur différents oueds en crue et à des périodes diverses, les cadres de l’association Nour, après la mise en décantation desdits prélèvements, leur séchage et pesage, en ont déduit qu’un litre d’eau donne 2 grammes d’envasement, soit 2 kg au mètre cube et 1,63 t/ha/an. C’était du temps où le remplissage du barrage avoisinait les 400 millions de mètres cubes. Réagissant au grief relatif au déficit de reboisement, le conservateur des forêts, Ahmed Yahiaoui, balaye l’argument d’un revers de main : «Des études concernant les actions prioritaires ciblées à entreprendre en matière de fixation des berges sont achevées.

	C’est la nature juridique du pourtour du lac et l’opposition des riverains qui posent problème. La véritable contrainte que nous rencontrons, ce n’est pas tant l’inscription d’opérations de reboisement et de repeuplement. Nous avons pu relancer des programmes de mise en place d’un couvert végétal permanent, qui étaient à l’arrêt depuis 2006. Mais, à chaque fois, on est bloqué par les agriculteurs de la région, comme à Hamala et Chigara.» L’un de ses proches collaborateurs considère que «les techniques culturales adoptées par les agriculteurs dans les zones limitrophes du barrage sont inappropriées», que «les pratiques agricoles sur terrains pentus encouragent l’érosion» et qu’«a fortiori, à la faveur des précipitations, le ruissellement des eaux pluviales favorise la naissance de talwegs et de ruisseaux qui, à leur tour, charrient et déposent dans la cuvette du barrage boue et déchets».  

	 
	Huileries et stations de lavage-graissage mises en cause

	
	Nos interlocuteurs sont formels : «Si les eaux usées de Grarem, Mila et Sidi Merouane sont traitées au niveau de la station d’épuration (STEP) sise dans la dernière localité citée, celles des agglomérations de Anouche Ali et Sibari ne sont pas épurées. En outre, sur une dizaine d’huileries dénombrées, seuls les rejets liquides des unités de Grarem, Mila et Sidi Merouane passent par la STEP. Les liquides résiduels, appelés dans le jargon technique ‘‘margine’’ émanant d’autres unités similaires, déversés dans la nature, sont aussi polluants que dangereux dès lors qu’ils sont directement charriés via les cours d’eau dans le lac du barrage». Cette matière toxique, indique-t-on, dissout des métaux lourds hautement cancérigènes. Il en est de même du danger de la lixiviation (lessivage). C’est une espèce de jus secrété par les décharges non contrôlées se trouvant en amont du lac. Extrêmement nocive, cette matière suit, à la faveur du ruissellement des eaux pluviales, son cheminement naturel et se dépose dans le barrage.

	«Pis encore, poursuivent nos interlocuteurs, l’entreposage de monticules d’ordures et de carcasses d’ovins dans les cours d’eau (nous avons des preuves formelles), le rejet de lubrifiants et d’huiles de vidange générés par l’exploitation de stations de lavage et graissage (les exemples des stations de Grarem, Rouached, Ferdjioua et Oued Endja est saisissant à cet égard), le déversement d’eaux usées dans les oueds et affluents, alimentant le lac du barrage, sont autant de sources de pollution, dont on semble minimiser l’impact destructeur.» Argument battu en brèche par la première responsable de l’environnement. Sur ce point, la directrice intérimaire, Mme Feriel Bencharif, est explicite : «Je confirme que s’il y a pollution et envasement du barrage, le mal ne provient nullement des huileries et des stations de lavage-graissage. Ces unités disposent d’autorisation réglementaire et sont dotées de bassins de décantation.»

