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Dr Emir Berkane. Porte-parole du réseau Probiom

Le vide juridique et l’absence d’ancrage bloquent notre activité

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le 23.12.16 | 10h00 Réagissez


- Quels sont les obstacles rencontrés à l’immersion d’un récif artificiel ? En quoi consiste le parcours des autorisations exigées ?

La principale problématique de la question de l’immersion de récifs artificiels est le vide juridique et l’absence d’ancrage. Cela fait deux années que nous attendons un semblant de texte, qui ne vient pas. Probiom a été à l’initiative d’un projet d’immersion expérimentale sur cinq wilayas côtières (Annaba, Skikda, Béjaïa, Alger, et Mostaganem).

Seule l’expérience pilote de Annaba a pu obtenir «des autorisations» d’immersion parce que le projet (depuis 2012 !) est porté par l’association Hippone-Sub. A l’époque, c’était de la science-fiction pour les responsables. Il a fallu attendre 2015 et le financement par le Fonds mondial pour l’environnement et le PNUD (Programme FEM/SGP/PNUD) pour que les choses bougent. En 2016, c’est avec le soutien personnel de l’ancien ministre de la Pêche, Sid Ahmed Ferroukhi, que le projet, greffé à l’opération Ports Bleus, a pu se concrétiser.

- Les lenteurs doivent-elles être mises sur le compte du désintérêt des pouvoirs publics ou d’une opposition qui ne dit pas son nom ?

Ni l’un ni l’autre, la réussite de l’opération de Annaba est due à des personnes au ministère de l’Agriculture et de la Pêche et celui de l’Environnement ainsi que chez les gardes-côtes. Disons-le clairement, nous n’avons plus affaire, actuellement, aux bonnes personnes qui sont aux bons postes, du moins à la pêche et chez les garde-côtes.

- Votre projet est soutenu par un financement multilatéral, est-il très en retard ? Quelles sont les conséquences ?

Le retard a été rattrapé par Hippone-Sub au prix d’énormes efforts. Un documentaire racontera cette aventure. Il doit être présenté au public dans le courant du premier trimestre 2017. Les cinq récifs du projet ont été immergés et les deux premiers commencent à connaître une colonisation très importante. De l’avis du Pr Derbal, responsable scientifique du projet, c’est inattendu comme résultat.

- Quelle sera la suite pour les récifs en attente d’immersion ?

Le 30 novembre, à la DPRH d’Alger, lors d’une rencontre qui a réuni les ministères, organismes de recherche et associations, le coordinateur du Réseau a fait connaître la position de notre organisme. Si les choses n’avancent pas avant le 1er janvier 2017, nous ferons ce que nous appelons la «désobéissance écocitoyenne» en immergeant les récifs, sans attendre les autorisations.

 

Slim Sadki
 
 
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