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Accidents de la route

Plaidoirie pour le retour des «tribunaux spécialisés»

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le 27.03.18 | 12h00 Réagissez

 
	«Cinq actions pour diminuer de 50% le nombre de morts et de handicapés post-traumatiques» est le thème choisi hier au forum d’El Moudjahid par des membres de la société civile pour débattre de la problématique des accidents de la route.
«Cinq actions pour diminuer de 50% le nombre de morts et de...

Intervenant à ce titre, Me Fatima Benbraham a plaidé pour l’introduction des «tribunaux spécialisés» pour le traitement des affaires liées aux accidents de la route.

«Ce sont des juges spécialisés qui doivent étudier les dossiers des affaires des accidents de la route», a-t-elle proposé. Une idée que partage Dr Smaïl Boulbina, qui estime, pour sa part, que «c’est le juge qui doit statuer et pas les policiers ou les gendarmes» et qui demande de revoir les lois sur la définition des responsabilités dans le cas des accidents.

Et à ce titre, outre les facteurs humains et matériels, l’avocate n’omettra pas également de faire porter une grande responsabilité sur l’administration dans ce phénomène. Ainsi, émet-elle de graves griefs contre les mairies et les wilayas, pour certaines «négligences» sur certains aspects. «Est-ce que la commune joue son rôle ?», s’interroge-t-elle. «Pas du tout», tranche-t-elle, sèchement.

Elle cite à ce titre, «des avaloirs non débouchés, le désherbage sur les routes non effectué, les plaques de signalisation sales et non illuminées, des dos-d’âne sans signalisation», qui peuvent être les causes d’accidents de la route. Dans cette responsabilité administrative, Me Benbraham n’omettra pas également de tirer à l’endroit des wilayas des fléchettes. «Normalement, la construction des routes obéit à des règles. Mais, on est en train de donner les marchés à des gens qui n’ont jamais mis une pelle dans les mains», accuse-t-elle.

Cela dit, Me Benbraham a par ailleurs insisté sur la mise en application dans le cursus scolaire des dispositions relatives à l’éducation routière. «On devait les introduire, mais ce n’est pas le cas», a-t-elle regretté, soulignant aussi «le rôle des médias», notamment la télé, qui doit, à ses yeux , «choquer par des clichés négatifs», par des cas d’accidents, pour sensibiliser les conducteurs.

A noter que la loi 87-06 relative à l’éducation routière existe en Algérie, mais qu’elle n’est pas appliquée à ce jour par le ministère de l’Education nationale. «L’école a un rôle particulièrement important à jouer, en dispensant un enseignement sur la prévention des accidents et en organisant des séquences qui illustrent au plan pratique, les gestes, comportements et précautions de base de tout élève», estime de son côté Smaïl Boulbina.

Pour cet acteur de la société civile,  «la riposte au fléau des accidents de la circulation doit constituer un combat de tous les instants». Un combat qui, selon lui,  «sera engagé dans le cadre d’une stratégie nationale présentant le double caractère prioritaire et durable, en impliquant les institutions, la société civile et le mouvement associatif». Il préconise l’aggravation des sanctions pour changer les comportements et neutraliser les chauffards indisciplinés.

Smaïl Boulbina appelle enfin le gouvernement à «réajuster» l’arsenal juridique afin d’assurer les conditions d’une plus grande efficacité de la prévention et de la coercition quant au respect des règles de la circulation routière à l’encontre de ceux qui mettent en danger la vie d’autrui.
 

Rabah Beldjenna
 
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