	Requérant l’anonymat, une autre source très au fait du dossier étaye le jugement ci-dessus tout en levant le voile sur la problématique des cultures intensives aux abords du barrage. Grief qui recoupe la mise en garde de l’association Nour sur le non-respect des périmètres de sécurité. «Beni Haroun n’est pas industriellement pollué, c’est la prolifération illicite de champs de melons et de pastèques, cultures à fort usage de pesticides et d’engrais, dans les périmètres rapprochés du lac qui portent préjudice et nuisent à la faune aquatique. La preuve étant que des dizaines d’agriculteurs expropriés, en dépit de leur indemnisation, continuent d’exploiter, au vu et au su de tous, des terres reprises par l’ANBT, allant jusqu’à pomper illégalement l’eau du barrage pour les besoins de l’irrigation. Ont-ils des autorisations ? Si oui, qui en est l’initiateur», s’interroge notre source. Et de marteler : «Des milliers de poissons sont morts au début de l’été dernier à cause du déversement inconsidéré de pesticides dans le barrage. Des bancs de gros poissons décimés (carpes), flottant sur les rives du lac, ont été ‘‘soigneusement évacués’’ le lendemain même pour effacer toute trace de cette mascarade.» Pour rappel, dans l’une de nos éditions, nous avions interpellé le directeur de l’ANBT, Azeddine Lemanaâ, sur cette dérive. Mais, ce dernier n’a rien vu d’autre que «la mort d’une dizaine de poissons provenant des invendus rejetés dans le lac par les pêcheurs informels» (sic !).

	
	L’ANBT et l’ONA s’inscrivent en faux contre leurs pourfendeurs

	
	Le même responsable souligne que «tout barrage de par le monde est exposé au phénomène de l’envasement». Et de poursuivre : «Etant à la jonction du plus grand bassin hydrographique (il s’agit du n°10) qui s’étend jusqu’à la wilaya d’Oum El Bouaghi, cette importante retenue (le barrage) est à la merci de la pollution, qu’on le veuille ou non. L’important est de mettre en place certaines actions qui nous évitent un envasement considérable. A ce titre, je ne citerais que les 150 ha de reboisement en rive droite que l’ANBT a mis, cette année, à la disposition de la Conservation des forêts.» Notre interlocuteur indique aussi que par le biais de la mise en place, il y a deux ans, de brigades de surveillance et contrôle du plan d’eau, des infractions ont été relevées et leurs auteurs ont été confondus. De son côté, Menouar Kouachi, directeur de l’Office national d’assainissement (ONA) s’insurge : «La STEP de Sidi Merouane, réceptionnée en 2009, est très sophistiquée. Je confirme qu’elle n’est jamais tombée en panne.

	Dès qu’il y a un problème, nous actionnons le système de basculement pour assurer la continuité du traitement des eaux usées. L’installation mise en cause (la STEP) fonctionne normalement, au même titre que celle de Oued Athmania. Hormis l’incident de la rupture de la conduite en amiante-ciment de la station de relevage (SR) de Grarem, suite à un glissement de terrain, il n’y a pas eu de panne majeure.» Puis d’expliquer : «La wilaya est jusqu’ici dotée de 11 SR, 7 à Sidi Merouane et 4 à Oued Athmania. Avec la prochaine réalisation de deux autres STEP, l’une couvrant oued Endja, Zeghaïa et une partie de l’université, une autre au profit de Ferdjioua et Aïn Beïda Ahriche ainsi qu’un projet centralisé de création d’une structure analogue pour Rouached et Boughardayène, nous arriverons à un taux de 80% de traitement de l’ensemble des eaux usées.»
	
