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1er salon de la sous-traitance à Annaba

Pas moins de 50 grandes entreprises attendues

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le 20.09.17 | 12h00 Réagissez

 
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Au moins une cinquantaine d’entreprises, la plupart de gros calibre, basées un peu partout en Algérie, mais aussi en France et en Tunisie, sont attendues à cette grande manifestation économique, qui se tiendra du 23 au 25 septembre.

Ainsi, la Chambre de commerce et d’industrie CCI Seybouse et l’université Badji Mokhtar de Annaba, ses initiateurs, apportent une petite éclaircie au monde industriel qui contraste avec la sombre conjoncture ambiante de ces derniers temps. Au palais de la culture Mohamed Boudiaf, les préparatifs vont bon train pour accueillir des dizaines de stands où Sonelgaz, Naftal, Air Algérie, SNTF, Cital, ENMTP, Sider El Hadjar, Ferrovial, Fertial,

l’Entreprise portuaire de Annaba (EPA) et plusieurs PME intervenant dans divers secteurs de l’industrie et des services auront l’opportunité de découvrir, pour la première fois, les capacités locales et nationales dans le domaine de la sous-traitance. Un carrefour d’échanges de trois jours, où seront rassemblées des offres complètes de produits, d’équipements, de services et de solutions en matière de sous-traitance et de production industrielle. «Notre démarche vise à permettre aux entrepreneurs de se recentrer sur leur corps de métier et de faire appel à des intervenants qualifiés et compétents pour externaliser tout ou partie de domaines stratégiques.

L’externalisation présente de nombreux avantages pour les entreprises. La réduction des coûts et des délais de mise en œuvre, la meilleure flexibilité, la meilleure réactivité, la réduction des risques de défaillances techniques, ainsi que la valeur ajoutée due à l’apport d’experts ayant une connaissance pointue de leur secteur, sont autant de facteurs discriminants permettant à une entreprise de générer du chiffre d’affaires», explique Mabrouk Zane, responsable du département animation et coopération internationale à la CCI Seybouse.
 

Bannir la monodépendance

Ce Salon, insiste pour sa part Azeddine Djouadi, sera une tribune où se confronteront de nombreux fabricants, les donneurs d’ordres, aux compétences technologiques associées, les receveurs d’ordres, pour la génération, à partir de Annaba, d’une pépinière de la sous-traitance industrielle. En la matière, l’enjeu, pour lui, étant de bannir «la mono-dépendance d’une poignée de clients vu que les quelques PME algériennes intervenant dans ce domaine se distinguent par leur caractère extrêmement spécialisé et ultra-dépendant alors qu’elles sont en mesure de se diversifier tout en restant spécialisées.

Ces PME se doivent d’être plus offensives, d’aller vers les donneurs d’ordres et ne pas attendre que l’initiative vienne de ces derniers». Partant, renchérit Khaled Haddad, le DG de la même institution, la filière constitue ce gisement d’opportunités à explorer et à exploiter. Pour cela, recommande-t-il aux PME spécialisées, «il suffit de sauter le pas vers de nouvelles branches, les plus porteuses, à l’image de l’automobile, le ferroviaire ou encore le machinisme agricole, types d’industries déjà en place, et de s’améliorer sur le processus qualité, sans cela la contrainte de la certification à laquelle ces PME risquent de se heurter ne pourrait jamais être surmontée».

C’est justement des longues discussions autour de la sous-traitance automobile entre l’ambassadeur de Roumanie, en visite à Annaba au début de l’année, et ses hôtes de la CCI Seybouse, qu’avait émergé l’idée de la tenue d’un Salon national exclusivement dédié à la sous-traitance. D’autant que, tient à souligner M. Djouadi, le diplomate avait fait part de la volonté maintes fois exprimée par plusieurs PME de son pays de nouer des partenariats avec leurs homologues algériennes pour fournir localement le constructeur allemand Volkswagen ou ses voisins européens Renault et Peugeot.

Des constructeurs parmi tant d’autres dont les réseaux de sous-traitants localisés font gagner au voisin de l’Ouest, bon an mal an, quelque 500 millions d’euros, et ce, grâce aux commandes issues de plus de 160 usines de production, petites, moyennes et grandes tailles, qui totalisent un chiffre d’affaires allant de 4,5 à 5 milliards d’euros. Mieux encore, la marque au losange, Renault, envisage de porter, à moyen terme, de 40 % actuel à 65 % la part des fournisseurs localisés au Maroc.
Alors que chez nous, le même constructeur, à l’instar de ses collègues asiatiques ou autres, se contente, en l’absence d’un quelconque tissu local de sous-traitants, de «boulonner» ce qui se fabrique dans ses usines à l’étranger.

Ce Salon de Annaba sera-t-il un point de départ vers l’instauration d’une véritable culture de la sous-traitance auprès de nos opérateurs économiques ? Surtout lorsqu’on sait que le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, a personnellement instruit l’ensemble des groupes publics industriels, sous sa tutelle, d’y participer massivement et que les consulats généraux de France et de Tunisie à Annaba s’activent à mobiliser leurs troupes pour identifier les PME locales susceptibles d’intéresser les industriels ou sous-traitants de leurs pays respectifs.                                                                                                     
 

Naima Benouaret
 
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