	
	  ]]></description>
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        <item>
           <title>L'homme qui veut sauver les Aiguades</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Environnement</category>
           <pubDate>Fri, 21 Dec 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 21 Dec 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La baie des Aiguades, petit arc de galets, dominé par la montagne de Gouraya et baigné dans la Méditerranée, attire depuis toujours des milliers de visiteurs. Pour sauver le site des dégradations, une association se mobilise. 
	Dynamique et alerte, Malek Djelouli éprouve une véritable passion pour ce petit coin de paradis. Le professeur de sport ne tarit pas d’anecdotes historiques autour de ce qu’il appelle «un musée écologique à ciel ouvert». «La pharmacie de l’époque médiévale», renchérit-il. De ses jeux d’enfants, à sa prime jeunesse, alors qu’il est membre des scouts musulmans, Malek Djelouli n’a jamais quitté la baie des Aiguades. En 2010, il devient président de l’Association pour la protection et la sauvegarde de la baie des Aiguades, créée deux ans plus tôt. «J’ai élargi le champ d’action de l’association en introduisant le sport et la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel», précise-t-il, en parcourant le petit chemin en contre-bas qui mène vers la petite baie à grandes enjambées. Le siège de l’association émerge petit à petit derrière les feuillages. «Voici la baie des Aiguades», s’exclame-t-il en balayant le paysage de la main droite, avec un regard où se mêlent fierté et admiration. Le temps est nuageux et une légère brise fait onduler son survêtement de sport sombre. La mer est bleue azur et la végétation dense.

	
	Constructions illicites

	
	Le prochain chantier de Malek Djelouli sera la création d’un musée de la marine. L’histoire de la région laisse deviner de véritables trésors engloutis. Des trésors qu’il ambitionne de révéler via une exploration marine de la région. Le projet est actuellement au stade de discussions, mais Malek Djelouli ne manque pas d’arguments. D’ici là, l’association concentre ses efforts sur la formation des jeunes dans le domaine de la sensibilisation et la préservation de la faune et de la flore. Campagnes de reboisement et de ramassage des déchets rythment l’année. Mais ce qui agace le plus le président de l’association, ce sont les constructions illicites qui pullulent dans la région. Selon lui, elles représentent un véritable danger du fait des activités qu’elles abritent et des déchets qu’elles génèrent. En effet, poubelles renversées et canettes de bière jetée à même les sources d’eau enlaidissent le paysage.

	
	Singes en danger

	
	Ses craintes sont nombreuses. Des risques d’érosion à l’affection de l’écosystème, jusqu’à la disparition de certaines espèces rares. Des craintes partagées par le Parc national de Gouraya (PNG), dont fait partie la baie des Aiguades. Créé en 1924, le parc a pour objectif la sauvegarde et la protection de ces 2080 ha. Rabeh Boutekrabt, conservateur divisionnaire des forêts, chef de secteur oriental du PNG, s’occupe d'une espèce en particulier : le berbère ou magot. Ces petits singes qui vivent exclusivement au nord de l’Afrique sont très faciles à approcher. Il suffit de pénétrer dans le parc pour distinguer ces petits êtres agiles et espiègles. Les plus téméraires n’hésitent pas à s'approcher des visiteurs qui se réjouissent de les nourrir. Un comportement que redoute Rabeh Boutekrabt, vu les graves conséquences qu’il entraîne. «Nourrir les singes magots les rend obèses et fainéants.

	Il ont du mal à se déplacer entre les branches, et lorsque l’hiver arrive et que les visiteurs se font rares, ils ont des difficultés à se nourrir», explique le conservateur divisionnaire. D’autant que la nourriture offerte n’est pas toujours idéale pour le singe. «Quatorze cas de mort par intoxication ont été enregistrés cette année», précise-t-il. Le suivi de 160 individus répartis sur quatre groupes a permis au PNG de recueillir de précieuses données sur leurs conditions de vie. Le nombre des singes magots dans la région est évalué à 360-400 individus. Hélas, plusieurs disparitions sont enregistrées. Enlevés, ces singes sont souvent utilisés à des fins commerciales. Lorsque la nature reprend le dessus et que leur instinct animal se révèle, ils sont souvent relâchés dans la nature. Rejetés par leurs semblables, leurs jours sont comptés. C’est pourquoi, la loi punit d’un an de prison ferme l’enlèvement des singes magots. ]]></description>
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           <link>http://www.elwatan.com/hebdo/environnement/l-homme-qui-veut-sauver-les-aiguades-21-12-2012-196629_158.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Lorsque l'homme s'installe, l'animal s'en va</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/hebdo/environnement/lorsque-l-homme-s-installe-l-animal-s-en-va-21-12-2012-196630_158.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Environnement</category>
           <pubDate>Fri, 21 Dec 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 21 Dec 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	- Que représente le Parc naturel de Gouraya ?
	 

	Créé en 1924 à des fins touristiques, il constitue le plus petit parc national de l’Algérie avec 2080 ha. Le parc a été classé réserve de biosphère par le programme MAB de l’Unesco en 2004. On classe un parc dans le programme MAB quand il y a une population d’hommes qui vit à l’intérieur du parc. L’idée est de subvenir aux besoins de cette population tout en protégeant la nature. Il faut faire en sorte que ces populations soient elles-mêmes les protecteurs de ce parc. C’est-à-dire l’utilisation rationnelle des ressources.

	 

	- Qu’en est-il concrètement ?
	 

	C’est une bataille. Protéger la nature n’est pas facile, c’est du militantisme. Les gens voient le parc comme un frein au développement, puisque beaucoup d’actions leur sont interdites. Le parc est là pour aider la population à subvenir à leurs besoins, du point de vue plantation, mise en valeur, etc. Beaucoup de personnes connaissent le parc et respectent, mais beaucoup reste faire.

	 

	- Quelles sont les actions humaines les plus dangereuses pour le parc ?
	 

	Quatre actions sont particulièrement dangereuses : les incendies, dont la cause principale est la décharge publique de Boulimat, à 11 km. Comme celui de 1999, de 2004 ou 2006. Le deuxième fléau : les ordures. Tous ceux qui visitent le parc y laissent des ordures, en plus des déchets occasionnés par les consommateurs de boissons alcoolisées. Nous avons engagé, en 2004, la pose de 200 poubelles. Depuis une semaine, nous avons engagé une entreprise pour prélever les ordures, avec la pose de 75 poubelles. Les constructions illicites sont un autre fléau à combattre. On a enregistré 34 cabanons. Ils existaient avant la création du parc. Il y a eu un recensement, des actions en justice, des amendes. Une commission a été installée par le président de l’APC. Enfin, les carrières d’agrégat, au nombre de trois, qui existent dans la région, alors que la loi des mines l’interdit : les bruits des détonations et passages des camions font  fuir les animaux. Bien sûr, il y a aussi la sur-fréquentation. Lorsque l’homme s’installe, l’animal s’en va. ]]></description>
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           <title>Les espèces en danger</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Environnement</category>
           <pubDate>Fri, 21 Dec 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 21 Dec 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	- L’aigle botté : Hieraaetus pennatus est une espèce d’oiseau appartenant à la famille des Accipitridae. Il est pâle ou sombre. La forme sombre est la plus répandue. L’aigle botté peuple les forêts de feuillus.

	
	- Le genette : Elle ressemble beaucoup au chat, mais sa silhouette est plus fine. Elle vit dans des paysages boisés, secs et rocheux et proches de l’eau. Solitaire et sédentaire, elle se nourrit d’oiseaux et de petits mammifères.

	
	- Le macaque berbère ou magot : Le Macaca sylvanus est le seul macaque vivant sur le continent africain à l’état sauvage dans les forêts du Maroc et d’Algérie. Il vit en groupe de 12 à 59 individus et se nourrit de glands, d’écorces, de champignons et de petites proies animales, dont des insectes.

	
	- Le chacal doré : Le Canis aureus est une espèce de canidés qui se rencontre dans le nord et l’est de l’Afrique. C’est un charognard léger, agile et opportuniste. Le chacal allie la rapidité du chien de chasse à la ruse du renard. ]]></description>
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           <title>Un poisson nommé «Obama»</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Environnement</category>
           <pubDate>Sat, 08 Dec 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 08 Dec 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	L‘Etheostoma Obama, est un petit poisson des rivières du Tennessee et de l’Alabama. 
	Il s’appelle «Obama» et vit caché sous les rochers des rivières du Tennessee et de l’Alabama. Etheostoma Obama est un petit poisson orange et bleu de 5 cm de long, à la queue tachetée et aux nageoires rayées. Des scientifiques viennent de le baptiser du nom du président des Etats-Unis, non pas en vertu d’une quelconque ressemblance physique, mais en hommage à son travail en faveur «de l’énergie propre et de la protection de l’environnement».

	Etudiant de petits «darter fish», minuscules membres de la famille des perches, les chercheurs, Steve Layman, de Geosyntec Consultants, et Rick Mayden, du département de biologie de l’université de Saint Louis, ont découvert que la variété de formes et de couleurs de ces poissons vifs comme des flèches justifiait de les décrire comme des espèces séparées. Ce qui fut fait le 29 novembre dans le Bulletin of the Alabama Museum of Natural History. Cinq espèces au total sont ainsi baptisées par les scientifiques, toutes de noms de présidents et vice-présidents américains, la plupart démocrates. Voici donc devenus cousins, dans les cours d’eau américains, Barack Obama, Theodore Roosevelt (le seul républicain de la bande), Jimmy Carter, Bill Clinton et Al Gore.

	Ils sont tous orange, bleu, tachetés, rayés, mais distingués les uns des autres par de subtiles variations parfois invisibles aux yeux du commun des mortels. Toute allégorie du monde politique serait indépendante de la volonté des chercheurs.  Les observateurs américains n’ont pas manqué de remarquer que le nord de l’Alabama et l’est du Tennessee, terrain de jeux favori de ces poissons présidentiels, n’étaient pas des terres très favorables aux démocrates. Pour autant, aucun de ces poissons n’appartient à une espèce menacée. ]]></description>
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           <title>Le Monde arabe sera le plus touché</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Environnement</category>
           <pubDate>Thu, 06 Dec 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 06 Dec 2012 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La nouvelle n’a rien de réjouissant ! 
	Au contraire. La Banque mondiale vient de donner un avertissement aux pays du Proche-Orient et d’Afrique du Nord en les informant qu’«ils seront particulièrement touchés par le réchauffement climatique, ayant des répercussions dévastatrices de l’agriculture au tourisme». La BM se base, dans sa mise en garde, sur l’évolution actuelle des températures moyennes qui restent les plus élevées dans les pays arabes. Ainsi, les températures devraient augmenter de 3 à 6°C d’ici 2050, selon un rapport publié en marge de la 18e Conférence de l’ONU sur la lutte contre le changement climatique à Doha. «Le climat des pays arabes va connaître des extrêmes de température sans précédent», selon le rapport.

	Les pluies dans la région, qui dispose des plus basses quantités au monde d’eau douce, devraient être de plus en plus aléatoires et les crues éclair plus fréquentes. «L’eau sera moins disponible et avec la croissance de la population, cette région déjà pauvre en eau pourrait ne pas avoir les ressources suffisantes pour irriguer les récoltes, soutenir l’industrie, et fournir l’eau potable», a révélé la Banque mondiale. Le changement climatique a affecté ou affectera la plupart des 340 millions habitants du Monde arabe, mais les 100 millions les plus pauvres seront les plus durement touchés.

	Un accord est attendu à Doha sur la prolongation de Kyoto, seul outil légalement contraignant engageant les pays industrialisés, à l’exception notable des Etats-Unis qui ne l’ont pas ratifié, à réduire leurs gaz à effet de serre (GES). De nombreux pays du Sud insistent pour que «Kyoto 2» ne dure que cinq ans, afin de ne pas figer trop longtemps des ambitions de réduction de GES jugées trop faibles. La communauté internationale a prévu de se doter en 2015 d’un accord impliquant tous les pays pollueurs dont la Chine et les Etats-Unis, pour une entrée en vigueur en 2020. ]]></description>
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